8 - Rebellion

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POV Murphy

Voilà des jours que j'étais enchainé tantôt au pied de ce fichu trône, tantôt à celui du lit d'Ontari. Cette femme était complètement tarée, et je commençais à croire que j'allais le devenir aussi si je passais plus de temps en sa compagnie. Les seuls moments de répit que j'avais étaient quand elle dormait, sinon elle passait son temps à se jouer de moi et à faire en sorte que je ne sois jamais à l'aise. Ma dignité ne m'importait plus depuis longtemps, mais me faire piétiner ainsi devant tous ceux qui se rendaient dans la sale du trône était vraiment rabaissant, bordel. Elle ne rendait pas la vie plus facile à ce bon vieux Titus. Celui-ci semblait tenter de la conseiller, certes avec moins de dévouement que pour Lexa, mais c'était souvent comme s'il parlait à un mur. Ontari se voyait déjà toute puissante, et par conséquence n'en faisait qu'à sa tête. L'autre jour, les gardiens de la Flamme avaient ramené un jeune enfant au sang noir, et Ontari l'avait abattu sur la place publique. Je crois que même si personne n'avait osé rien dire, cela n'avait fait qu'agrandir le mécontentement des habitants de Polis. J'avais vite compris que les traditions étaient une chose importante chez les natifs, et qu'une soit-disant Commandante ne fasse que les transgresser ne plaisait guère. Un de ces jours, il y aurait peut être une rébellion, je n'en sais trop rien. La plupart des villageois semblaient être de véritables poules mouillées.

La porte de la salle s'ouvrit en grand, me faisant sursauter alors que je somnolais de moitié. Mon regard se porta d'abord sur Ontari, avant que je réalise réellement que le bruit venait de l'autre bout de la pièce. Putain... j'étais vraiment trop habitué à ce que ce soit cette tarée qui foute le bordel. À la place, une femme brune aux yeux bleus s'avança jusque devant le trône sans me jeter un seul regard, ce qui était tant mieux, et s'inclina légèrement devant Ontari avant de parler.

— La prise d'Arcadia fut un succès.

Le sourire d'Ontari s'agrandit alors qu'elle se levait pour bien se mettre en face de son interlocutrice.

— Et Wanheda ?

La brune hésita quelques instants avant de répondre. Je vis du coin de l'oeil Titus retenir son souffle. Je savais ce qui lui prenait, à celui là. Sa fille chérie devait être avec Clarke, j'en étais quasiment sûr.

— Elle ne s'y trouvait pas. Quant à Lexa et Roan, ils m'ont échappés... Je suis désolée Ontari, les recherches sont déjà lancées, nous allons les retrouver.

Le regard d'Ontari, qui s'était durcit à l'entente de toutes ces mauvaises nouvelles, se fit étonnamment plus doux. J'avais du mal à la suivre... c'était une mauvaise nouvelle pour elle, et d'habitude au moindre problème elle entrait dans une colère noire. Or, elle semblait calme. Bien trop calme pour que j'en sois rassuré. Elle vint poser la main avec douceur sur l'avant bras de l'autre femme.

— Ne t'en fais pas, Costia. Ces vermines ne pourront fuir éternellement. Nous aurons bientôt droit à nos vengeances.

Costia, donc, hocha simplement la tête. Il ne fallait pas être débile pour remarquer le comportement d'Ontari. Elle n'était pas une lumière, mais semblait au moins avoir retenu de la Reine Nia ses talents de manipulatrice. Et cette femme tombait totalement dans le panneau, c'était le pire... Il était tentant pour moi de tenter de lui faire remarquer, mais je m'étais pris assez de coups pour aujourd'hui.

Finalement, Costia baissa la tête en laissant échapper un soupir. Ontari adopta un air faussement inquiet.

— Qu'y a t-il ?

— Me revoir ne lui a rien fait, elle a préféré sauver cette... étrangère.

— Je te l'avais dit, Costia... Lexa t'a abandonné. Tout ce temps, elle n'a fait que se moquer de toi. Je pensais que tu connaissais bien cette histoire à présent...

Maybe someday...Où les histoires vivent. Découvrez maintenant