Je regardai autour de moi.
Personne.
Quelle fille stupide je faisais... Croire que je pouvais téléporter les autres... En plus dans une situation pareille ! Je ne pouvais plus me permettre de perdre autant de temps.
Je courrus autour de moi en espérant trouver une autre carte, il n'y avait rien. Les rues étaient sombre et seulement quelques bruits venaient troubler le silence.
Je me rappelais soudain du mini atlas dans ma poche.
Deux propositions me faisaient face : soit je retournais auprès de mes parents et les accompagnerais jusqu'au poste de police le plus proche, soit je pénétrais dans cette enceinte sinistre.
Dans la première proposition, je perdait un temps monstre, et rien ne me dit que si je reviens dans la maison de Straloski, mes amis seront encore vivants.
Et puis il y avait le carnet ! La preuve la plus importante ! Oui, y retourner était la meilleure solution, je ferai tout mon possible pour ne pas m'éterniser .
Je cherche la page correspondant à la ville de Toulouse et plonge mes yeux dedant. L'image de mon trottoir apparaît dans ma tête et je me sens transportée...
J'ouvris les yeux et la lumière aveuglante d'un réverbère m'accueilla. Je reconnus automatiquement les dalles du trottoir et je levais les yeux. Il manquait quelque chose. MES PARENTS !? OÙ ÉTAIENT MES PARENTS !?
Brusquement, je tombais à terre.
Non, non, ne t'inquiète pas, doucement, doucement...
Ils sont sûrement partis à ma recherche. Le carnet ! Mince de mince !!
Ce n'est pas grave il me rejoindront au commissariat.
Je respirais et rouvris le carnet resté dans ma main.
Pffuuuuiiit !
Je retrouvais l'imposante et non-acceuillante porte du poste.
Malgré toutes mes réticences, je pénétrai dans le commissariat sombre.
Les portes n'étaient pas verrouillées, et elle ne grincèrent pas.
Un long couloir se présenta à moi, sans accueil ni hall. Sombre.
J'empruntai l'escalier au bout du couloir et commença mon ascension, en essayant de trouver la lumière allumée.
En haut du couloir, un grande pièce s'offrait a moi, mais sans lumière allumée, je ne pouvais pas distinguer grand chose.
Un rai de lumière se faufilait de dessous une porte qui laissait échapper de la musique.
Quel genre de policier faisait ses gardes en écoutant de la musique?
En tremblant, je m'approchai et tendis mon point pour toquer.
Trois coups retentirent, mais la musique ne cessa pas.
Je tentait une deuxième fois. Rien.
Cette fois je tapai plus fort. Et un grognement retentit.
La poignée tourna et la porte s'ouvrit.
Une femme apparu dans l'ouverture.
Elle était très mince, le visage fin et creusé et plutôt joli si il n'avait pas été transformé en pot de peinture.
Sa tenu ne rimait pas du tout avec son apparence, un sweat trop grand lui tombait des épaules, un pantalon de sport lui couvrait les jambes et ses pieds étaient ornés de baskets à la mode déjà trouées.
Elle se tenait avachie et ses mains serraient une clope.
Je remarquai une minuscule étiquette accrochée sur son sweat qui laissait lire "Biana, salle des plaintes"
Enfin, elle écoutait du rap. Un rap de mauvaise qualité.
_C'est quoi cette gamine? Cracha-t-elle en me toisant.
Je ne pus formuler aucune réponse, j'étais trop impressionnée.
Biana arrêta la musique (si on peut appeler ça de la musique).
_Qu'est-ce que tu fait là, toi ? C'est un canular ?
_Je, euh, non... Non...
_Raaaa! Je déteste les jeunes qui me font un canular, murmura-t-elle. Je te préviens, c'est puni par la loi les canulars!
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Une Destination
ParanormalUn planisphère, une petite fille de sept ans. Si t'en veux plus, tu n'a qu'à lire !
