Heureusement que c'était la nuit, car je me matérialisai dans le salon d'une maison inconnue. Je ne connaissais pas le village donc je ne pouvais pas me visionner en endroit où précisément atterrir.
Le salon avait une décoration vieillotte, des fleur séchées reposaient sur le buffet abimé et un miroir était posé délicatement au sol.
Qui que se soit, je n'avais pas envi de demander à la personne qui habitait ici son aide.
Aucun son ne se laissaient entendre. J'en déduisit que la personne qui habitait ici dormais, ou n'était pas présente.
Je me dirigeai vers un couloir, ne sachant pas exactement où j'allais. Le couloir en question menait à un escalier, que je n'avais pas du tout envie de visiter en raison de sa noirceur.
Je retournais donc au salon pour ouvrir a seule porte que possédait la pièce.
La poignée était recouverte de poussière. Je passai un doigt dessus et il fut à son tour recouvert de poussière. Personne n'avait utilisé cette porte depuis une éternité. D'ailleurs cette dernière avait besoin d'un coup de peinture neuve car des écailles de vielle tapisserie étaient présentes sur le pas du battant.
Ma main tourna la poignée abimée et je dus forçait pour qu'un atroce grincement retentisse. Sûrement tout le voisinage fut alerté par ce terrible bruit.
Pour qu'un bruit pareille est émis d'une porte, c'est qu'elle n'a pas été utilisée depuis l'âge de pierre. D'ailleurs la poignée resta dans main, totalement décollée de l'épave qui venait de s'ouvrir.
Avant de m'aventurer dans l'entrebâillement, je posai la poignée sur le buffet qui lui aussi participa au concert insupportable de cette maison maudite, en couinant faiblement.
Sans lumière, j'étais très réticente à l'idée de m'introduire dernière la porte, car la noirceur qui s'en échappait me glaçait le sang. Prenant mon courage à deux mains, je me rassurais en me rappelant les paroles de Straloski.
En y réfléchissant, c'était peut-être une mauvaise manière de se rassurer.
Maintenant, en plus de ma peur de l'obscurité, j'avais une affreuse et lourde boule au ventre. Parfait.
Tremblotante, je m'engageai dans l'obscure passage.
Un courant d'air froid m'indiqua que c'était une sortie. Quel soulagement !
Je m'avançais un petit peu, en tâtonnant et au bout de quelques mètres la lune m'apparut.
J'avais bien perdu quinze minutes en me téléportant dans cette vielle maison pourrie.
-Fait chi** ! m'esclamai-je folle de rage.
La ruelle sur laquelle j'avais débouchée était typique des vieux villages, sûrement remplie de vieux, incapables de m'aider.
Le village était mignon, mais les lampadaires étaient allumés une fois sur deux, ce qui laissait la ruelle sombre.
Je me posait sur un banc. Je réfléchis à la situation. Était-ce vraiment une bonne solution que de demander de l'aide aux gens? Personne n'allait me croire, et ça reproduirai la même situation qu'au post de police. Il ne me croirai pas, me dirai qu'il faut rejoindre mes parents, et que je suis là juste pour les embêter.
Il faudrait que je trouve quelqu'un qui aurait connu un spécial, quelqu'un qui me comprendrai.
Et puis il faisait nuit. Les vieux dorment beaucoup, il faudrait que j'attende au moins huit heures du matin si je voulais en rencontrer dans la rue. Par estimation, je dirais qu'il est trois heures du matin.
Je réfléchis. Combien de temps je n'avais pas mangé ou dormis? Je ne m'en souvenais plus. Tout était flou dans ma tête.
Bizarrement, je n'étais pas fatiguée. C'était sûrement car a chaque fois que je fermais les yeux, je voyais Straloski Junior dans un bain rouge...
Je frissonnais. Cette image me hantera toute ma vie.
Soudain, j'eus une idée. Je pouvais me téléporter grâce à une carte ou un plan. Mais cette capacité n'était pas du tout utile dans des situations périlleuse ou un combat. D'ailleurs je ne savais pas me battre mais là n'est pas la question. Si je dessinais moi-même un plan de la maison de Straloski, je pourrais facilement me déplacer !
Le seul problème, c'est que je n'avais ni papier, ni crayon. Heureusement, j'avais toute la nuit pour m'en procurer.
Je sais que c'est plutôt mal, mais la seule solution était de rentrer une nouvelle fois par effraction dans la maison dans laquelle j'étais aterrie. De toute façon, je ne volerai rien, seulement une feuille. La personne qui habite là n'en mourra pas.
Je retournais donc sur mes pas pour retrouver la fameuse maison. La porte et la poignée étaient bien abîmées.
Je pénetrai dans un grincement sonore.
Je m'apprêtais à fermer derrière moi quand je me rappelais que j'avais arraché l'autre poignée.
Si je fermais la porte, je pourrais difficilement sortir. Je pris donc une petite boîte sur le buffet, et la mis entre la porte et l'encadrement.
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Une Destination
ParanormalUn planisphère, une petite fille de sept ans. Si t'en veux plus, tu n'a qu'à lire !
