Chapitre 5 la fin d'une époque

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Aisha.

Elle était une petite fille magnifique.

Fadel avait du mal à détacher ses yeux d'elle et la regardait sous tous les angles.

Il avait vu les formalités à accomplir avec la responsable de la pouponnière et avait fourni tout ce qu'elle lui demandait.

Elle allait tout préparer pour qu'il vienne chercher la petite dans 2 jours.

Cela a été rapide car il est de sa famille directe.

Il fera le nécessaire par la suite pour l'adopter officiellement et devenir son père.

Il ne pouvait en aller autrement.

Aisha était la seule vraie famille qui lui restait à part sa grand mère.

Ce délai de 2 jours lui laissait le temps de mettre celle ci au courant de la situation.

Cela allait être délicat mais il n'y avait pas 36000 manières de présenter les choses.

La question qu'il se posait maintenant en toute lucidité, c'était comment ses parents ont pu faire une chose pareille.

Nancy avait beau avoir commis une énorme erreur mais un enfant? on parle d'un enfant!

Comment ont- ils pu?

Le coeur de Fadel se serra et assis, seul au volant de sa voiture, il s'autorisa à pleurer une dernière fois tout ce qu'il ne pouvait exprimer à haute voix car personne ne pourrait  se mettre à sa place au point de comprendre ce qu'il ressentait à ce moment précis.

Après s'être repris, il se fit une promesse, celle de s'occuper de la petite Aisha comme si elle était sa propre fille.

Elle sera désormais sa raison de vivre.

Il l'aimait déjà tellement après l'avoir vue, qu'il avait eu du mal à se séparer d'elle et il lui tardait déjà d'être à après demain pour la serrer à nouveau dans ses bras.

Que connaissait- il aux enfants?

Rien! Mais il allait apprendre et trouver quelqu'un pour l'aider.

Oui, c'est ce qu'il allait faire.

Tout ira bien.

Il fera tout, pour que tout aille bien.

Pour le moment il devait parler à sa grand mère qu'il avait laissé à Dakar.

Celle ci était presque allitée depuis la tragédie mais il essaiera de trouver les mots justes pour que le choc soit moins ....moins quoi? Ce sera un choc, quoiqu'il dise.

Il se rendit à la maison familiale et prit le téléphone pour appeller chez lui.

Après avoir parlé à grand mère Daado qui poussa un cri, puis plus rien, il se demanda si le téléphone avait un dysfonctionnement avant de raccrocher et de rappeller.

C'est une Koumba, paniquée qui décrocha à la 3ème sonnerie.

- allô

- Koumba, repasse moi grand mère

- c'est avec toi qu'elle parlait? Grand mère, grand mère? Elle s'est évanouie ....

- quoi? Oh mon dieu....allô, allô!

J'entendais un raffut à l'autre bout de la ligne mais quelques instants plus tard, il y'eut du bruit sur le combiné

- elle revient à elle Fadel, mais qu'est ce qui s'est passé?

- donnez lui ses médicaments et laissez la se reposer, je la rappelle plus tard

- d'accord.

Plus tard, c'est elle qui a rappelé et elle a longuement pleuré au téléphone à l'entente de la nouvelle qui était de taille et attendait notre arrivée avec impatience.

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