Refaire mes lacets.
—February 23rd, 2016.
Jenesis : Laisse tomber.
Je soupire.
Moi : Ça fait 3 ans que je le cherche.
Jenesis : Et tu crois que tu vas le retrouver si facilement ?
Moi : Non mais... on peut avoir de l'espoir.
Jenesis : L'espoir, c'est un fils de pute, tu verras qu'il te donnera un coup de main puis il te lâchera en plein milieu de la situation.
Je soupire.
Moi : J'suis qu'une connasse, j'me déteste.
Jenesis : Mais non bébé.
Elle vient vers moi.
Jenesis : Tu sais très bien qu'il l'a cherché. Il t'a cherché et il t'a trouvé, c'était la meilleure façon de lui montrer que tu n'avais pas peur de lui.
Moi : J'étais amoureuse de lui Jenesis.
Jenesis :...
Moi : J'étais désespérément amoureuse de ce putain de mec, il me faisait tourner la tête. J'étais folle de lui. Et aujourd'hui, je repense à la dernière chose que je lui ai dit.
Elle soupire et elle me lève la tête.
Jenesis : Ne brise pas une deuxième fois ton coeur, ça ne te serviras à rien.
Elle essuie ma larme qui venait de couler.
Moi : Je donnerai tout pour le revoir, tout.
—
Moi : J'ai 16 ans.
Principal : Pour une jeune fille de 16 ans, vous avez un énorme potentiel et vous êtes une élève pertinente. Êtes-vous au courante que vous avez des chances d'étudier dans une grande université ?
Moi : J'en suis consciente oui.
Il me regarde furtivement.
Principal : S'il vous arrive d'intégrer un établissement de hautes études, êtes-vous prête à représenter le lycée Green Springs Hariann ? Il faut prouver que dans les quartiers défavorisés de cette grande ville, il y a des pépites comme vous.
Je souris.
Moi : Je le ferais, mais je passe en 1e l'année prochaine, j'ai encore le temps.
Principal : Je le sais, c'est jusque qu'il faut que je vous prévienne.
C'est là que j'ai compris.
Moi : Non monsieur, vous ne pouvez pas faire ça.
Principal : J'en suis obligé mademoiselle. -soupire- C'est le chef de service qui décide de tout ça.
Moi : Mais il peut pas ! Comment on va faire nous, les élèves ? Comment on va faire sans notre principal adjoint ?
Principal : Vous savez mademoiselle, tout ce que vous dites est vrai, j'aurai aimé resté ici pour vous aider, mais je dois partir. Je me fais vieux, j'ai presque 67 ans, et j'aurai dû prendre ma retraite dès mes 62 ans. Il y aura sûrement un principal adjoint plus jeune et plus frais que moi. Il sera en capacité de s'occuper de vous tous.
Moi : Qu'il soit frais ou pas frais, vieux ou pas vieux, je m'en fiche. Une personne n'a pas le même coeur qu'une autre. Je veux que ça soit vous qui finissiez ma scolarité.
Principal : Hariann, je ne peux p-
Moi : Mais si vous pouvez.
Principal : J'ai une tumeur au cerveau Hariann.
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