Chapitre 3 : 7 rue Calembe

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Auteures : EpsilonSnape & Pauu_Aya

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Chapitre 3

7 rue Calembe

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Le soleil était haut dans le ciel dans le quartier de Privet Drive. Le mois de juillet avait été particulièrement chaud et étouffant, et la couleur de l'herbe dans les jardins tenait plus du jaune de chrome que du vert gazon, malgré le fait que Vernon enfreignait les règles de restriction d'eau en arrosant la nuit. Le son de la cloche résonna dans les rues désertes, annonçant quinze heures et réveillant un chat. Ce dernier se releva soudainement, les oreilles aux aguets, avant de sauter élégamment du muret sur lequel il était. Il traversa la route et disparut dans un bosquet. En cet instant, Privet Drive semblait abandonné. Pourtant, si on s'approchait d'un peu plus près, on pouvait apercevoir une silhouette dans le jardin de la maison portant le numéro quatre.

Harry était allongé à l'ombre du seul arbre que Vernon avait laissé pousser sur ce petit terrain. Il lisait un vieux livre de défense contre les forces du mal dont il avait caché la couverture avec du papier kraft. Trente-deux jours s'étaient écoulés depuis que Sirius l'avait déposé chez son oncle et sa tante. Vernon et Pétunia n'avaient pas fait les fiers devant l'air imposant et majestueux que le sorcier s'était donné.

« Je vais revenir chercher Harry d'ici quelques semaines, » avait-il dit calmement. « Alors mettons les choses au clair tout de suite. Ce garçon est mon filleul, il est la dernière personne qu'il me reste dans ce monde, et si ça ne tenait qu'à moi il ne passerait pas un jour de plus chez vous. Mais les conditions étant ce qu'elles sont, Harry restera ici encore un peu. Durant ce temps, il pourra me contacter. Si j'apprends une seule chose qui me déplaît, s'il m'informe d'un seul traitement que je jugerai indigne, je reviendrai immédiatement, et je vous assure que vous ne voulez pas que je revienne pour ça. »

Petunia avait poussé un petit cri et Vernon s'était contenté de hocher lentement la tête avant de déglutir. Harry avait aussi vu Dudley, dans le salon, effectuer un pas en arrière et disparaître de sa vue. Depuis ce jour, Harry n'avait pas vraiment eu à se plaindre. En fait, il avait l'impression d'être de retour à la fin de sa troisième année, quand son oncle et sa tante avaient appris l'existence de son parrain : ils lui fichaient une paix royale.

Harry n'avait plus à faire la vaisselle, ni à préparer à manger. Plus aucune corvée dans le jardin ne l'attendait, et il avait même le droit de regarder la télé quand il le souhaitait. La cerise sur le gâteau était le regard apeuré de son cousin à chaque fois qu'il s'approchait de lui. Finalement, l'attente n'avait pas été si insupportable que ça.

Ca n'avait pas été facile pour autant. Seul, sans Hermione ni Sirius, sans personne pour lui parler, il avait eu tout le temps pour repenser à Ron et aux évènements tragiques du Ministère. La lettre qu'il avait reçue, peu de temps après son arrivée, avait été le coup de couteau dans sa plaie béante.

Fred et George lui avaient écrit.

Cher Harry,

Nous savons que nous avons été distants avec toi après le drame. Nous avons pensé que tu viendrais en vacances au Terrier, mais maman nous a dit que tu avais refusé la proposition de Sirius. Nous espérons que notre comportement n'en est pas la cause...

Si nous t'avons paru froid, ce n'est pas parce que nous t'en voulons. C'était la tristesse du moment. Nous espérons que tu le comprendras.

Sache que tu es toujours notre ami, notre actionnaire, et même notre frère. En aucun cas nous te tenons responsable du décès de Ron...

Par Merlin !Des histoires addictives. Découvrez maintenant