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Te baiser. Petite allumeuse. Petite chaudasse. Je pourrais te faire crier encore plus fort que lui. Ces mots raisonnent en boucle dans ma tête. Je ne m'attendais clairement pas à ce qu'Oscar me sorte autant de vulgarité en un paragraphe.

Je préférais largement quand il faisait des métaphores avec des arbres perdant leurs feuilles ou encore avec son cahier et son stylo trempé dans un encrier pour inscrire des mots sur une page blanche ... c'était moins cru. 

« En même temps ... avec une petite tenue comme cela ... comment veux-tu que je ne sois pas insensible à ces courbes ? Tu es parfaite physiquement Jade tu le sais ça ? » 

Mais il a bu pour être dans un état pareil ou quoi ? Jamais il ne s'est permis de me parler de la sorte même s'il a toujours eu des sous-entendus coquins en ma présence. Là, il parle explicitement en utilisant la vulgarité comme s'il cherchait à me choquer.

Ce n'est pas du tout le Oscar que je connais depuis maintenant quelques semaines.

« Si parfaite ... si belle ... si sexy ... comment est-ce que tu ne veux pas que je pense chaque jour qui passe à te retirer ces bouts de tissus qui te servent de vêtements ainsi que les miens pour que je puisse ... »

« Pour que tu puisses quoi hein ? Me baiser ? Parce que je suis une petite allumeuse et une petite chaudasse et que tu serais capable de me faire crier plus fort que mon copain ? » rétorquais-je froidement. 

Oscar détourne les yeux sur le côté, un peu gêné par les propos violents qu'il avait pourtant prononcé quelques minutes plus tôt. Je retire fermement mon bras de son emprise avant de croiser les bras autour de ma poitrine, énervée et choquée par de tels propos.

Je n'avais déjà pas beaucoup d'estime pour lui mais alors là, je n'ai plus aucune estime pour lui. 

« Tu me répugnes. » finis je par lâcher. « J'espère vraiment que tu vas finir par te casser d'ici parce qu'avoir un obsédé sexuel sous le même toit que toi commence à fortement me déranger. Penser à baiser la fille d'un de tes amis qui a vingt ans c'est que tu dois vraiment avoir un problème dans ton caleçon ... et pas que là à mon avis. »

« Tu ne connais rien de ma vie. Tu ne sais pas qui je suis vraiment. Tu n'as pas à me juger. » rétorque Oscar froidement.

« J'en connais suffisamment pour savoir que tu es un obsédé sexuel qui sort des conneries. » rétorquais-je à mon tour.

« Des conneries je peux encore t'en dire. Mais par laquelle commencer ? » fit il, retrouvant son caractère provocant.

« Oscar ... ne vas pas plus loin ... le nombre de conneries que tu as déjà sorties en l'espace de quelques minutes c'est déjà trop. Si tu ne veux pas que je te haïsse encore plus que je ne te déteste actuellement, ferme-la. Ça vaudra mieux pour toi. »

« Je sais où se trouve ta chambre. Je suis juste en face je te signale. Crois-moi, il vaudrait mieux pour toi que tu fermes la porte à clés cette nuit ... et les prochaines nuits ... »

« Des menaces maintenant ? Tu n'as décidément aucune limite. »

« A quoi ça sert de fixer des limites si ce n'est pas pour aller au-delà de celles-ci ? » 

Je soupire bruyamment, complètement exaspérée par son comportement. Il m'énerve. Il m'agace. Je le hais. Je le déteste. De tout mon corps. De toute mon âme. Chaque cellule de ma peau le hait. Je le déteste et le détesterais jusqu'à la fin de ma vie c'est une certitude.

Passion Secrète (Terminée)Des histoires addictives. Découvrez maintenant