3. Départ à la guerre ?

68 4 10
                                        

- J'ai une question plus importante, reprit le directeur du SHIELD.

- Si c'est plus important, pourquoi vous ne l'abordez que maintenant ? rétorqua la jeune fille

- Comment as tu pu te connecter à notre système sécurisé de communication ?

- Alors quelqu'un m'a entendu, murmura t-elle doucement.

- On aurait pas envoyé Sam pour rien, déclara Nick Furry.

- C'est méchant, remarqua Daug.

- Mais c'est vrai. Alors ?

- J'ai juste appelé à l'aide, en espérant pour que quelqu'un m'entende. Et quelqu'un m'a entendu. Alors tout espoir n'est pas perdu.

- Comment ça ?

- Je ne peux pas vous en dire plus, désolée. Pas la peine d'essayer, j'ai fait une promesse. Quand tout sera fini, je vous révèlerait tout, c'est promis. Mais pour le moment, il y a certaines choses que je ne peux pas dire.

- Mouais, fit Fury, peu convaincu. Sinon, où et comment as tu eu tes ailes ?

- J'peux pas répondre à la première question. On me les a données.

- Pourquoi ?

- Dembline ! Parce que.

- Parce que quoi ?

- Dembline ! Vous êtes têtu.

- Et toi tu es grossière, déclara la russe.

- Seulement à moitié, Dem n'est pas forcément vulgaire. Et remercie ma mère pour ça, répondit la brune avec un petit sourire espiègle.

- Ne change pas de sujet, intervient Fury.

- Pourquoi ? Ça marche bien pourtant.

- D'où viennent ces ailes ?

- Si vous voulez tout savoir, elles sont intégrées au costume, au niveau des omoplates. Il me suffit de rouler des épaules pour les faire sortir. C'est très pratique d'ailleurs.

- Ce n'était pas le sens de ma question.

- Alors reformulez la autrement ! répondit la jeune effrontée.

- D'où proviennent ces ailes, géographiquement ?

- D'un atelier.

- Mais encore ?

- Je ne suis pas autorisée à vous en révéler plus.

- Pourquoi ?

- Parce qu'on m'a dit de ne pas le faire, c'te question !

- Et qui est ce "on" ?

- Ça aussi, c'est confidentiel. Confidentiel du genre "top secret".

Le directeur Fury soupira. Cette gosse le faisait tourner en bourrique et elle commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs.

- Dit petite...

- Bline ! Chuis pas petite, je mesure un mètre soixante-dix. Que voulez vous savoir ?

- Tu es humaine ?

- Aux dernières nouvelles, oui. Pourquoi vous posez cette question ? On dirait que je ne le suis pas ?

- J'avoue que j'ai eu un doute.

- Au pire, pensez ce que vous voulez, je m'en fiche.

Il y alors quelques secondes de silence, que le drapeau sur patte à la carrure d'armoire à glace rompit en revenant du coin où il s'était isolé pour téléphoner.

- On a besoin de nous, une guerre se prépare.

- Déjà ?! Enfin, je veux dire... Je peux venir ? demanda l'adolescente.

- Je ne pense pas que ça soit une bonne idée et que tu réalise vraiment ce qu'est une guerre.

- On a pas besoin d'enfant dans nos pattes. ajouta Fury

- Point numéro un, commença t-elle en levant son index, sauf votre respect, "l'enfant" vous dit "merdasse" Captain.

Langage, je sais, compléta t-elle avant qu'il n'ai pu ouvrir la bouche.

Point numéro deux, poursuivit elle en levant ensuite son majeur, la guerre, ça me connais.

Enfin, pas vraiment mais un peu quand même.

Je suis née et j'ai grandis dans un monde compliqué et dangereux, où on m'a appris toute ma vie à me battre, dans l'optique qu'un jour, je puisse sauver ma vie, ma patrie, voire même le monde ou plus.

Sachez également qu'en l'espace d'un instant, j'ai vu mon monde, et même plus que ça, mon univers tout entier disparaître devant mes yeux, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour le sauver. J'ai vu mes amis disparaître devant mes yeux, se sacrifiant pour me sauver et me permettre de vivre.

Et, Dembline ! Je ne souhaite à personne de vivre ça, même les moins aimables de l'Univers.

En mémoire de mes parents, de ma famille et de mes amis et sur mon nom de code, je me dois de protéger les autres comme on me l'a appris.

Sachez que je n'ai plus rien à perdre, car j'ai déjà tout perdu. Je suis la dernière. La dernière de mon peuple.

Alors, si il faut faire la guerre pour sauver ce monde, la guerre je la ferait, y'a pas de soucis.

Alors ? Marché conclu ?

Un silence ponctua son discours.

Finalement le symbole de l'Amérique prit la parole.

- C'était un beau discours, mais tu n'as pas à vivre ça.

J'ai appelé le roi T'Challa et on peut passer chercher Bucky, conclut-il en se retournant, se dirigeant vers un jet posé un peu plus loin.

La brune fit alors une drôle de tête, une sorte de grimace, comme si elle essayait d'exprimer une expression sans y parvenir, mais tout le monde attribua ça au fait qu'on lui ai interdit de venir. Elle pâlit légèrement et son souffle se fit court. Elle essaya de ne rien en laisser paraître.

- Je vous en prie, laissez moi venir, supplia -t-elle. Je vous promet que je serais utile !

De toute façon, ajouta-t-elle, même si vous refusez, je vous suivrai quand même, donc autant accepter, non ?

Bon évidemment, si vous refusez et que je dois suivre le quinjet en mode furtif ça va être chaud et chiant... pardon, pénible, langage, je sais, mais pas infaisable.

- Tu serais vraiment prête à faire ça ? s'étonna Sam

- Oui. affirma t-elle, un peu plus pâle qu'avant. Sans hésiter une seule seconde.

- Mais tu tiendrais ?

- Il le faudra bien. Je ne peux pas me résoudre à abandonner. Pas maintenant.

- Pourquoi pas maintenant ?

- Parce que j'ai fait une prom-

Elle ne put finir sa phrase, s'écroulant au sol, la main crispée sur le coeur.

Fais moi signe !Des histoires addictives. Découvrez maintenant