- Vous vous connaissez ? demanda Arthur, étonné.
- Nous n'avons pas ce plaisir, répondit aimablement la dame âgée derrière le comptoir.
- Ça ne saurait tarder je pense, répliqua l'adolescente. Ana Barnes, se présenta-t-elle.
- Barnes ?
- Oui. Mais aucun lien avec un sergent du même nom, on m'a déjà demandé à la base.
- Vous travaillez à la base militaire ?
- Oui, je suis ingénieur.
- Ah bon ? Vous ? Vous êtes vraiment... commença-t-elle, d'un air de dire qu'elle la voyait plutôt technicienne de surface.
- Oui, la coupa Nastia. Au fait, votre pain est excellent, Arthur m'en a donné hier matin et ce matin.
- Oh. Merci. Moi je le vends juste, je ne le fais pas.
La dame sourit, avant de se présenter à son tour :
- Bonnie Hudson.
- Enchantée.
- Dis Maman, lança Arthur, on pourrait inviter Ana à dîner, qu'en penses-tu ?
- Oh je ne voudrais pas m'imposer ou déranger, vous savez, répondit poliment Ana qui ne rêvait que de ça.
Qui dirait non à un repas chaud?
- Mais non, ne vous inquiétez pas, ce serait avec plaisir, sourit finalement Bonnie.
Ana soupira intérieurement. Ouf.
Bonnie passa son service à une jeune femme rousse, puis sortie, suivit de Connie, d'Arthur et de Nastia. Ils montèrent en voiture.
Le trajet se déroula dans un silence tendu, alors Nastia laissa vagabonder ses idées, et comme souvent dans ces cas là, sa copine lui apparu. Asimov -cette enflure- avait lancé "Love me Tender".
Nastia sourit tristement, avant de fermer les yeux doucement. Une larme fleurit sur sa joue. Derrière ses paupières, elle vit Bathilde, rayonnante, souriante, assise face à elle dans un café. Un rayon de soleil perçait les nuages gris juste pour l'éclairer, comme si l'univers reconnaissait là son plus bel ange.
Bathilde riait à une blague de Nastia et celle-ci entendit distinctement son rire. Pourtant, elle le savait, quand elle réouvrirait les yeux, Bathilde aurait disparu. Pouf, comme ça. Envolée, son ange, loin d'elle.
« Pour toujours » disait les gens. Mais elle y croyait encore. Encore un peu. Elle ne pouvait pas abandonner son stupide rêve et s'y accrochait comme à une bouée de secours dans un océan de désespoir.
- Ana ? Est-ce que tout va bien ? demanda Arthur, inquiet, ignorant qu'il venait de briser quelque chose.
Il ne lui posa pas de main sur l'épaule, car il se souvenait encore de la dernière fois où il l'avait fait.
Nastia dû alors se résoudre à ouvrir les yeux sur le monde, loin de ses souvenirs.
- Oui, répondit-elle. C'est juste que... Je me souvenais d'une des personne qui compte le plus pour moi.
- Oh. Et, hum, c'est peut-être indiscret, mais... Ça s'est mal fini ?
Nastia retient une larme de couler. Suffit les pleurs !
- Oui, c'est indiscret. Cette personne est décédée récemment.
Récemment... Du moins, pour elle. Tout était relatif.
- Toutes mes condoléances.
C'était bête comme phrase. Mais c'était le premier à lui dire depuis... Depuis. Et ça lui fit chaud au coeur.
Elle sourit tristement.
- Merci, renifla-t-elle.
Elle se sentait nulle et faible, mais elle n'avait pas honte, car ses larmes prouvait qu'elle était humaine, ce qui était le plus important, selon elle.
Pour une fois, le silence fit du bien à la brune.
Ils finirent par arriver devant le maison où Nastia était allée la veille.
Après s'être garés, ils rentrèrent, puis mirent la table pendant que Bonnie cuisinait. Arthur expliqua qu'officiellement, son père était militaire et mort et que Connie était sa tante. Ils passèrent à table.
Connie finit par demander à Nastia d'où elle venait.
L'adolescente simplifia en racontant qu'elle était de Brooklyn, mais qu'elle ignorait qui étaient ses vrais parents car ils l'avaient abandonnée, et qu'elle avait ensuite été adoptée par un couple d'américains avec des origines russes. Elle expliqua également que sa mère adoptive était morte et que son père adoptif et sa soeur adoptive elle aussi étaient portés disparus, ce qui faisait qu'elle était seule désormais.
- Et bien quelle histoire ! nota Bonnie
- Digne d'un roman ! s'exclama Connie
- N'est-ce pas ?
- Ils étaient communistes ? demanda soudain Connie, dans le ton de la confidence.
- Non je ne crois pas. Mes parents avaient des origines russes mais ils étaient américains. Comme l'était ma soeur.
- Et ta soeur, elle était blanche ?
- ...Oui. Mais elle aussi, elle a été adoptée.
- C'est compliqué.
- Oui. Et encore, j'ai simplifié. Vous n'allez pas me dénoncer parce que mes parents avaient des origines russes ?
- Non, répondit Connie. Si nous faisions ça, ils risquerait de découvrir que tu es appartient au Cercle de Couture, comme nous, et nous aurions toutes des ennuis.
- Vous avez deviné ?
- On se reconnaît entre nous. Et puis, tu parles Polari !
- Oui. Mon père m'a apprit.
- Oh, ton père est un ami de Dorothée ?
- Oui. D'ailleurs, fait amusant, certaines personnes cherchent activement qui est cette Dorothée avec qui ils sont tous amis !
- Sérieusement ?
- Oui. Mais ils sont pas prêt de la trouver !
- Tu m'étonnes !
- Sans blagues !
Et ils rirent.
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Fais moi signe !
FanfictionDeux ans après les événements liés aux accords de Sokovie, le Captain, Falcon, Black Widow et Fury se sont regroupés pour lutter contre des invasions de Chitauris en Europe de l'Est. Mais un jour, un mystérieux appel arrive sur leur ligne sécurisé...
