1. Rencontre - Là où tout commence

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Des ruines.

Autour d'elle, très peu de bâtiments étaient encore debout, signe de la violences des combats. Il n'y avait désormais plus rien. Rien que des décombres, des flammes, des cendres.
Elle détestait ce mot.

Elle avait l'impression que ce mot lui avait tout prit. Sa mère. Sa copine. Sa famille. Ses amis. Son monde. Car elle avait beau être une héroïne, elle restait avant tout une ado de quinze ans, avec tout les problèmes et tracas du quotidien que ça implique.

Mais ça, c'était avant.

Maintenant, elle avait une mission. Elle avait fait une promesse. Elle ne pouvait plus se permettre d'être faible.

Elle avait une mission à mener à bien et un monde à sauver. Le monde, que dis-je, c'était l'Univers tout entier qu'elle allait devoir sauver. Et elle était déterminée à ne pas le laisser tomber. Ce n'était pas en se lamentant sur son sort que ça allait faire avancer les choses. L'Univers n'allait pas se sauver tout seul !

Mais pour l'heure, elle avait besoin de passer ses nerfs et de pleurer.

Elle refusa de pleurer. Pas maintenant. Pas avant que tout soit fini.

Mais la rage incontrôlable qui la saisit lui fit perdre un instant la raison. Alors, elle ôta sa combinaison blanche qui se rétracta dans son bracelet, laissant apparaitre une combinaison rouge, marron et or. Elle posa le bracelet-combi au sol et leva son pied au-dessus de celui-ci, prête à le détruire méthodiquement et rageusement, mais au dernier moment, elle s'arrêta.

Elle ne pouvait pas faire ça.

Les larmes montèrent à ses yeux mais elle les chassa d'un coup de tête, avant de ramasser le bracelet-combi et de le ranger dans une petite poche de son costume.

Elle eu soudain un espoir et appuya sur son oreillette gauche. Elle savait que l'appareil n'avait pas une très grande portée, mais plus important encore, elle ne savait pas si il y aurait quelqu'un de l'autre côté pour lui répondre.

- A... Allô ? lança-t-elle dans le vide. 

Est-ce que... Est-ce que quelqu'un m'entends ? cria-t-elle presque

Mais seul le silence seul lui répondit, étant cette fois pire que d'habitude. Il était plus vide, plus grand, plus tranchant et plus douloureux.

Alors, son espoir s'effondra.

Et elle faillit s'effondrer aussi, mais elle ne se laissa pas abattre. Pas maintenant. Elle allait y arriver. Un pas après l'autre.

Elle lança alors au vent :

- Asimov, où et quand sommes nous ?

Une voix robotique du genre voix google lui répondit que l'on était jeudi, ce qui surprit la jeune fille.

- Encore ? Tout à l'heure, c'était jeudi et là, c'est encore un jeudi ?! Je déteste les jeudis ! Continue.

La voix reprit que l'on était deux ans après les accords de Sokovie, qui avait causés tout un tas d'événements désastreux, tout en précisant de se rapporter au cours d'histoire de la semaine d'avant.

L'adolescente ne broncha pas et la voix poursuivit son explication, situant géographiquement l'adolescente dans un petite ville de Bordurie nommée Bretzelburg, détruite il y a peu par des Chitauris, Chitauris qui se battaient actuellement contre un groupe de super-humain, d'après ses informations. L'intelligence artificielle précisa cependant qu'elle détectait un survivant du massacre, enfant ou nain vu la taille.

- Hmm... Je vois, répondit songeusement la brune qui en déduisit donc qu'actuellement, un petit groupe d'ex-Avengers composé -entre autres- de la Veuve noire, du Captain et du Faucon pourchassait des Chitauris à travers le monde.

On lui avait raconté cette histoire une fois ou deux. Ou trois. Ou quatre. Ou plus, mais elle ne s'en lassait pas.

- Où se trouve le ou la survivante ? reprit-elle soudain.

Son IA la guida alors jusqu'à celui ou celle qui était coincé sous les décombres et à qui la jeune fille comptait bien porter secours.

Elle souleva un bout de plafond qui s'était écroulé. En-dessous, il y avait une petite fille en chemise de nuit.

La petite avait survécu de justesse, mais l'IA confirma les craintes de l'adolescente : ses parents n'avaient pas eu cette chance.

La jeune héroïne prit doucement la petite fille dans ces bras en répétant les mots qu'Asimov -son IA- lui soufflait pour rassurer l'enfant, lui dire que tout allait bien se passer, essayant autant de convaincre l'enfant qu'elle-même.

Elle demanda à l'enfant si il y avait d'autres villages dans le coin, mais la petite fille secoua la tête, expliquant que la ville la plus proche était à deux jours de marche en direction du Nord.

Alors, elle se mit à marcher. Mais à peine avait elle atteint la sortie du village qu'une voix qui lui semblait familière retentit, demandant si elle avait besoin d'aide.

Comme elle ne répondait pas, le Faucon -car c'était bien lui- pensa qu'elle ne parlait pas anglais, mais elle le surprit en lui répondant dans un américain parfait et sans aucun accent étranger.

- Bonjour. Je vais amener l'enfant en sécurité. Ses parents sont morts, écrasés par le plafond suite à une attaque de Chitauris. Ah et au fait, elle ne parle pas anglais.

- Qui êtes vous ?

- Longue histoire. Disons que je suis arrivée récemment et que je compter porter secours à la petite, avant d'aller sauver l'univers.

- C'est une blague ?

- J'ai l'air de plaisanter ? répondit elle de l'air le plus sérieux possible.

- Et comment comptais-tu y aller ? A pied ?

- Non en volant, répondit-elle sarcastiquement.

Il y eu un bref instant de silence.

- Quoi qu'il en soit, reprit elle, allons d'abord poser la petite et nous en reparlerons ensuite, ok ?

- Un instant, demanda t-il avant de discuter discrètement avec le reste de l'équipe pour leur résumer la situation, tandis que la jeune fille continuait sa marche en direction de la ville.

L'adulte échangea quelques phrases avec ses camarades avant de rejoindre la jeune fille pour lui annoncer :

- Je vais prendre la petite fille et l'amener en volant au village.

- Je viens.

- Pardon ?

- T'es sourd ? J'ai dit : je viens.

L'homme l'ignora, déployant ses ailes avant de lancer :

- Je comptais pas y aller à pied.

- Moi non plus, sourit-elle énigmatiquement. Je suis grande, je sais voler de mes propres ailes.

Il la regarda, incrédule.

- Non, mais je veux dire, vraiment voler. Tu pensais quand même pas que j'étais sérieuse en disant que j'allais y aller à pied ?! Dembline, tu m'a bien regardé ?!

La jeune fille soupira avant de rouler des épaules, faisant sortir dans son dos deux grandes ailes artificielles et noires, ressemblant à des ailes de cygnes.

Il la regarda encore sans la croire et elle soupira, exaspérée.

Sam n'avait pas bougé, trop surprit pour faire quoi que ce soit.

- Bah alors ?! Vous attendez quoi ? Endgame ?! Dembline ! On est pas rendu !

Cette remarque fit sursauter le brun qui décolla à son tour, avant de se mettre au niveau de la jeune fille qui commença alors à voler jusqu'à la ville voisine.

Fais moi signe !Des histoires addictives. Découvrez maintenant