2 - Les Yeux Rouges

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Louis marchait tranquillement sur le trottoir. Bien qu'il habitait un peu loin de l'endroit où il étudiait, il avait achevé tout ses cours de la journée et marcher lui faisait beaucoup de bien après être resté assis toute la journée. Les derniers rayons de soleil baignaient la ville de Londres d'une lumière douce, et la brise du printemps lui chatouillait les joues. 

Tout était mélangé dans son esprit. L'histoire qu'il avait lue en français semblait si réelle, mais si impossible en même temps. Il savait qu'il en ferait des cauchemars. Louis faisait tout le temps des cauchemars sur à peu près tout. Il avait déjà rêvé qu'une momie diabolique le poignardait dans le dos et le transformais en momie pour l'éternité, parce qu'ils avaient parlés de l'Égypte à l'école.

Louis pressait le pas. Il savait qu'à cette période de l'année, les journées étaient plus courtes et la nuit arrivait plus vite. Il se souvenait du texte qu'il avait lu en français, une légende. Seulement un légende. Elle racontait que les créatures responsables de tout les meurtres, cauchemars et toutes les situations horrible provenant des plus mauvaise décisions des hommes, elles venaient la nuit. Lorsque le dernier rayon de soleil disparaissait sur la terre, elles sortaient. En très grand nombre. Elle allaient hanter l'esprit des gens, leur faire peur, leur faire changer leur vision des choses. En quelques sortes, elles sèment le chaos dans l'esprit des gens. Plus rares sont celles qui se pointent le jour, car ces créatures trouvent des proies beaucoup plus facile la nuit.

Louis regarda sa montre, il n'était pas près d'arriver chez lui. Normalement, ça ne le dérangeait pas de marcher jusque chez lui dans la noirceur et le froid, seulement, aujourd'hui il était apeuré. À chaque bruit qu'il entendait, son souffle se coupait, il s'arrêtait et tournait la tête pour être certain de ne pas être en danger. Puis, certain de n'avoir rien vu, il continuait sa route sous ses gardes. 

Il vit enfin sa maison, un joli petit nid chaleureux. Sa mère aimait particulièrement entretenir l'été un parterre de fleurs devant la maison. Louis se rappelle qu'il allait souvent jouer dedans lorsqu'il était encore qu'un enfant. Par la suite, il retirait un bouquet de fleurs provenant du parterre et l'offrait à sa maman. Celle-ci était très heureuse de recevoir un bouquet, jusqu'à ce qu'elle en comprenne la provenance. 

Louis rigola de ce souvenir et se dirigea en même temps vers la porte d'entrée.  La lumière de la salle à manger allumée, il était capable d'apercevoir sa mère mettre les couverts sur la table à travers la fenêtre. Il se réjouissait de retrouver un environnement qui lui était familier. La maison ou il avait grandit, sa maman qu'il aimait plus que tout et les délicieux repas du soir.

Louis s'empressa d'entrer à l'intérieur, hâté par la faim et la chaleur. Il tourna la poignée, mais celle-ci était bloquée. Merde. En plus, il se souvenait avoir oublié ses clés sur le bureau de sa chambre, à l'étage. Plus qu'une solution s'offrait à lui. Il toqua.

Une minute s'écoula sans que sa mère ne vienne lui ouvrir. Elle ne l'avait sûrement pas entendu, concentrée sur la chanson qu'elle fredonnait, fort probablement.

Louis entendit une branche craquer. Il tourna aussitôt la tête et plissa les yeux pour mieux voir dans la semi noirceur. Il scruta les arbres et les buissons, puis se décida à laisser faire. Il toqua une deuxième fois. Cette fois-ci, il entendit le déclic de la serrure et la porte s'ouvrit. Louis vérifia encore une fois les alentours avant d'entrer dans la maison. Ce ne fut qu'un seul contact avec deux yeux rouge, cachés dans un buisson et les yeux bleus de Louis pour qu'il comprenne qu'il était peut-être en danger.

If I Could Be Human [ L.S ]Des histoires addictives. Découvrez maintenant