5 - L'Oxygène

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Le garçon paya le taxi et descendit calmement. Sur le chemin vers sa maison, Louis devait maintenant jouer la comédie. Il se dit que pour une fois, ses cours de théâtre lui auront servis à quelque chose.

Il fit mine de rentrer chez lui tête baissée. Il chuchotait à quel point sa vie était nulle, qu'il l'avait gâchée. Qu'il ne trouvait aucune solution. Qu'il aurait dû laisser sa chance au blond ou bien simplement se laisser faire. Son but, attirer une de ces créatures pour lui tendre un piège.

Évidemment, il ne pensait aucunement ce qu'il disait. Seulement, il voulait faire croire aux possibles créatures qu'il était une proie facile à toutes leurs manigances. Il se disait que si il faisait semblant d'aller mal, une de ces bêtes allait l'approcher. Son plan semblait fonctionner, car dans un coin de sa tête, il entendit les paroles suivantes.

- Tu seras minable jusqu'à ce que tu te décide enfin à faire ta première fois. Ensuite, tu pourras te prostituer, car c'est tout ce que tu mérite. Tu as un beau corps, parfait pour faire de l'argent et arrêter de t'en faire avec la vie. Aucune relation amoureuse difficile à gérer. Tu n'auras pas besoins d'amis qui feront semblant d'être pour toi. En plus, t'auras du sexe à volonté. Laisse toi faire.

Louis était certains de n'avoir jamais pensé cela, pourtant, il l'avait fait. Il n'avait jamais voulu le penser, mais c'est comme si on avait forcé sa conscience à le lui dire. Ils avaient mordus à l'hameçon. Ces démons ont un gros désavantage, ils ne connaissent pas Louis. Il a peut être l'air d'un garçon sans défense, mais Louis est rusé.

Louis faisait mine de rien, il voulait les faire patienter encore un peu. Il rentra chez lui de façon normale et monta dans sa chambre comme si rien ne s'était passé. Sa mère était déjà rentrée, puisqu'il a vu sa voiture dans le stationnement. Ça le soulageait un peu de ne pas être seul ce soir.

Confiant, Louis ferma la porte de sa chambre et ferma sa fenêtre. Si une créature devait le hanter, elle n'aurait pas le choix de se trouver ici, dans sa chambre.

Il tremblait, énormément. Il savait que ce qu'il faisait était dangereux. Il savait aussi que si tout ceci était faux, il se retrouvera en asile psychiatrique d'ici peux de temps.

Louis le faisait encore, jouer la comédie. Tremblant et les yeux fermés, il dit tout bas ce qu'il en pensait vraiment.

- Je ne veux pas me prostituer, je ne me veut pas de mal. Je suis bien dans ma peau. Affirma-t-il, le sourire aux lèvres.

- Tu devrais, c'est la meilleure option qui s'offre à toi. Ta vie sera tellement meilleure après. Dit une voix plus rauque.

Louis ouvre très vite les yeux et scrute les environs. La créature était ici, avec lui.

Il vit les mêmes yeux rouges. Ceux du buissons. Louis fit deux pas en arrière et son souffle s'arrêta d'un seul coup. Comme si on voulait le tuer. Comme si on l'égorgeait au cou. L'air ne passait plus dans ses poumons. Il commença à voir du brouillard et de plus en plus sa chambre devenait une image floue.

- Je sais que tu es , lança Louis, je te vois ! Dit-il du peu de force qu'il avait.

- Tu n'aurais pas me trouver. Te voir en prostitué ne m'aurais vraiment pas déplu. Chuchota la créature démoniaque.

Louis essayait de respirer, il en était incapable. Incapable de prononcer un seul mot, les yeux rouges le fixait encore dans la noirceur de sa chambre. Il ne voulait pas mourir asphyxié.

Louis se souvenait maintenant. Dans le texte, il était inscrit que ceux qui avaient tentés de découvrir l'existence de ces créatures, ou qui les avaient vus, n'en revenaient jamais vivants. Qu'ils subissaient d'atroces souffrances. Heureusement, certains les ont vus sans jamais se faire prendre et ont pu rédiger la légende d'aujourd'hui.

Seulement, Louis s'était fait prendre dans son propre piège. Au début, il n'y avait pas trop cru. Tuer des gens, pour lui c'était un peu exagéré. Maintenant, il savait qu'il aurait dû se retenir.

Ses pensées se troublèrent, il manquait visiblement d'oxygène et la créature ne semblait pas prête à lui en laisser.

- Bienvenue dans mon monde, Louis.

Il eu seulement le temps de voir une ombre, ses yeux et un sourire glacial avant de s'effondrer.

Plus rien.

If I Could Be Human [ L.S ]Des histoires addictives. Découvrez maintenant