[Alexander]
5 ans plus tard.
Je termine de nouer ma cravate quand la sonnette retentit, j'entends Magnus me signaler qu'il part ouvrir. En quelques secondes j'entends la voix de nos mères retentir dans notre nouvel appartement que nous avons acquis un an plutôt. Je quitte la salle de bain pour rejoindre ma petite famille. Quand ma mère m'aperçoit, elle se jette dans mes bras et m'étouffe presque dans son étreinte.
_ Maman je peux plus respirer.
_ Pardon mon chéri. Mais je suis tellement heureuse de te voir ! Aujourd'hui est un grand jour ! Vous allez être diplômé ! Vous serez bientôt d'incroyables professeurs de français !
_ Ne nous emballons pas ! Il faut trouver un emploi après le diplôme.
_ Je garde confiance ! Et puis sinon, vous reviendrez à Burlington. Tu savais que votre professeur de français au lycée est parti à la retraite l'année dernière ?
_ Maman, Stop ! Tu sais très bien que Magnus et moi souhaitons faire notre vie à Paris ! Nous avons même commencé à obtenir la nationalité française.
_ Je dois donc stopper tout espoir d'avoir un jour, mes petits-enfants non loin de moi ?! Sa voix devient basse.
Il y a deux ans, que nous avons officialisé à nos mères notre décision de rester vivre à Paris même après nos études, cela a été un véritable calvaire, chacune s'est mise à pleurer, énumérant chaque partie de nos vies qu'elles vont rater en étant si loin de nous. Magnus et moi avons conscience que resté vivre en France, prendre la nationalité française c'est comme renier notre vie à Burlington mais en vivant à Paris, nous prenons un nouveau départ, notre passé est la bas, nous ne voulons pas vivre perpétuellement dans l'ancien temps et nous souhaitons encore moins que nos futures enfants vive dans une ville qui nous a causé beaucoup de tristesse. Depuis que je suis installé à Paris, j'ai cessé d'avoir l'impression que Max soit partout, je me sens plus léger, plus libre. En m'éloignant de lui, j'ai l'impression que je le laisse vivre enfin en paix. Il est définitivement parti.
_ Nous reviendrons le plus vite possible. Reprend Magnus. _ A chaque fois que nous aurons la possibilité de venir vous voir, nous le ferons.
_ Je l'espère ! Sinon je prendrai le premier vol pour vous botter les fesses !
_ Nous prendrons le vol ensemble ! S'ajoute la mère de Magnus.
Je profite de la discussion des mères pour regarder l'heure sur l'horloge accrochée au mur et je me rends compte qu'il est grand temps de prendre la route pour la cérémonie.
Nous nous précipitons dans la voiture direction l'université. En me garant sur le parking, non loin de nous, j'aperçois Louis en compagnie d'un homme que je n'avais jamais vu auparavant, je tente un signe de la main, il me répond également avec un léger signe de main. Depuis notre discussion dans notre ancien appartement il y a 5 ans, j'essaye de me rapprocher de lui en tant qu'ami, au départ, je n'avais droit qu'à de pure ignorance, puis il me regardait dans les yeux, puis il a commencé à me donner de vague sourire, puis un très léger " bonjour " lorsque nous nous croisions. Aujourd'hui encore, il ignore totalement Magnus, il ne veut même pas le regarder, c'est comme s'il n'existait pas.
Je rattrape ma famille qui avait pris un peu d'avance sur moi. Magnus attrape immédiatement ma main et la sert. Nous nous installons sur un siège disposé pour les élèves et plus au fond, nos mères s'installent sur les sièges attribués aux parents.
La cérémonie commence vingt minutes plus tard. Louis s'est installé non loin de lui, lorsque son nom est prononcé, l'inconnu tape tellement dans ses mains que j'ai bien peur que des fourmillements apparaissent.
_ Alexander Lightwood.
J'ai mon cœur qui s'accélère, mes mains deviennent moites tandis que ma mère, la mère de Magnus et lui m'applaudissent et hurlent leur fierté quitte à me faire rougir de honte.
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Don't break the rules
RomansaAlexander Lightwood et Magnus Bane se connaissent depuis la primaire. Jamais l'un sans l'autre. Toujours entrain de faire les quatre sans coups. Ils sont surnommés " les inséparables ". Rien ne peut briser leur amitié soudée. Jusqu'à cette soirée là...
