Chapitre 21

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Je finis de refermer ma valise n'oubliant pas de bien me venger d'Arès.

Me venger de quoi ? Rien en particulier qui lui soit directement relié mais de savoir que ce petit con me fait rentrer plus tôt de mes vacances ça m'énerve. 

Dis juste que t'as envie d'embêter ton alpha comme d'hab

Alors déjà c'est pas vrai je l'embête jamais !

Oui oui bien sûr allez moi je vais bronzer je te laisse

Je t'écoute plus conscience, conscience ?

Bon elle est déjà partie, pas grave, je disais donc que j'allais me venger d'Ares et pour ça rien de mieux que de jouer avec mon merveilleux talent d'acteur. 

Bon la carte oméga timide est grillée il me reste donc :

- oméga en panique mais il va juste s'inquiéter et risque de convoquer toutes les meutes pour s'assurer que je sois en sécurité... Pas ouf

- oméga boudeur, j'aurais juste à paraître énervé mais le connaissant il va faire 1 milliard de blagues et je risque de craquer

- il reste toujours l'oméga qui veut se faire prendre, littéralement. Bon lui j'avoue que je l'ai jamais fais tout simplement parce que j'avais pas l'occasion de le faire mais c'est une bonne idée : le chauffer et m'enfuir par la suite

J'adore ce plan !

Je souris donc d'un air machiavélique quand Arès vient prendre ma valise pour la mettre dans le coffre. Il me rejoint par la suite dans la chambre et la ferme derrière lui. 

Arès : t'es silencieux depuis un peu trop longtemps toi, j'espère que ta petite tête de psychopathe n'a rien préparé

Je prends un petit air innocent et m'approche de lui pour me faufiler entre ses bras

Moi : mais noooonn voyons, je n'oserai pas offense mon alpha

J'accentue bien le « mon » sachant éperdument que les signes d'appartenance et de possessivité le font craquer.

Je l'entendis ravaler un grognement, je crois que j'ai l'avantage là... 

Je glissai mes mains lentement sur son torse musclé que je prenais un plaisir à fixer à chaque fois qu'Ares avait la générosité de ne pas le cacher. 

Arès : à quoi tu joues ?

Je plongeai mon regard dans le sien et me mordillait la lèvre inférieure tout en continuant de le fixer avec désir, frottant nos corps légèrement entre eux. 

Moi : a rien du tout voyons

Arès : oh que si, et t'as intérêt à arrêter ou sinon tu vas devoir assumer les conséquences

Je me mordis la joue pour ne pas exploser de rire, le pauvre il croit vraiment que je vais céder. 

Mec... tu vas céder

Chut !

Je le fixe et me rapproche encore un peu plus près. 

Nos lèvres étant à quelques millimètres l'unes des autres, je m'arrêtai à cette distance souhaitant le faire languir. 

Mais il n'était visiblement pas de cet avis puisqu'a peine j'eus le temps de réaliser ce qu'il allait faire que nos lèvres étaient déjà scellées en un baiser des plus langoureux. 

Ses mains glissèrent rapidement vers mes fesses et ses baisers s'attardèrent sur mon cou.

Étant l'une des parties les plus sensibles de mon corps, je ne pus m'empêcher d'émettre un gémissement qui excita visiblement mon alpha. 

Sentant une bosse se frotter à moi, je compris bien vite que j'avais un peu trop bien réussi mon plan.

Il m'était désormais impossible de fuir et encore moins avec mon érection qui venait de se pointer.

Mon t-shirt s'envola dans la pièce et Arès me balança sur le lit, reprenant rapidement ses baisers sur tous mon torse, échangeant entre suçons et mes bouts de chairs. 

Ses mains entreprenaient toujours le même voyage, déboutonnant à une vitesse ahurissante mon pantalon qui rejoignit très vite mon haut et le sien aussi d'ailleurs. 

Une fois nos deux corps nus, je prenais toujours le même plaisir à l'embrasser tout en savourant chacune des caresses qu'il me procurait, étant incapable de faire quoi que ce soit.

Les quelques phéromones qu'il avait libéré dans la pièce m'avait heurté de plein fouet me rendant totalement accro à son toucher.

Désormais j'en voulais plus, bien plus.

Je lui fis comprendre en glissant ma main dans ses cheveux, entreprenant de l'embrasser avec encore plus de désir.

Il comprit rapidement mon message puisqu'il se sépara de moi et me fixa.

Arès : Myro, t'es sûr et certain d'être prêt ? Je peux toujours attendre tu-

Moi : bah moi j'en peux plus !

Arès : parfait alors

Il sourit et je sentis encore plus de phéromones envahir la pièce tandis que ses doigts frôlèrent enfin la zone que j'attendais tant.

Mais alors qu'il commençait à peine à la caresser, un énorme bruit de klaxon nous coupa dans notre excitation suivi de la grosse voix de Thomas.

Thomas : ARÈS IL TE FAUT COMBIEN DE TEMPS POUR LE FAIRE SORTIR, ON A DE LA ROUTE À FAIRE !!

Encore une fois, Thomas venait de nous couper en plein milieu.

Arès grogna visiblement très énervé mais surtout très frustré avant de m'embrasser le front en me demandant de me rhabiller.

Après ce moment très gênant, on monta dans la voiture malgré qu'Ares n'avait visiblement pas réussi à calmer sa chose.

Thomas : mec, t'as l'air énervé ça va ?

Arès : la ferme et démarre

J'explosai de rire ce qui agaçait visiblement encore plus Arès.

Moi : laisse tomber il est pas de très bonne humeur

Thomas : ah mince !

Thomas profite donc du long trajet pour raconter toute sa vie ce qui était très pénible pour moi qui en avait vraiment mais alors vraiment rien à faire et très agaçant pour Arès qui avait toujours sa douloureuse érection à calmer.

Je hais le destin !Où les histoires vivent. Découvrez maintenant