PDV : Rania
Après m'être faufilé dans le couloir avec prudence, je me tiens maintenant devant la porte de la chambre du médecin Mengele. Mon esprit est concentré sur mon nouveau but : capturer Josef Mengele. Avec assurance, je saisis la poignée de la porte de ma main dominante et, sans bruit, je l'abaisse. Puis, doucement, j'ouvre celle-ci, prête à agir au moment opportun. Dans cette pièce se tient une forme allongée sur le côté droit, le dos tourné vers moi. Sans hésitation, je ferme derrière moi, scrutant chaque recoin à la recherche d'un objet susceptible de servir de barricade. Enfin, mes yeux tombent sur une chaise. Sans émettre le moindre son, je me dirige vers elle, l'attrape et glisse le dossier sous la porte, scellant ainsi la porte. Maintenant, calme et résolu, je me faufile vers l'homme étendu. Arrivé jusqu'au lit, je tourne ma tête et trouve un revolver sur sa table de nuit. D'un geste déterminé, je lève mon bras en direction de l'arme à feu. Je la saisis avec délicatesse, mon corps se met subitement en alerte, entendant le médecin se tourner dans son sommeil pour me faire face. Mon adrénaline ne fait qu'un tour ; remarquant les yeux de l'homme à moitié ouverts, mais ils s'écarquillent de stupeur en voyant ma présence. Par réflexe, je lève mon bras qui tient l'arme et frappe la tête de l'homme allongé devant moi avec le canon. Celui-ci n'a pas eu le temps d'appeler à l'aide qu'il tombe dans l'inconscience, assommé sur le coup. Mon cœur bat la chamade sous l'effet de l'adrénaline, ma respiration est haletante et mon corps tremble. Je prends une profonde inspiration par le nez et expire lentement par la bouche pour reprendre mes esprits :
Il ne faut pas tarder, il pourrait reprendre conscience à tout moment.
Je saisis ses jambes et le fait basculer du lit, qui heurte le sol dans un bruit assourdissant. Je décide de ne pas perdre de temps et me dirige vers ses pieds pour saisir ses chevilles et le traîne jusqu'à la porte. Je le lâche juste avant de pousser la chaise qui bloque l'accès, ouvre la porte et jette un coup d'œil aux alentours pour m'assurer qu'il n'y a personne d'autre. Satisfaite de ne voir personne, je saisis à nouveau ses chevilles et le traîne sur le sol jusqu'au bureau. En approchant de la porte, je relâche ma prise sur Josef. Je fais alors volte-face, tends mon bras et tape trois coups sur la porte. Après un court instant, elle se déverrouille et s'ouvre pour révéler Typon sur le seuil. Sans hésitation, je reprends Josef par ses chevilles et le tire brutalement dans la pièce. C'est seulement maintenant, après avoir levé les yeux vers Typon, que je réalise qu'il est terrifié de découvrir le docteur, étendu et inanimé, partageant notre espace :
— Que diable avez-vous fait ? s'exclame-t-il, manifestement alarmé.
— C'est notre otage, dis-je tranquillement, relâchant mon captif et allant chercher une chaise pour qu'il puisse s'asseoir.
— Mais êtes-vous totalement folle ? demande-t-il, paniqué.
Je lui jette un coup d'œil, fronçant les sourcils. Mon ton devient sévère, tandis que je le pointe du doigt :
— Voulez-vous partir d'ici avec votre fille, oui ou non ?
— Oui, bien sûr, répondit-il, perplexe.
— Dans ce cas, aidez-moi à l'attacher sur cette satanée chaise ! Ordonnai-je.
Il hésite pendant un instant, puis finit par se diriger vers moi, le visage empreint d'incertitude. Il prend du ruban adhésif sur le bord du bureau et attache les chevilles du médecin aux pieds de la chaise, avant de poser ses paumes sur le dos de celle-ci et de les lier également. Ensuite, il couvre sa bouche avec un bout de scotch, puis reprend son chemin jusqu'au bureau, range soigneusement le matériel dans un tiroir, puis, d'une voix tremblante, me demande :
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A Travers le temps. Tome 1. L'âge Des Pharaons. Corriger
Romance1942 : Le conflit mondiale est à son paroxysme. Le Troisième Reich aspire à dominer le monde, tandis que héros s'engagent pour défendre la liberté de leurs nations. Rania Delacourt, espionne au sein de la résistance française, vit cette période tumu...
