PDV : Ramsès
Il y a quelques années, après avoir suivi les avis de mon Vizir, j'ai à nouveau contracté un mariage, cette fois-ci avec la gracieuse Isis-Néféret. Tout comme les autres dames nobles, elle est dotée d'une beauté remarquable. Ses doigts sont longs et minces, ses épaules étroites, ses mains délicates, sa peau douce, ses membres inférieurs fins et élancés, sa bouche charnue et fine, ses lèvres pleines et légèrement pincées, son cou allongé, son menton décidé, anguleux et serré, son nez aquilin, ses sourcils courbés et épais, ainsi que son visage finement sculpté. Sa peau est d'un doré satinée et ses yeux, petits et ronds, sont d'une nuance noisette profond. C'est une femme à la personnalité noble et courtoise, profondément posée, accueillante, bien que capable de paraître parfois distante et franche. Elle est fière de ses racines, car elle sait qu'elle est issue de la dynastie du pharaon Horemheb. Notre union s'est déroulée sans accroc, pourtant, j'avoue être exaspéré d'apprendre qu'elle n'est toujours pas enceinte. Nous avons rendu plusieurs visites au prêtre afin qu'il consacre notre lit en invoquant la divinité Bès, protecteur de la fécondité.
Cependant, ces démarches sont restées infructueuses. Comme tous les jours, je m'installe sur mon siège royal, accueillant divers membres de ma cour pour un entretien. La souveraine s'assoit près de moi, le corps bien droit, comme le mien. Tout comme moi, elle prête une attention soutenue aux propos de nos sujets, ne prononçant pas un seul mot. Vêtue d'une ample tunique en lin blanc, soigneusement plissée, elle l'a attachée sous sa poitrine, dévoilant ainsi des manches évasées qui atteignent ses coudes. Ces vêtements translucides laissent apercevoir ses jambes fines et son nombril. Tout comme les autres dames de la cour, elle arbore une perruque composée de longs cheveux noirs, brillants et épaissis, soigneusement tressés. Sa coiffure, taillée en carré arrondi, laisse ses épaules entièrement découvertes. Ses yeux sont encadrés par un maquillage d'un noir profond, et ses lèvres sont colorées en un rouge éclatant.
Elle arbore aussi un diadème magnifique, serti d'un serpent entrelacé avec un vautour, symbolisant l'unification des basses et hautes terres égyptiennes. Ce bandeau en or scintillant est orné de pierres semi-précieuses telles que la cornaline, la turquoise et l'obsidienne. Deux longs rubans rectilignes se balancent à l'arrière, alors que deux autres, terminés par des cobras, flottent gracieusement de chaque côté. Moi, je suis habillé d'un pagne en lin blanc, enroulé autour de ma taille et s'arrêtant aux genoux. Il est maintenu en place par une ceinture dorée, ornée de pierres précieuses et finement ciselée. Sur ma tête, je suis coiffé d'une couronne composée de deux parties distinctes. La première, blanche comme neige, évoque une sorte de toque terminée par une sphère.
La seconde, teintée de carmin, arbore une traverse sur son dos et un serpentin métallique torsadé sur sa face avant. Ces deux éléments sont entrelacés, représentant ainsi l'unification de la Haute et de la Basse-Égypte. Toutefois, notre échange est brutalement interrompu par l'apparition inattendue d'un garde qui entre dans la salle du trône. Pour l'accueillir, je fais un geste gracieux de la main. Il dépose ensuite ses armes sur le mur voisin avant de se diriger vers nous. Il s'agenouille et pose son front sur le sol en signe de révérence, tandis que ses mains sont placées de chaque côté de sa tête. Je lui dis de se redresser calmement. Il exécute mon commandement, et dans un ton respectueux, il me dit, sa voix empreinte de tranquillité :
— Majestueux Pharaon, je suis ici pour vous transmettre une information très préoccupante.
Je fronce les sourcils avant de balayer de la main tout le monde, y compris la reine, du revers de la main. Une fois qu'il ne reste plus que moi et le gardien, je quitte mon trône, descendu les marches en marbre blanc et me place face à celui-ci, les mains dans le dos. Avec une voix posée, mais déterminée, je prononce ces mots :
— Parlez.
— Nous avons découvert la présence d'espions hittites à proximité de notre royaume, Majesté. Selon un message transmis sur un rouleau de papyrus, ils ont été appréhendés et incarcérés.
— Très bien, dis-je en hochant la tête. Amenez-les-moi. Je souhaite les interroger moi-même et découvrir ce qui motive leur présence sur mes terres.
— En effet, Majesté, mais il y a un autre point à aborder...
Je remarque que son ton est plus hésitant que tout à l'heure. Je le pousse donc à continuer :
— Nous avons découvert une femme évanouie au milieu du désert, Votre Majesté.
Mes pupilles se dilatent sous l'étonnement, puis reprends rapidement mon sérieux pour interroger, sourcils froncés :
— Pourriez-vous me dire où se trouve cette jeune femme ?
— Eh bien, Sire, elle gisait au bas du temple d'Abou Simbel, selon nos soldats. Ils l'ont rapidement emmenée recevoir des soins médicaux dans notre campement, non loin de votre sanctuaire royal.
Je fronce une nouvelle fois des sourcils, intrigué, puis demande d'un ton solennel :
— Cette femme est-elle blessée ?
— Pas que nous puissions voir, Majesté. Aucune ecchymose visible.
– Parfait. Amenez-la nous au palais.
Il est crucial de découvrir l'origine de cette mystérieuse jeune fille. Le militaire s'incline vers l'avant, face à moi, et dit poliment :
— Je vais immédiatement demander à un scribe de rédiger l'ordre de faire venir nos prisonniers ainsi que la jeune femme. Ensuite, je remettrai cette consigne à un messager, qui la transmettra aux soldats chargés de surveiller le sanctuaire.
Je hoche de nouveau la tête. D'un geste de la main, je lui fais signe de partir. Je prononce ces mots calmement :
– Faites.
Sous mon accord, le soldat se redresse, s'éloigne de moi, récupère son arme, qu'il avait déposée contre le mur, et quitte rapidement la salle du trône.
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A Travers le temps. Tome 1. L'âge Des Pharaons. Corriger
Romance1942 : Le conflit mondiale est à son paroxysme. Le Troisième Reich aspire à dominer le monde, tandis que héros s'engagent pour défendre la liberté de leurs nations. Rania Delacourt, espionne au sein de la résistance française, vit cette période tumu...
