Chapitre 7.

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PDV : Rania

Nous avons finalement atteint Londres après avoir bravé les dangers de la navigation et enduré des journées difficiles. Le Portugal, qui a décidé de rester neutre dans ce conflit, n'a pas hésité à nous soutenir en facilitant notre intégration en Angleterre. Heureusement, l'équipage a été très serviable en nous fournissant des vêtements plus adaptés. Misha arbore une épaisse doudoune vert sapin, un pantalon sombre, un haut à capuche azuré et des bottines coordonnées. Quant à moi, je me présente en un manteau volumineux noir, un jogging immaculé et une paire de baskets éclatantes. Typon a choisi de conserver ses habits actuels, affirmant ne pas en avoir réellement besoin. L'équipage s'est empressé de nous assurer que ce n'étaient que des vêtements laissés involontairement par des passagers. Arrivée à bon port, je descends du navire, accompagnée de Typon et de sa fille, Misha. Nous avons tous les trois besoin de repos après cette longue traversée. J'observe le quai à la recherche d'un visage connu, peut-être celui d'un résistant. Tout d'un coup, mes pupilles se dilatent d'étonnement, car j'aperçois la silhouette familière de cet individu. Bien que son dos soit tourné vers moi, je distingue sa démarche insouciante, sa main droite appuyée sur sa taille et ses cheveux roux ondulés soigneusement tressés. Mon cœur s'emballe et ma gorge se serre, prête à laisser place à un déluge de larmes qui inondent mes joues. Dans un pas hésitant, je m'approche d'elle, les genoux flageolants, jusqu'à finalement arriver à sa hauteur.

Avec un mouvement lent, je soulève doucement mon bras, puis dépose tendrement ma main sur son épaule. Elle sursaute légèrement, se retourne pour voir d'où vient cette sensation, ses iris s'élargissant avec stupeur. Ses prunelles, d'un bleu intense, fixent mon visage, empreintes d'incrédulité face à ma présence. D'un geste apaisant, elle pose sa main sur ma joue, cherchant à confirmer si je suis effectivement là. Ses traits se figent, ses pupilles scintillent sous l'effet des larmes, ses lèvres frémissent, bouleversées. Puis, comme un ouragan, mes sanglots explosent :

Maman !

Sans attendre de réponse, ma mère m'enlace tendrement, et nous tombons toutes les deux au sol, accroupi, et ému. Ses mains caressent doucement mes cheveux, tout comme elle avait coutume de le faire lorsque j'étais petite, pour me rappeler qu'elle est là, près de moi, prête à m'offrir son affection inconditionnelle. D'une voix larmoyante, elle dit :

— Ma chérie, tu me manquais tant... Enfin, Dieu a exaucé mes vœux...

Mes pleurs deviennent plus intenses, remplis d'une vive émotion. Elle me tient encore plus près d'elle, me balançant tendrement. Ensuite, elle s'éloigne légèrement, posant délicatement ses doigts sur mon visage pour sécher mes larmes. Avec une voix presque inaudible, elle me demande :

— Où étais-tu ? Ta disparition nous a causé beaucoup d'inquiétude. On craignait le pire...

— Je suis navrée... Je souffle, la gorge nouée.

Ma mère adopte une courte respiration, appose un dernier baiser sur mon front en pleurant, puis me supplie avec insistance :

— Je t'en prie, promets-moi de ne plus jamais nous faire subir cela !

J'acquiesce en reniflant et prends de légères inspirations. Ma mère regarde Typon et Misha. Je me tourne à mon tour vers eux, je sèche mes larmes et les présente à ma mère d'une voix encore tremblante :

— Maman, voici Typon et sa fille, Misha.

Ils avancent avec une démarche légèrement penchée vers l'avant, puis, dans un murmure respectueux, il prononce ces mots :

— Enchanté de vous rencontrer, Madame.

Avant de se redresser, ma mère essuie ses larmes, puis m'aide à me relever, puis elle répond par un sourire radieux, suivi de ces mots empreints de gentillesse :

A  Travers le temps. Tome 1. L'âge Des Pharaons. CorrigerDes histoires addictives. Découvrez maintenant