Vendredi 30 Novembre :
9h01 : Hier soir je n’ai pas répondu au message d’Anthony. Alors ce matin je lui ai envoyé : « Désolée, je crois que je dormais déjà… ». Il m’a ensuite envoyé des smileys morts de rire avant de me proposer qu’on se voie cet après-midi puisqu’il termine à 14 heures. J’ai donc accepté et il a dit qu’il viendrait me chercher.
22h05 : Comme tous les soirs cette semaine, je profite du sommeil de Solal pour écrire ma journée. Anthony est venu me chercher en début d’après-midi et il m’a demandé ce que je voulais faire. Comme je n’en avais aucune idée, il m’a proposé d’aller boire un verre et j’ai approuvé l’idée. Une fois garés, nous avons commencé à marcher dans les rues parisiennes. En voyant qu’il y avait un peu de monde, Anthony s’est tourné vers moi.
- Tu veux qu’on aille ailleurs ?
- Non, pour le moment ça va, ai-je souri.
- Si jamais tu trouves qu’il y a trop de monde tu me le dis hein ?
- T’inquiète.
Il s’est ensuite un peu éloigné de moi, probablement pour éviter que des paparazzis m’inventent une nouvelle romance. Mais, j’avoue que j’aurais préféré qu’il reste un peu plus près de moi. Là, il était trop loin. J’ai donc fini par effacer la distance qui nous séparait et il a tourné la tête vers moi en me souriant. On a avancé encore un peu et là, j’ai compris qu’on se rapprochait dangereusement du bar d’Arnaud. Et, évidemment, on ne pouvait pas aller boire un verre là-bas. Déjà parce que je me vois assez mal expliquer à Anthony qui est Arnaud, et ensuite parce que ça ne s’est pas très bien passé hier et que j’avoue ne pas avoir envie de le recroiser de sitôt. C’est d’ailleurs probablement pour cette raison que, plus on avançait, plus je sentais le stress monter en moi. Anthony a dû le sentir, puisqu’une nouvelle fois, il s’est tourné vers moi.
- Il y a trop de monde pour toi, c’est ça ?
- Non, non, ça va.
- Qu’est-ce qu’il y a alors ?
- Rien, ai-je souri.
Peu convaincu par ma réponse, il m’a regardée quelques secondes avant de s’approcher du bar d’Arnaud.
- Tu veux qu’on aille là pour boire un verre ?
- On peut aller plus loin sinon.
- Je ne vois pas d’autres bars plus loin…
- Si on change de rue on devrait bien pouvoir trouver autre chose.
Anthony a eu l’air surpris mais il a haussé les épaules et nous avons continué à marcher. Nous avons fini par trouver un autre bar dans une petite rue plus calme et Anthony s’est arrêté juste devant.
- Dans celui-là on peut y aller ? m’a-t-il demandé.
- Oui, si tu veux.
Il m’a souri et nous sommes entrés. Nous nous sommes installés à une table un peu à l’écart du monde et nous avons commandé des sodas.
- Hum… Jen ? Je peux te poser une question ?
- Vas-y.
- Pourquoi tu ne voulais pas aller dans le premier bar ?
- Euh… Comment dire… J’ai… disons que j’ai fait connaissance avec le patron du bar dans lequel tu voulais aller.
- Oh… Et… Hum… Tu ne l’apprécies pas ? Ou au contraire, c’est ton ami et tu ne veux pas qu’il te voie avec moi ?
- Au départ on s’entendait bien, mais, on va dire qu’on s’est disputés.
- Et vous ne vous parlez plus ?
- Non.
- C’est dommage si vous vous entendiez bien, a-t-il soupiré.
- Mmmh… Oui, mais parfois il y a des disputes qu’on ne peut pas effacer disons.
Anthony a acquiescé et le serveur est arrivé avec nos boissons. Nous l’avons remercié et j’ai tenté de changer de sujet de conversation.
- Hum… Solal m’a dit que tu l’avais aidé en maths quand tu l’as gardé mercredi. Merci, ai-je souri.
- Oui. Il m’a dit que tu étais douée dans beaucoup de domaines mais que les maths, c’était vraiment ton point faible. Alors il attendait que son père soit rentré du travail pour l’appeler donc je lui ai proposé de regarder un peu son exercice.
- C’est gentil en tous cas.
- C’est avec plaisir.
- Je ne sais pas ce que vous avez fait en mon absence mais depuis mercredi, Solal ne parle que de toi. Il m’a demandé une bonne centaine de fois quand est-ce qu’il allait te revoir, ai-je ri.
- C’est vrai ? Je suis content qu’il m’apprécie. Je l’aime beaucoup ton fils. Il est très drôle.
- Quand je lui ai dit que je te voyais aujourd’hui, il m’a suppliée d’appeler sa maîtresse pour dire qu’il était malade pour pouvoir te voir.
Anthony s’est mis à rire et j’ai souri.
- Tu travailles ce week-end ? ai-je demandé.
- Non. J’ai travaillé toute la semaine donc j’ai mon week-end entier, a-t-il souri.
- Tu as quelque chose de prévu ?
- Rien du tout. Pourquoi ?
- Solal voudrait te revoir avant d’aller chez son père, alors je me demandais si tu voulais bien passer un moment avec nous…
- Bien sûr. Avec plaisir même. Il y retourne quand chez son père ?
- Dimanche en fin d’après-midi normalement.
- Alors on organise quelque chose pour demain ? a-t-il proposé.
- Oui, tu n’auras qu’à venir chez moi demain après-midi si ça te va. Je te ferai des crêpes si tu veux, ai-je souri.
- Mmmh… J’avoue que l’idée des crêpes me tente pas mal, vu comment Solal me les a vendues, j’ai vraiment hâte de les goûter mais… Tu m’autorises à organiser autre chose à la place ?
- Oui, tu veux faire quoi ?
- C’est une surprise, a-t-il souri.
- Une surprise ? Et tu ne peux pas me le dire ?
- Non. Sinon ce n’est plus une surprise.
- Mais je ne dirai rien à Solal, promis.
- Non. Je veux que ce soit une surprise pour vous deux.
- Mmmh… Et je n’aurai le droit à aucun indice ?
- Non. À part l’heure de notre départ.
- On part à quelle heure ?
- Ça, je te le dirai tout à l’heure. Je ne veux pas que tu aies trop de temps pour réfléchir.
J’ai alors soupiré et j’ai tout de même tenté de réfléchir à ce qu’il nous avait prévu pour demain. Quand nous avons eu fini nos verres, il était déjà presque l’heure d’aller chercher Solal à l’école.
- Je peux t’accompagner ? a proposé Anthony. Ça évite que tu retournes chez toi pour repartir.
J’ai acquiescé et nous sommes allés chercher mon fils. Il a sauté de joie en voyant Anthony. Il avait vraiment l’air heureux. Ils se sont fait un câlin et nous sommes ensuite allés à mon appartement. Une fois devant la porte, Anthony nous a salué avant de sourire.
- Hum… Jen… Est-ce que tu m’autorises à vous embarquer pour le week-end ? a-t-il demandé en repoussant les cheveux qui tombaient sur mon visage.
- Oui, mais on va où ?
- Tu verras. Préparez des affaires pour deux jours. Je passe vous chercher demain matin à 8 heures.
- C’est tout ce que tu vas nous dire ? On ne saura rien de plus ?
- Patience…
Il a ensuite déposé un baiser sur ma joue et il est parti. C’est dingue ce qu’il me rend folle.
23h11 : J’ai tenté d’avoir plus d’informations auprès d’Anthony, mais il ne veut rien me dire. Je lui ai envoyé : « Dis, est-ce qu’on va loin ou pas ? ». Il m’a répondu : « Tu devrais aller dormir, on part tôt demain. ». Alors j’ai tenté : « J’aurais le temps de dormir dans la voiture tu crois ? ». Mais ce fut un échec puisqu’il a répondu : « Tout dépend du temps qu’il te faut pour t’endormir. ».
23h16 : C’est sûr que ce soir, il va me falloir plusieurs heures pour m’endormir. Mon cerveau ne veut pas me lâcher avec cette histoire. J’ai l’impression d’être une enfant qui attend le Père Noël.
23h19 : Deux jours… Je ne vois vraiment pas où on va aller passer deux jours. C’est forcément un peu loin pour qu’on dorme là-bas, non ?
23h20 : À moins qu’on ne dorme pas là-bas et qu’on fasse des activités à Paris. Dans ce cas-là on rentrerait chez nous le soir mais on passerait deux jours ensemble.
23h22 : J’ai envoyé à Anthony : « Est-ce qu’on dort là-bas ou est-ce qu’on rentre chez nous pour dormir ? ». Il a répondu : « Prévois des pyjamas. Juste au cas où… ». Il m’énerve.
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Paradis Secret - Fiction courte [Terminée]
FanfictionImaginez... Vous marchez tranquillement dans la rue, les yeux rivés sur vos baskets. Devant vous, une petite brune semble bien pressée. Munie de ses lunettes de soleil et de sa casquette, elle accélère un peu plus sa cadence. Mais vous la reconnaiss...
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