Derrière la fenêtre

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Il fait sombre.

Si sombre.

Je ne ressens rien.

Il n'y a rien autour. Tout n'est que murmure.

Des voix au loin. Si loin. J'entends mon prénom parfois, qui résonne comme un écho.

Où suis-je ? Que fais je là ?

Je crie. Je hurle.

Mais personne ne me répond.

Des voix ... mais je ne vois personne. Il n'y a personne ici.

Je suis seul.

J'erre.

Personne ne m'entend.

Car aucun son ne sort de ma bouche. Tout reste coincé.

Comme moi dans cet endroit.





Un rayon de soleil perçait. Je percevais cette luminosité. J'essayais d'ouvrir les yeux. J'avais l'impression que mes paupières pesaient une tonne.

Je lutte.

Au bout d'un moment, je commençai à les entrouvrir. La faible lumière suffisait à m'aveugler.

Je finis par réussir à ouvrir un peu plus mes yeux pour découvrir ce qui m'entouré.

Du blanc. Des murs, un lit et des draps blancs. Je vis à côté de moi des machines. Je suis à l'hôpital ?

Quelques images me revenaient.

Le vestiaire. Une énième bagarre. Le carrelage froid. Mon corps qui se paralyse de douleur, étendu par terre, et mon sang qui se répandait autour de moi. Puis plus rien.

Apparemment j'étais quand même arrivé jusqu'ici.

Je tournis la tête et vis de faible rayon de soleil rentrer dans la chambre.

Je n'arrivais plus à bouger, j'avais si mal. Mal quand je respirais. Mal dans tout mon dos.

La porte s'ouvris et une infirmière rentra doucement.

- Bonjour Monsieur Styles, j'ai vu que vous vous étiez réveillé avec les machines. Bon retour parmi nous ! me sourit-elle. Comment vous sentez-vous ?

- ... J'ai mal. Répondis je péniblement

- Je vais vous donner de quoi vous apaiser et le médecin va venir vous voir.

Elle consulta rapidement les machines et ressortis de la chambre pour en revenir quelques minutes après. Je l'a suivis du regard et la vit se rapprocher avec une grande seringue. Elle me saisit ensuite doucement le bras et y passa un coton imbibé.

- Ne vous inquiétez pas pour cette seringue, Monsieur ... enfin Harry, je peux t'appeler Harry ? Me sourit elle

J'hochai la tête. Elle semblait n'avoir que quelques années de plus que moi.

- Super, je m'appelle Déborah, je serais une de tes infirmières le temps que tu seras ici.

Elle finit de préparer la seringue et me reprend le bras

- Tu as survécu à pire que ça, tu vas survivre à cette seringue. Me souris-t-elle quand elle voit mes yeux s'écarquiller.

Elle me piqua et effectivement je ne sentis rien. Du moins j'ai toujours un million de douleurs mais pas dû à la piqûre.

- Cela va prendre quelques minutes à faire effet. Si dans un moment tu as toujours des douleurs, tu me bip là. Fait-elle en désignant un bouton sur le côté du lit.

Punk & Ballet  (L.S)Des histoires addictives. Découvrez maintenant