Titre du Chapitre

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Je vais pour ouvrir la portière de son véhicule, quand il pose fermement sa main sur mon bras.
- J'ai envie de te revoir, Milla ...
- Je ne crois ...
- À quelle heure finis-tu ce soir ?
- Je ne sais pas, c'est jamais précis.
- Mais ton restaurant a bien une heure de fermeture ?
- Oui mais Jon, je ne suis ...
Je n'ai pas le temps de terminer ma phrase, que ses lèvres se posent sur les miennes, il pose une main derrière ma nuque et l'autre sur ma taille, pendant un tout petit instant j'essaie en vain de résister, mais ses lèvres et le goût du vin sur sa langue sont tellement agréables que je me laisse aller.
- Je dois aller travailler Jon.
- Moi aussi, Bébé ! Me dit-il avec un clin d'œil.
(Quoi, oh mon dieu !!! ) Mon cœur est à deux doigts d'exploser dans ma poitrine, il a bien dit « Bébé », moi Milla il m'a appelé « Bébé ».
- Bébé ?
- Oui, il dépose un baiser sur mon front, Bébé, tu n'aimes pas ?
- Heu ... si ... mais, tu sais je n'ai pas changé d'avis, ma vie est trop difficile en ce moment pour la compliquer davantage.
- Je ne veux t'apporter que de la joie, du bonheur ... et du plaisir, bébé, dit-il tendrement en me tenant les mains, pas de la complexité !!
- Je ne sais pas Jon, je ne sais plus, mais maintenant, laisse moi, je dois aller travailler.
- Je peux te déposer si tu veux, à ton travail.
- Non, non, je ne veux pas, (surtout pas!) j'ai ma voiture, ça ira très bien, je te remercie, au revoir Jon.
Je sors et me dirige vers la porte de mon bâtiment, j'entends sa portière s'ouvrir, je me retourne et le vois les mains appuyées sur le toit de son SUV, en train de me regarder disparaître dans mon immeuble. Pourquoi je ne peux pas être heureuse comme tout le monde ? Mais je le sais bien pourquoi ! Si Sara est en prison, c'est de ma faute !!!

J'arrive à 16h30 au club, mon téléphone a sonné plusieurs fois en voiture, en me garant, je le consulte. Plusieurs messages, tous de Jon.
J'AI ADORÉ DÉJEUNER AVEC TOI...
J'AI ADORÉ TES LÈVRES...
J'AI DÉJÀ ENVIE DE TE REVOIR...
Moi aussi, j'aimerais bien le revoir, pourquoi je n'arrive plus à me raisonner? Pourquoi depuis que je l'ai quitté je ne pense qu'à lui ?
Stop Milla !!!

Yvan est devant l'entrée de service, l'air grave.
-  Qu'est-ce que tu fous ici à cette heure là, Lolita ?
-  Je me disais que peut-être je pourrais travailler un peu plus, j'ai besoin de fric ...
-  C'est une faveur que tu me demandes là ? (Oh non, Yvan s'il te plait ne me fait pas ça).
-  Non, pas spécialement mais vu que tu as toujours besoin que l'on travaille plus, j'ai pris les devants !
-  Ouais, c'est surtout pour t'arranger toi que tu fais ça ! Mais c'est d'accord, tu vois je suis arrangeant, tâche de t'en rappeler ma chérie. Sinon t'as vu Vanille ? ça fait un moment qu'elle devrait être là et je ne la vois pas.
-  Non, je ne l'ai pas croisé.
-  Putain elle fait chier, y'a intérêt qu'elle me l'ait pas fait à l'envers. Sinon, je donne pas cher d'elle ! Allez arrête de me regarder comme ça, dégage ! Si tu veux travailler plus, on peut arranger ça dans mon bureau tout à l'heure, ok ?
-  Ok.
Putain, je n'avais pas pensé à cette éventualité, c'était sûr qu'il me demanderait quelque chose en retour ! Il me dégoûte déjà ce sale connard !

J'arrive aux vestiaires, Lorena est en larmes. Je m'approche d'elle, et fait semblant de me préparer en lui demandant discrètement :
-  Est-ce que ça va ? Tu as besoin de quelque chose ?
-  Non. C'est juste qu'Yvan m'a trouvé un client pour la chambre privée, mais je n'y arrive plus, je voudrais que ça s'arrête, je trouverai un autre job mais là je n'en peux plus...
-  Je comprends je suis pareille, mais tu y as bien réfléchi ? c'est pour ta fille que tu fais ça, ne l'oublie pas ! Réfléchis-y encore un peu, de toute façon Yvan est trop remonté en ce moment pour que tu lui parles de ça, je crois que vanille s'est fait la malle !
-  Ah non, regarde, là voilà.
Je me retourne et la voit, elle a de gros hématomes sur le visage, les yeux rouges et dans le vague, elle passe à côté de nous, mais nous voit même pas.
-  Tu crois que c'est Yvan qui lui a fait ça, me demande Lorena.
-  Je sais pas, c'est possible j'ai vu qu'elle attendait Yvan hier soir ! J'irai lui parler un petit coup tout à l'heure.
Yvan m'appelle tout à coup, j'ai peur d'aller dans son bureau, mais en fait c'est pour passer sur scène, il faut que je me dépêche, il me reste cinq minutes avant d'y aller !

Indirect guiltyOù les histoires vivent. Découvrez maintenant