Titre du Chapitre

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Le réveil est atroce, j'ouvre d'abord un œil, puis le deuxième. Mais un mal de tête infernal m'oblige à les refermer !
Je ne comprends pas pourquoi j'ai si mal que ça. J'ai déjà eu des migraines mais là c'est intense. J'essaie de m'étendre mais tout mon corps me crie d'arrêter.
Sacha vient se frotter à moi, ses poils me chatouillent le nez, je me force à m'asseoir dans le lit, les yeux encore à moitié fermés. Mais j'entends soudain du bruit sur mon côté droit, dans ma petite cuisine. Je prends peur, alors me force à les ouvrir plus. Mais là, je le vois, torse nu, jean taille basse, il est tellement sexy que j'en mords ma lèvre inférieure.
-  Ce que tu regardes te plait ? Dit-il d'un air amusé.
Je rougis immédiatement et me prend la tête entre les mains. C'est là que je m'aperçois que ma main est bandée, qu'elle me fait mal. Je commence à avoir des images brèves d'hier soir, oh mon dieu ... qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai bu, beaucoup trop ... et j'ai eu tellement de pensées négatives ... est-ce que j'ai essayé d'en finir ! Je me rappelle y avoir pensé ! Est-ce que j'ai tenté ? Puis je repense à la bouteille de vodka éclatée parterre, moi qui me relève et m'écorche, ensuite ces idées noires mais les nausées m'ont sauvées, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout.
Je le regarde de nouveau et me rappelle nous deux sous la douche, il a dû me nettoyer, j'ai trop honte. Et y'avait Julie, pourquoi l'a-t-elle laissé faire, c'est elle qui aurait dû s'occuper de moi, ou plutôt me faire reprendre légèrement mes esprits. Et ma Julie, j'ai rêvé ou bien je l'ai entendu pleurer !
- Comment tu vas Milla ?
- Moyen ! J'ai honte ! Je suis désolée !
- Ne le soit pas ! C'est ma faute ! Me dit-il en se rapprochant de moi avec un verre et une pastille effervescente à l'intérieur. Tiens bois ça ! Tu en as besoin !
- Merci !
Boire le verre me fait un bien fou, je suis complètement déshydratée.
- Pourquoi es-tu resté Jon ? C'était pas nécessaire.
- Tu nous as tous fait très peur tu sais ?
- Fallait pas !
- Quand je suis sorti de mon bureau, et que je ne t'ai pas retrouvé, j'ai essayé de t'appeler mais tu ne répondais pas, alors Julie a tenté à plusieurs reprises en pensant que peut-être tu ne voulais pas me parler. Mais à Julie non plus tu répondais pas, alors Scott a proposé de nous conduire jusqu'à ton appart. Moi j'étais incapable, je croyais t'avoir définitivement perdu, j'étais dévasté bébé, me dit-il en me caressant délicatement la joue et en remettant une mèche de mes cheveux derrière l'oreille.
Je soupire un grand coup, j'ai immédiatement les frissons dès que ses doigts touchent ma peau. C'est incroyable l'effet qu'il peut avoir sur moi. Il s'en aperçoit tout de suite et m'offre un magnifique sourire qui me fait complètement craquer.
- Quand on est arrivé ici, on avait beau taper à la porte, tu ne répondais pas, on a pris peur, alors je suis désolée bébé mais dans un geste de désespoir, j'ai enfoncé ta porte, continue-t-il.
Je tourne ma tête rapidement vers ma porte, peut-être trop rapidement, parce que des nausées reviennent. Mais je m'aperçois que ma porte est fermée, alors du regard je l'interroge.
- Elle peut s'accrocher mais ne ferme plus à clé ! Ne t'inquiètes pas, je vais m'en occuper !
- Voilà pourquoi tu es resté ?
- C'est pas la seule raison, mais elle en fait partie en effet !
J'ai soudain très envie de faire pipi, j'allais retirer les couvertures de mon lit pour me dégager mais je m'aperçois à temps que je suis nue ! Je me dépêche de serrer mes couvertures sur ma poitrine nue. Il voit ma réaction et rit doucement en baissant les yeux.
- Après la douche, je t'ai couché ...
- Mais ... est-ce qu'on a fait ... quelque chose ensemble ? Je demande timidement.
- Non bébé, tu me crois vraiment capable de te faire l'amour malgré ton état ... j'ai dormi sur ton canapé. Bouge pas, je vais te chercher quelques habits ... même si je prendrais un très grand plaisir à te regarder aller aux toilettes en tenue d'Eve !! Me dit-il par dessus son épaule en allant me chercher quelques fringues.
Je ne réponds rien, je suis encore trop vaseuse mais j'ai surtout trop honte ! Est-ce qu'il croie que j'ai essayé de me tailler les veines ? Il revient avec sa chemise et une petite culotte prise au hasard dans mon placard, enfin le hasard fait bien les choses apparemment, puisqu'il me tend un string rouge hyper sexy.
-  Tiens bébé !
Il me passe sa chemise et le string, en les enfilant, il ne me lâche pas du regard, je sens bien qu'il se retient, il voudrais me rejoindre, ma respiration s'accélère, parce que moi aussi, ça me plairait. Mais là, j'ai trop envie de faire pipi. Heureusement sa chemise descend jusqu'en bas de mes fesses, mais je sens toujours son regard sur moi, quand je lui tourne le dos pour me diriger vers les toilettes. Alors sans qu'il le voit je ne peux m'empêcher de sourire, il a envie de moi et n'arrive pas à le cacher !
En sortant des toilettes, j'ai extrêmement soif. Et comme s'il s'en doutait, je sens une alléchante odeur de café, mon petit réconfort du matin !
Il est de dos dans la cuisine, j'ai envie de me coller à lui, le toucher, l'embrasser jusqu'à ce qu'il se retourne, me soulève dans ses bras pour m'emmener dans mon lit et me faire l'amour. Mais je ne peux pas, il a trop de choses dont il doit me parler. Et puis je repense au « papi » qui était dans son bureau, je dois lui en parler aussi, même si j'appréhende de lui expliquer comment je le connais !
- Jon ?
Il se retourne, et là je ne peux m'en empêcher plus longtemps, je m'approche de lui doucement et me colle contre sa poitrine.
- Pardon pour hier soir ...
- Ne t'excuse pas Milla, c'est moi qui te doit des excuses ... tu as besoin de réponses à tes interrogations, je suis là, je ne vais pas me défiler cette fois-ci ! J'ai eu trop peur de te perdre définitivement hier soir. Ces dernières semaines sans toi ont été atroces, tu m'as terriblement manqué, je ne veux plus revivre ça ! Plus jamais, tu m'entends ! Me dit-il en me relevant le menton pour que je puisse le regarder.
Je le vois dans son regard, il est sincère.
- J'ai trop besoin de toi Milla, je te veux à mes côtés...
Il se penche et dépose un léger baiser sur mes lèvres. Malgré son regard envoûtant et ses lèvres si douces, la réalité me revient en pleine face, avec tout ce que j'ai vomi hier, je dois avoir une haleine de dingue !!!
- Je reviens, garde le café au chaud.
Je le repousse gentiment et me dirige aux toilettes, parce qu'un brossage de dent en effet est nécessaire mais une douche aussi.
Sous la douche, je repense à ce qu'il vient de me dire, ça y est enfin, il va m'expliquer, et surtout il a besoin de moi et je lui ai manqué ! Alors ok, on va mettre carte sur table ce matin, aussi bien lui que moi avec le « papi ». Mon coeur s'emballe, j'espère que tout ira bien.
Je décide d'enfiler un jean slim et un petit débardeur noir, et je remet le string rouge, on sait jamais...
Quand j'arrive dans la seule pièce de mon appart, je le surprend sur mon canapé avec mon téléphone dans la main !
- Tu fais quoi, là ??
- Et bien, au vu du vol plané que tu as dû lu faire prendre hier soir, j'essaie de voir s'il refonctionne. Et c'est le cas, tiens je viens de le rallumer !
- Oh ... oui c'est vrai ... euh ... merci ... je croyais que ...
- Non Milla, ne t'en fais pas, je ne suis pas comme ça !
Mon café m'attend sur la petite table, je lui saute dessus, enfin pas trop vite non plus, mon crâne ne le supporterait pas.
- Merci pour le café, Jon.
- Avec plaisir.
Pendant que je me délecte des premières gorgées du café, je sens son regard insistant, je me retourne et il me sourit doucement :
- Avant tout chose, Bébé, il faut que je sache, hier soir tu as voulu te faire du mal ? Me demande-t-il en me montrant mon poignet.
- J'ai fait et pensé à beaucoup de choses débiles hier soir, mais ça, non, je me suis juste blessée. Je suis tombée sur les morceaux de verre au sol. Mais vu mon état, j'étais incapable de me soigner toute seule.
Je l'entends soupirer et se frotter le visage entre ses mains.
- Tant mieux, Milla, j'ai eu peur que ...
- Non, ça n'était pas ça, le coupais-je.
- Alors, envoie vite un petit message à tes copines, parce que je pense qu'elles doivent être impatientes d'apprendre ça.
- Oh oui, mince les filles.
Je saisis immédiatement mon portable pour les rassurer. J'ai quand même réussi à l'abimer. L'écran est fendue en deux, quelle conne ! Comme ça, à chaque fois que je le prendrai, je penserai à cette putain de soirée, génial !!
Une fois terminé, je me lève pour une autre tasse de café. Julie me répond instantanément, elle est soulagée, mais veut me voir aujourd'hui, elle veut que je lui explique !
En prenant la cafetière, je demande à Jon s'il en veut de nouveau ?
- Non, c'est gentil, j'en ai déjà bu pas mal, en attendant que tu te réveilles.
À peine le dos tourné pour me servir une tasse, que je sens ses mains sur mes hanches.
- Je n'arrive pas à m'éloigner de toi, j'ai constamment envie de te sentir contre moi, Bébé.
Il me soulève une mèche, pour accéder à mon cou et y déposer de légers baisers. Je ne peux m'empêcher de pencher ma tête pour en demander plus ! Je gémis tellement il me fait du bien, j'en avais tellement besoin. Des frissons me parcourt le corps, il a dû s'en apercevoir, parce que je le sens sourire contre ma peau.
Ses baisers remontent jusqu'à mon oreille puis sur ma mâchoire, il me retourne pour accéder à mes lèvres, je le laisse faire. De toute façon, mon corps est incapable d'y renoncer, au contraire il en redemande.
Du coup, je passe mes bras autour de sa nuque et me met sur la pointe des pieds pour appuyer plus mes lèvres contre les siennes. Il me soulève, me dépose sur le plan de travail et se faufile entre mes jambes. Nos baisers ne sont plus de simples bisous tout doux, ils deviennent intenses, chauds. Je lui mords la lèvre inférieure, il gémit :
- Oh Milla ...
Je passe mes mains sur son torse nu, ses muscles sont tendus, son corps est bouillant. Je les remonte pour les passer dans ses cheveux, je ne peux m'empêcher de les lui tirer. Il gémit de nouveau, son excitation monte encore d'un cran, quand il me retire mon débardeur et m'embrasse juste au dessus de la poitrine. Instantanément, mes seins se tendent vers lui et ma tête tombent en arrière.
Je pousse un profond soupir avec un léger petit bruit aigu. Ce qui lui fait relever la tête, on se dévisage longuement, son regard est profond et très intense, il me veut !
Je sens son excitation à travers son jean, pile là où il faut. Dans un geste non contrôlé, mon bassin part en avant. Il m'embrasse immédiatement, sa langue fouille ma bouche à la recherche de la mienne, une fois trouvée, elles dansent ensemble, sans pouvoir s'arrêter, on est à bout de souffle, mais je continue, je lui mordille sa lèvre inférieure. Il me soulève de nouveau et nous emmène vers mon lit, nos lèvres ne se détache qu'une fois qu'il m'a allongé sur le lit.
- J'ai envie de toi, Milla, de te sentir autour de moi, je veux te regarder jouir.
Quand je l'entends, il n'y a plus rien qui compte, juste lui et moi.
- Moi aussi, Jon.
- Quoi, moi aussi ? Dis moi ce que tu veux Milla ? Me dit-il de sa voix rauque.
- Tout ce que tu as dit, je le veux aussi, maintenant !
On s'embrasse de nouveau férocement. Sans quitter nos lèvres, on descend nos pantalons, ce qui fait apparaître son énorme excitation dans son caleçon trop à l'étroit maintenant, je ne peux m'empêcher de le regarder, je l'excite et à fond apparemment. Son regard est descendu sur mon string rouge sexy, j'en étais sûre, j'ai bien fait de le remettre. Je ne peux m'empêcher de sourire légèrement. Il le remarque :
- Qu'est-ce qui vous fait rire, mademoiselle ?
- Toi !
- Moi ? J'avais espéré une autre réaction !! Sourit-il.
- Viens là, je lui dis.
En l'attirant contre moi, il en profite pour passer ses bras dans mon dos et décrocher mon soutien-gorge. Ma poitrine libérée, il se penche pour la prendre en coupe et l'embrasser, puis dépose des baisers entre mes seins et en descendant vers mon ventre et mon nombril, je me cambre, tête en arrière. J'ai tellement envie de lui, que j'ai l'impression qu'à la première pénétration, je vais jouir !
Quelqu'un frappe à la porte :
- Milla ?
Je me relève en manquant de faire tomber Jon au pied du lit.
Je reconnais cette voix ... oh non pas maintenant ... mes parents !
Je regarde Jon, je vois à son regard plein de détresse, qu'il a compris que mes parents étaient derrière la porte ! Et qu'elle n'est pas fermée à clé !
- Milla ? T'es là ?
- Oui ... Maman ... attends ... j'arrive !
Nous sautons sur nos habits, on manque de tomber en se bousculant, on se sourit puis Jon m'attrape par le bras et me chuchote à l'oreille :
- Bébé, personne ne m'a jamais autant excité, j'aurais aimé te prendre, là tout de suite ...
Je pousse un énorme soupir, parce que moi aussi j'aurais tellement aimé.
- Je vais dans ta salle de bain parce que pour l'instant je ne suis pas présentable, me dit-il en m'embrassant dans le cou et en me montrant son entrejambe.
Je continue de m'habiller et essaie de reprendre mes esprits, parce que là franchement, je vais avoir dû mal d'avoir une simple conversation, vu les pulsations que j'ai entre les cuisses.
Une fois prête, je me regarde dans le miroir, me recoiffe vite fait et ouvre cette putain de porte !!!

Indirect guiltyOù les histoires vivent. Découvrez maintenant