Shikamaru à la rescousse

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"Maître Hokage ?

- Kakashi, appelle-moi Kakashi, je te l'ai déjà répété cent fois Shikamaru.

- Oui, maître Kakashi...

- Qui y-a-t-il ? Tu as l'air inquiet...

- Vous savez que Temari de Suna devait arriver aujourd'hui pour l'organisation de l'examen Chunin ?

- En effet...

- Mais elle était attendue il y a de cela plusieurs heures aux portes du village et elle n'est toujours pas arrivée...

- La tempête de neige l'aura retardée et elle se sera arrêtée dans une auberge.

- Oui sans doute, mais elle aurait envoyé un message...

- Par ce temps, il semble peu probable qu'elle ait pu envoyé un message.

- ...

- Qui y-a-t-il Shikamaru ?

- J'ai un mauvais pressentiment...

- Temari est une grande fille et une ninja expérimentée, elle aura su anticipée ce changement de météo.

- Certes, mais à Suna, ils n'ont pas l'habitude de la neige, elle a pu s'égarer dans la tempête. Et je nous vois mal expliquer au Kazekage que nous avons perdu sa sœur et que nous n'avons rien fait pour la retrouver.

- Oui, ça serait malvenu... Que suggères-tu ?

- Je suggère d'envoyer une petite équipe à sa recherche.

Kakashi examina Shikamaru un instant. Le jeune homme sentit le regard perçant de son ainé sur lui. Il sentait que le sixième du nom lisait en lui.

Oui, il était inquiet pour la sœur du Kazekage. Pour Temari. Il savait qu'elle était intelligente et débrouillarde. Mais tout de même, il préférait s'en assurer.

- Bien, finit par dire Kakashi. Mais je n'ai pas d'équipe disponible pour cette mission. Aussi, tu devras t'en charger seul. Je vais demander à Pakkun de t'accompagner. Malgré la neige, il pourra peut-être retrouver sa trace.

Shikamaru fit la moue. Pakkun était certes un chien ninja admirable, mais il avait une langue acerbe et ne se gênait pas pour dire sa façon de penser. Comme cette fois où il faisait semblant de dormir pendant l'attaque de Konoha par les ninjas d'Oto et où Pakkun l'avait mordu pour le faire réagir, révélant sa lâcheté. Mais il devait admettre qu'il lui serait sûrement d'une grande aide dans cette tempête.

Et c'est ainsi, que cette équipe improbable se mit en route à la recherche de la princesse de Suna.

La tempête avait momentanément ralentie. Ils avaient suivi la route habituelle pour Suna. Aucune trace de la kunoichi. Ils s'étaient arrêtés dans les quelques auberges où elle aurait pu faire étape. Personne ne l'avait vue. Shikamaru pressentait le pire.

- Quelle galère ! pensa-t-il, comment a-t-elle pu se mettre dans un pétrin pareil !

Il était plus inquiet qu'agacé en réalité. Temari était son amie et il tenait à elle. Il y avait ce lien particulier entre eux, depuis le combat de l'examen Chunin. Un mélange de respect et d'admiration. Mais aucun des deux ne l'auraient admis. Elle avait aussi le don pour le pousser dans ses retranchements, l'obliger à se bouger quand il aurait préféré observé les nuages ou dormir toute la journée. C'était un peu grâce à elle aussi, qu'il avait évolué, que le flemmard était devenu le bras droit du sixième Hokage. Ino n'arrêtait pas de le gonfler avec ça. Depuis qu'elle et Shikamaru était venu à la rescousse de Temari lors d'une mission et qu'elle s'était sentie de trop entre eux, elle n'arrêtait pas de harceler le jeune homme sur sa relation avec la ninja de Suna. Mais Shikamaru se tuait à lui répéter qu'il n'y avait rien. Et c'était vrai, il n'y avait rien. Non pas qu'elle n'était pas attirante, elle avait un joli sourire, mais il la trouvait bien trop galère, comme la plupart des femmes. Elle était comme sa mère, peut-être même pire !

Au bout d'une demie journée de marche et alors que la nuit commençait à tomber, Pakkun s'arrête net.

- Qui y-a-t-il Pakkun ? Tu as senti quelque chose ?

- Oui, mais elle n'est plus sur le chemin. Il se mit alors à courir en direction de l'odeur qu'il flairait.

- Par ici, elle a quitté la route.

Après quelques kilomètres, Pakkun ralentit à nouveau. Il faisait sombre.

- Elle est tout près...

- Temari ? Tu m'entends ? Tu es là ?, cria Shikamaru

Aucune réponse. C'était plus qu'inquiétant.

Pakkun continuait à flairer le sol. La neige avait recouvert toutes traces, mais son odeur était encore perceptible.

- Shikamaru, elle est là !

Elle était là, en effet, étendue par terre, une petite pellicule de neige la recouvrait. Shikamaru se précipita.

- Elle est vivante, dit Pakkun, inconscinete mais vivante.

- Il faut vite la réchauffer. Temari, tu m'entends, réveille-toi, ouvre les yeux ! dit-il tout en la recouvrant de sa cape et en la frictionnant pour la réchauffer. Elle émit un faible gémissement mais ne revint pas à elle.

- Il faut la mettre au chaud le plus vite possible Pakkun. Elle ne tiendra pas jusqu'à Konoha. Est-ce qu'il y a un village près d'ici ?

- Il y a une auberge à quelques kilomètres...

- Parfait, peux-tu nous y conduire ?

- C'est parti !

Shikamaru passa un bras sous les jambes de Temari tandis que l'autre passait sous ses bras et la souleva de terre. Il ne fallait pas perdre de temps.

Le feu et le ventOù les histoires vivent. Découvrez maintenant