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À peine la porte de sa chambre refermée, j'ai sursauté en voyant un homme appuyé sur le mur à côté de la porte.

Il me regardait du haut de sa longue taille, j'ai reconnu cet air ennuyé. C'était lui, c'était l'espagnol.

Lui- Jeynah..

Comment connaissait-il mon prénom ?

- comment tu...

Lui- *me coupe* c'est écrit sur ta blouse.

J'ai regardé comme une imbécile ma tenue d'infirmière et en effet, il y avait la petite étiquette avec mon prénom. Il fallait que je m'y fasse.

J'ai soufflé en me rendant compte de ma bêtise et puis je me suis éclipsée pour poursuivre mon service.

Je l'ai entendu rire et il me semble qu'il est rentré dans la chambre de Adí. Attendez, la chambre de Adí ? Je n'en étais pas certaine.

J'ai continué ma journée de travail jusqu'à l'heure de ma pause. Mais ce matin, je pensais tellement à Adí que j'en avais oublié de me fournir à manger, alors j'ai du aller à la cafétéria ce qui a fait mal à mon porte monnaie.

J'ai envoyé un message à Feyrah mais nous n'avions pas la pause en même temps. Alors j'ai pris mon plateau de nourriture et je me suis installée à une table.

J'ai mangé assez rapidement et je me suis levée pour débarrasser. Il me restait encore un peu de temps alors je suis sorti dehors, devant l'hôpital. Une petite porte menait directement de la cafétéria à dehors.

Je me suis installée sur un des bancs et j'ai sortis mon téléphone afin de consulter mes messages. Sauf qu'à part Feyrah, je n'avais aucun message. Alors j'ai refermé mon téléphone.

Je regardais devant moi tout en méditant sur ce que je voyais. Je voyais des personnages âgées accompagnées de leurs enfants ayant du mal à marcher, des enfants sortir de l'hôpital plâtrés, des personnes en sortir en fauteuil roulant, d'autres personnes étaient seules, certaines accompagnées.

Tout cela montrait la réalité. Il y a des personnes malades que nous oublions trop souvent. Ces personnes ne peuvent pas marcher comme nous le pouvons, où respirer sans être contraint de se trimbaler une bouteille d'oxygène ou alors la perfusion, accrochée à eux comme des chaînes. C'était la triste réalité.

Une forte odeur de cigarette m'a sortie de mes pensées, je détestais cette odeur destructrice. J'ai tourné ma tête et à environ 10 mètres de moi se trouvait ce putain d'espagnol. Mais qui est-il au juste ?!

Il riait au téléphone, je l'observais au loin, assise sur mon banc tandis qu'il avait l'air bien préoccupé par son appel. En le voyant sourire, j'avais pu constater de jolies dents parfaitement alignées et tellement blanches que je pouvais les voir d'ici.

Je me suis concentrée pour essayer d'entendre sa conversation mais il parlait en espagnol, alors je me suis levée et je suis partie. En me levant, j'ai vu qu'il a levé les yeux de son téléphone et m'a regardée puis, sans trop me porter d'attention, s'est re concentré sur son appel.

1 semaine plus tard...

Cela faisait désormais une bonne semaine que je travaillais au sein de cet hôpital, je m'épanouissais toujours autant ! Feyrah également, chaque soir nous rentrons ensembles quand nous finissons en même temps et nous nous racontons nos anecdotes de la journée. J'aimais beaucoup ce train de vie.

Jeynah : « Juste un dernier souffle... »Où les histoires vivent. Découvrez maintenant