Saïd- je m'en rappelle de la première fois que je t'ai vu. *rire* Je t'ai sauvé, non ?
J'ai souris en repensant à ce jour où mon seul frère m'a sauvé. Moi, et mon fils.
Flash-back...
3 ans en arrière...
Je venais d'arriver en France depuis quelques temps et je n'avais fait que dormir dehors, avec mon fils. Les premiers jours j'avais pu dormir à l'hôtel mais je n'avais maintenant plus de sous et comme c'était sur Paris, difficile de trouver des prix bas.
Je n'avais même pas d'affaires, je me rappelle du jour où j'ai voulu rentrer chez moi et que personne ne m'a ouvert puis j'ai trouvé un mot disant « je suis désolée, je ne supporte plus de vous voir ». A partir de ce moment là, j'ai compris.
Ce jour là, j'étais parti avec mon fils au parc et en revenant, je me suis retrouvé dehors, sans rien. J'avais essayé de sonner pendant presque 1 heure afin de récupérer mes affaire et quand j'ai vu que c'était peine perdue, je suis reparti. Seul, avec ma haine.
J'avais utilisé tout l'argent de ma carte afin de payer des billets pour la France, je savais que ce pays m'offrirait des meilleures aides et au début, je n'ai pas eu tord. J'avais pris néanmoins un risque énorme en prenant l'avion avec Adí, malade.
J'étais à ce moment là assis sur un banc de Paris, avec mon fils dans mes bras. Adí n'avait que 3 ans, c'était qu'un tout petit bébé mais c'était déjà ma seule force.
- Je suis désolé mon fils. Promis bientôt on dormira au chaud.
Adí- C'est pas grave papa...
On ne parlait même pas français. J'étais qu'un immigré qui parlait espagnol.
J'avais quelques mots de vocabulaire en français mais vraiment peu tandis que mon fils lui, ne parlait que espagnol.
Mon fils a toujours été très intelligent. Je me rappelle qu'à l'âge seulement de 3 ans il parlait déjà couramment. Il a toujours été impressionnant ce gosse.
Nous étions sur ce banc, il faisait nuit et froid, très froid. Je me rappelle que j'étais en tee shirt. J'avais céder mon pull et mon manteau à Adí pour lui faire office de couverture. Je ne voulais surtout pas qu'il ai froid.
*dialogue en espagnol directement traduit en français*
- Tu n'as pas froid ?
Il a hoché la tête négativement.
Adí- pourquoi on est plus chez mamie ?
- mamie ne veut plus de nous, on est que tout les deux bonhommes. Ce n'est pas grave.
Adí- Je n'aime pas Paris, je ne parle même pas le français.
- on apprendra.
Adí- on a même pas de maison.
- Je te promets que je vais en acheter une, une grande maison rien que pour papa et Adí !
J'étais en pleine souffrance, c'était dur. Tellement dur de devoir dormir dehors avec son fils en étant impuissant face à la situation. Si j'avais une cagoule et une arme j'aurais braqué la première banque venue juste pour que mon fils puisse dormir au chaud, aujourd'hui.
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Jeynah : « Juste un dernier souffle... »
Romansa- Jey'... Je vais mourir ? Jeynah- Je t'aurais donné mon dernier souffle, si j'avais pu... ... Il les a rapproché, mais il finira sûrement éloigné d'eux. Juste un dernier souffle, pendant que certains veulent des milliers d'affaires, lui ne veut qu...