Chapitre 13 : Egorgé.

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Noha :

— Allez, viens danser avec nous, monsieur le chef.

Les filles sont venues se poser quelques minutes, puis elles sont retournées avec les autres. Et Megan est enfin partie voir sa mère, enfin cette pute est partie, je parie qu'elle pue de la chatte. Bon Noha, la critiquer ne va rien changer au fait que tu l'aimes ou pas, alors autant ne pas prendre des péchés inutilement.

— Pourquoi faire ?

— Je sais pas moi, regarde les hommes danser avec leurs femmes, pourquoi pas toi ?

— Danser avec ce parasite, puis quoi encore.

— Parasite que tu n'as pas lâché du regard depuis qu'elle est allée danser, moi qui pensais que tu n'avais que des yeux pour... Finalement je t'ai surpris à l'admirer, j'ai le cœur brisé.

— Pour voir si elle allait tomber comme une merde ou pas, réplique Atlas.

— Finalement elle s'en est bien sortie, même mieux que certaines.

— Mouais.

— Puis pourquoi tu l'appelles le parasite ?

Cette question me démange la langue depuis qu'elle est arrivée, j'espère avoir une réponse complète.

— Quelqu'un qu'on me colle contre mon gré à vie n'est qu'un parasite dans ma vie.

— Je te comprends pas, on te donne une femme aussi froide et diabolique que toi et tu n'en veux pas.

— Ouais, c'est ça le problème, c'est Amaya.

— O Zot (mon Dieu).

Je me mets à côté de mon cousin et regarde Rita apprendre à Amaya à danser comme nous, et c'est la première fois que je la vois sourire de cette façon, bien évidemment excepté avec nous.

Quand on parle du loup, Rita me lance un regard, un regard qui veut dire « merde ». Je suis son regard et puis je vois halla Kate. Elle ne quitte pas des yeux Amaya, ce qui est logique, on ne peut pas la rater avec cette couleur.

— Vëlla (frère), il y a halla Kate.

— Où ?

— Là-bas, à côté des grandes fenêtres.

— Merde, souffle Atlas.

Il attrape la cape d'Amaya et sa pochette qu'elle a laissée sur la table, et Rita, en nous voyant, comprend qu'on va se barrer. Elle dit quelque chose à Amaya et la force à prendre la même direction que nous, elle a l'air dans l'incompréhension.

Le père d'Atlas nous arrête, merde, on n'a pas le temps, quoi. Cette folle de Kate est une des personnes les plus imprévisibles dans cette famille de merde, et Julian l'homme le plus curieux dans cette famille, on est bien tombés nous.

— Vous allez où comme ça ?

— Peut-être porter hors d'atteinte Amaya de ta psychopathe de sœur.

— Kate est ici ?  Nous demande le père d'Atlas.

— Comment ça elle est ici ? Elle ne doit pas l'être ? Demande Atlas.

— Non, elle doit être internée normalement, je ne l'ai dit à personne mais en allant chez elle, Agnes a trouvé dans son salon des photos d'Amaya prises de je ne sais où, toutes déchirées ainsi que des fléchettes dessus, brûlées, bref, en gros votre tante ne doit pas être ici.

— Mais... 

Nous rejoint avec Amaya qui a l'air plus que confuse.

— Bon, allez-y, dit l'ancien chef en tapotant mon épaule.

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