— Bon, à ce que je vois, tu n'as rien de grave, Amaya. Tu es juste allée au-dessus de tes limites, surtout que ton corps n'est pas à 100 % guéri. Comme je te l'ai expliqué, tu as quelques bleus sur les jambes causés par la chute. Ce n'est pas très grave, mais évite de t'en faire plus, dit-il en lançant un regard à Atlas, qui est appuyé contre le mur à ma gauche. Et puis pour ta cuisse, tu as juste trop forcé dessus, elle s'est contractée à cause du surmenage, c'est pour ça qu'elle te faisait mal.
Sam a fait un check-up de routine et m'a fait marcher pendant cinq minutes en faisant des allers-retours dans la chambre pour voir si ma cuisse allait mieux, pour voir si j'ai encore mal. Finalement, j'y arrive, mais j'ai l'interdiction de porter des choses lourdes et de courir. Mais ça, à vrai dire, il le disait plus à Atlas qu'à moi.
Sam me souhaite un bon rétablissement avant de sortir de ma chambre, puis Atlas s'approche de mon lit.
— Ce ne sont pas mes habits, ça, dis-je en faisant référence au grand t-shirt noir que je porte et au jogging gris.
— Non.
— C'est toi qui m'as changée ?
Il allume une clope, pose ses lèvres sur le filtre, inspire, puis souffle sur moi, encore.
— Oui, ça te dérange ? me dit-il comme si c'était quelque chose qu'on fait souvent.
Je couvre sans réfléchir ma poitrine avec mes bras et lui réponds :
— Qu'une pourriture comme toi pose ses mains sales sur moi ? Oui.
— Sam m'a obligée, sinon tu allais tomber gravement malade, et t'entendre te moucher toute la journée risquerait d'attiser encore plus ma colère, finit-il en reprenant une taffe de sa clope.
— Est-ce que tu as vu...
— La cicatrice que tu as camouflée avec ton tatouage ? Non.
Il a vu...
Dévie le sujet, dévie le sujet...
Ah oui.
— La conférence de presse se déroule à New York ? dis-je finalement.
Il me dévisage en inspirant la nicotine de sa clope. Désolé, Atlas, mais c'est à mon tour d'esquiver un sujet, et étonnamment, il répond à ma question sans aller plus loin.
— Demain à 15 heures, dit-il en soufflant sa fumée sur moi.
Je la balaie avec ma main gauche, ma main blessée à cause de lui.
— Pourquoi je dois l'accompagner ?
— Pour qu'on ne me pose plus la question de si je suis en couple, si j'ai une femme, si je suis célibataire. Je vais juste t'utiliser pour les faire taire.
M'utiliser.
Toujours m'utiliser.
« Je vais t'utiliser comme simple instrument »
« Tu seras utile grâce à ton beau visage »
« Tu n'es qu'utile pour tuer mes ennemis »
— Oh, parasite, je te parle ! La voix d'Atlas me sort de mes pensées.
— Tu disais ?
Quand je pose mes yeux sur son visage, je remarque qu'il inspecte tous les millimètres de mon visage, de ma peau. Après de longues secondes dans ce silence à se regarder sans rien dire, il brise enfin le silence.
— Tes cousins, accompagnés de la copine d'Aiden, ainsi que Rita, Eren et Noha, viennent déjeuner ici.
Je passe mes mains sur mon visage et lui réponds d'un simple « ok », puis il disparaît de ma chambre.
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Atlas
Romance"L'effet papillon est défini comme une chaîne d'événements qui se suivent les uns les autres et dont le précédent influe sur le suivant. Ainsi, on part d'un événement insignifiant au début de la chaîne pour arriver à une chose catastrophique la plup...
