Chapitre 16 : Footing matinale.

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Après avoir descendu les valises seule, je suis à présent dans la voiture d'Atlas, qui ne m'a pas accueillie pour faire un coup de gueule par rapport à la sécurité qui est à revoir, en prétextant qu'il a utilisé son statut de fiancé pour entrer dans mon appartement.

Je le déteste. Je me suis enfermée dans ma propre bulle avec ma musique, je ne veux pas lui parler, je meurs d'envie de lui cracher tout mon venin à la face, mais je ne dis rien.

Je me contente de regarder le ciel, le ciel que je n'arrive pas à bien voir puisque ce taré roule comme s'il avait neuf vies.

Une voiture klaxonne, puis une deuxième, puis une troisième... mais il ne ralentit pas.

— Atlas, ralentis, dis-je en enlevant un écouteur.

Mais il m'ignore, alors ça recommence.

Une quatrième voiture klaxonne, une cinquième, une sixième... il ne ralentit toujours pas.

— Tu vas ralentir quand tu auras causé un accident ou ? dis-je.

— Quand tu arrêteras de me mettre hors de moi, dit-il.

Un sourire narquois vient habiller mes lèvres. Je lève ma jambe droite, que je plie, et sur laquelle je cale ma tête pour faire face à Satan.

— Je te mets hors de toi ? J'ai fait quoi ?

— Tu me poses vraiment la question ? me dit Atlas en jetant un regard furtif sur moi.

— Ça se voit pas, pourriture ? Alors ? Tu m'aimes ?

Il prend une taffe de sa troisième clope, ouvre sa fenêtre et jette le mégot, puis la referme. Je regarde minutieusement tous ses gestes et, même s'il me dégoûte, je dois avouer qu'il est très beau et très charismatique.

— Arrête de raconter n'importe quoi. Tu m'as désobéi et je déteste ça, surtout que tu m'as forcé à venir te chercher, finit par me dire la pourriture.

Je prends une grande inspiration, que j'exagère, puis lui réponds :

— C'est toi que je déteste. Puis je ne t'ai jamais dit de venir. En plus de ça, maintenant j'ai une grosse marque au cou.

— Alors ne me désobéis pas. Ce sont juste les conséquences de tes actes.

Je ne peux m'empêcher de rire face à ces paroles. Je me remets en place et frappe doucement mes cuisses, mais assez fort pour que ça fasse le bruit d'un claquement.

— Mes actes, et les tiens alors ? Je tiens à te dire que c'est toi qui m'as abandonnée hier sur le parking du supermarché !

— Et toi qui as décidé de me frapper aux couilles juste pour une enfant, réplique Atlas.

— Oui, et alors ? Je me suis juste vengée de la morsure du chien.

— Tu n'as pas à te venger, tu l'as mérité.

— Mérité ! Mais tu es complètement taré, ma parole.

— Et tu n'as encore rien vu.

Il s'arrête et je pose mon regard sur le grand portail qui s'ouvre devant nous, puis le repose sur Atlas.

— Je vais te faire regretter le jour où tu as posé tes yeux sur moi, parasite.

— Tu crois vraiment me faire peur ? Allez, fais-moi regretter ça, j'attends ça avec impatience de voir ce que tu vas faire.

Un grand sourire malsain apparaît sur ce visage froid.

— Je n'attendais pas ton autorisation, parasite. Je vais te faire regretter ce moment jusqu'à t'en étouffer.

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