Je n'ose pas regarder autre part que la vitre, autre que les gouttes de pluie qui descendent une à une sur ma vitre, et mon reflet qui est calqué sur les lumières de New York.
Je n'arrive pas à croire que j'ai vu Liam, que j'ai craqué devant Atlas.
- Je prévoyais te faire regretter de t'être moqué de moi, mais finalement je crois que l'univers s'en est déjà chargé, parasite, Atlas décide de briser le silence.
- Je tourne ma tête vers lui, il a ses yeux rivés sur son téléphone, puis il les pose sur moi.
- Tu allais vraiment tout sacrifier pour un garçon ? me demande Atlas.
- L'amour, dis-je dans un souffle, l'amour rend bête.
- Très bête, me répond-il, je n'arrive pas à croire que tu allais tout sacrifier quand même.
- Tu n'es jamais tombé amoureux.
- Et ça n'arrivera jamais.
- C'est mieux ainsi, j'essaie d'avaler la boule que j'ai dans la gorge et reprends, je ne veux plus tomber amoureuse.
- Je détache mon regard de celui d'Atlas pour regarder le plafond, je ferme les yeux et laisse mes pensées refaire surface, en me disant que j'aurais aimé faire ressortir tout ce que je ressens en larmes, mais je n'ai pas envie de retourner à cet endroit, humide et froid, rempli de cris et d'apitoiement, dans la cave.
-On reste combien de jours en Albanie ?
J'essaie de me changer les idées comme je peux, même si ce n'est pas évident.
- Normalement deux jours max, me répond la pourriture.
- Ok.
Je garde les yeux fermés jusqu'à ce qu'on arrive chez lui, je rentre la première dans son manoir. J'entends Rita crier et aperçois Megan venir dans le hall, mais je ne fais attention à aucune d'elles, je monte les escaliers sans réfléchir. Je les entends parler avec Atlas, surtout Megan se plaindre de ne pas avoir eu le droit de venir avec nous, et c'est mieux ainsi.
Arrivée dans ma chambre, je me déshabille, je mets la crème que m'a conseillée Sam sur ma cuisse, et reste en sous-vêtements le temps que je fasse ma valise, je la mets au milieu de ma chambre pour ranger mes habits après avoir regardé la météo générale en Albanie puisque je ne sais pas dans quelle ville nous allons.
Une trentaine de minutes se sont écoulées depuis que je suis arrivée, un grand calme m'entoure, et dans ma tête tout se chamboule. Je sens le vide à l'intérieur de mon estomac s'agrandir et mon envie de le combler s'agrandir. Je pense à un moyen de le combler mais je suis interrompue pendant ma réflexion. La porte s'ouvre d'un coup et c'est Rita, elle se couvre les yeux.
- Tu peux enlever cette main, tu m'as déjà vue en sous-vêtements.
- Oui mais en dentelle blanche j'ai l'impression d'avoir commis quelque chose d'illégal en te voyant dedans.
- Je rigole à sa stupide remarque, quand Rita est là je me sens moi-même, elle me fait sentir en sécurité.
- Entre, ne reste pas là, dis-je en faisant un signe de main pour qu'elle entre.
- Elle enlève sa main et me sourit, puis ferme la porte derrière elle et se jette sur le lit qui est à ma gauche et baisse sa tête vers moi.
- Des photos de toi font le buzz sur Internet, surtout sur Twitter Bomba Latina, m'avoue Rita pendant que je plie un col roulé rouge, toi te foutant de la gueule d'Atlas, ça a plus à beaucoup de gens.
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Atlas
Romance"L'effet papillon est défini comme une chaîne d'événements qui se suivent les uns les autres et dont le précédent influe sur le suivant. Ainsi, on part d'un événement insignifiant au début de la chaîne pour arriver à une chose catastrophique la plup...
