7. 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟𝑠

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« I hate who i was before »— melanie martinez

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« I hate who i was before »
— melanie martinez

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Caleb


Après avoir pris mon repas du midi, cherchant du repos, je m'assois sur une chaise longue dans mon jardin. J'étends mes pieds dessus et sors une cigarette de la poche de mon jogging.

Brûlant le tabac, je fixe la piscine de façon pensive. Mes pensées me renvoient à ce matin. Précisément quand je suis sortie de la salle de bain et que je me suis habillée devant Celia. Putain... j'avoue que ça m'a presque émoustillé.

Et ce qui me plait encore plus c'est qu'elle me résiste. C'est bien la première fois qu'une fille le fait autant. D'ailleurs, hier, à la soirée — complètement bourré je le confirme — j'ai espéré que je pourrais enfin l'approcher, mais elle m'a repoussée et ça m'en a donné encore plus envie.

Je vais y arriver de toute façon.

Comme d'habitude.

Car quand je sens que c'est difficile, je suis doublement tenté, et j'avance encore plus.

J'expire un nuage de fumée toxique, quand j'entends des pas derrière moi. Pas besoin de me retourner pour savoir de qui il s'agit.

Mon père me rejoint et s'assoit sur le transat à ma droite.

Je ne le regarde pas, mais je sens ses yeux lourds posés sur moi.

— Caleb.

Je l'ignore et inspire une taffe. Je sais que cela l'exaspère au possible et j'adore en jouer.

— Caleb !

Pendant de longues et insistantes secondes, il attend, espérant une réponse de ma part. Puis finalement, devant mon inattention, il perd patience et me tire brusquement la cigarette des mains. Choqué, je me retourne vers lui alors qu'il écrase ma clope pas encore fini par terre.

Il fait mine d'ajuster sa cravate, essayant de cacher la colère qui grandit en lui. Mais j'arrive très bien à le voir : une grosse veine palpite sur son front et son visage tire au rouge. Ridicule.

— Quand je te parles, tu m'écoutes.

Ouh. C'est qu'il croit vraiment avoir de l'autorité, en plus.

Je lui lance un regard noir remplit de colère, reflétant toute la haine que je ressens pour lui. Car oui, je le déteste profondément et il sait très bien pourquoi — même s'il fait toujours celui qui l'ignore.

La vérité c'est que je ne pourrais jamais lui pardonner ce qu'il m'a fait subir alors que je n'avais que neuf ans. Alors que j'étais encore petit et vulnérable.

— Demain tu commences l'entraînement de football, m'informe-t-il. Je veux que tu sois parfait, Caleb. Tu m'entends ? Parfait !

— Je t'emmerde, papa, dis-je en me levant.

I would hurt youOù les histoires vivent. Découvrez maintenant