6. 𝑒𝑛𝑣𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑜𝑖

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« see baby, I been feeling youbefore I even knew what feelings were about »— ariana grande

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« see baby, I been feeling you
before I even knew what feelings were about »
— ariana grande

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Caleb


J'enfile rapidement un jean et un tee shirt noir, telle la personne basique que je suis. Comme à mon habitude, je passe une main dans les cheveux qui retombent négligemment sur mon front et envoie un message à Noah pour m'assurer qu'il passe toujours me chercher. Je le connais, il est tête en l'air, ce petit con.

Quand je descends au rez-de-chaussée, je retrouve mon père et ma mère en pleine discussion. Avant de réaliser que c'est plutôt une dispute.

Lorsqu'ils remarque ma présence, ils se figent et se taisent d'un coup en pivotant vers moi coordonnés, l'air tendus.

— Qu'est ce qui se passe ici ? dis-je suspicieux.

— Rien, rien, bafouille ma mère nerveuse.

Elle détourne le regard, en recoiffant de sa main sa coiffure brune, l'air quelque peu nerveuse. Ils sont étranges...

Mais malgré ma curiosité, je fais abstraction de ce ressenti. En réalité, je m'en fiche complètement. Tout ça c'est leurs problèmes et ils n'ont qu'à les régler seuls. Comme des grands.

Alors, en soupirant, je m'approche de la porte d'entrée et enfile mes chaussures — noires pour changer.

— Bon, j'y vais.

— Et où ça ? demande mon père.

Je fais volte-face, haussant les épaules nonchalamment.

— En soirée.

— Hors de question !

Comme réponse, je lui ris au nez. Qu'est ce qu'il peut être con et ridicule des fois. Je pose ma main sur la poignée de la porte alors que mon père hurle une seconde fois :

— Caleb ! Tu restes ici.

— Je t'emmerde d'accord, dis-je en le dévisageant.

Ma mère reste abasourdie par mes propos car elle m'entend très rarement parler sur ce ton à mon père. D'habitude, ça se passe surtout quand elle n'est pas là. Mais je ne peux plus me contenir face à cet homme qui semble soudainement vouloir reprendre son rôle de père, comme s'il en avait encore le droit.

Ma mère me lance un regard de reproche en croisant les bras.

— Caleb... râle-t-elle.

— Maman... l'imité-je.

Un lourd silence se fait entendre pendant quelques secondes où elle passe son regard de son mari à moi en soupirant.

— Bon... je  me barre.

I would hurt youOù les histoires vivent. Découvrez maintenant