𝐸𝑡 𝑠𝑖 𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑏𝑙𝑒𝑠𝑠𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑣𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒𝑟...
• Quand Celia apprend qu'elle va devoir déménager en Angleterre à cause du travail de ses parents, son monde semble s'écrouler. Elle va devoir quitter son m...
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« I move through the world with the heartbroken » — taylor swift
𓆩ᥫ᭡𓆪
Celia
Je descends dans la cuisine en pyjama.
On est dimanche et ce jour est consacré au repos total, pour ma part. Je n'ai pas cours et j'ai fait tout ce que j'avais à finir pour la semaine. Je suis libre comme l'air.
Maman lève la tête de ses poivrons et me lance ironiquement :
— C'est à cette heure que tu te réveilles ? C'est presque l'heure du goûter.
— Il est que quatorze heure, je me défends en posant mes coudes sur le plan de travail.
Elle rit et me tend une tomate et un couteau.
— Bon, comme tu es là, profite-en pour m'aider.
J'exagère un long soupir pour la taquiner, prends ce qu'elle me tend, et m'assois à la table à manger.
Je commence à faire des rondelles, mais mes mouvements deviennent vite automatiques car mon esprit ne trouve rien de mieux à faire que de se concentrer sur tout autre chose. Je repense à Caleb.
Encore lui...
Hier quand je tentais de m'endormir, j'avais encore le gout de ses lèvres sucrées contre les miennes et la chaleur de son corps pressé au mien. Je n'arrive pas à m'enlever cette image de la tête.
J'ai même failli le rejoindre dans sa chambre pour qu'on remette ça, mais ma fierté m'en a empêchée.
Heureusement, j'ai envie de dire.
Pas impliquée sur ma tomate, le couteau me glisse soudainement des mains et je me coupe un peu le pouce. Je jure en suçant le sang qui coule de mon doigt.
— Ça va ? demande ma mère.
— Ouais, t'inquiète.
Je prends un bout de papier et essuie le liquide qui sort de ma fine plaie.
Voilà ce que c'est de perdre la tête...
— Je veux un verre d'eau, ordonne une voix grave et rauque.
Pas besoin de relever la tête pour comprendre de qui il s'agit, mais je le fais quand même.
Caleb passe la porte de la cuisine, habillé seulement d'un jogging gris. Son torse est lisse et marqué par de beaux abdos. Il me faut un mental d'acier pour détourner les yeux de celui-ci. Ses cheveux sont décoiffés et ses paupières entrouvertes, l'air épuisé.
Il est beaucoup trop... Il est pas mal.
Il s'approche de l'îlot central, alors que ma mère sort une carafe d'eau du frigo et lui en verse dans un verre. Il le prend sans un remerciement et s'adosse aux marbres.