Le jour du mariage arriva, baigné dans une lumière éclatante, mais pour Nicolas, chaque rayon de soleil semblait insupportable.
Le stress et l'anxiété l'envahissaient alors qu'il se préparait dans une pièce ornée de décorations blanches et dorées. Les fleurs fraîches, les rubans scintillants et les arrangements élégants contribuaient à une atmosphère féerique, mais tout cela semblait fade et décoloré aux yeux de Nicolas. Il se regardait dans le miroir, tentant de se rassurer, mais le reflet qui lui renvoyait semblait de plus en plus étranger.La nervosité le saisissait, et il se sentait sur le point de vomir. Chaque instant, chaque détail de la journée lui paraissait une épreuve insurmontable.
Il tentait de se convaincre que tout irait bien, mais les mots de sa mère et la pression de ses parents pesaient lourdement sur ses épaules.
Juste avant la cérémonie, il trouva un moment pour parler en privé avec Jacques, son père. Jacques, debout dans son costume impeccable, regardait son fils avec un mélange de fierté et de froideur.
« Nicolas, » commença Jacques d'une voix mesurée mais chargée de menace implicite,
« je veux que tu te souviennes d'une chose. Ce mariage n'est pas seulement une formalité. C'est une occasion pour toi de te montrer à la hauteur de ce que ta mère et moi attendons de toi. »
Nicolas, les mains tremblantes, chercha à contenir son anxiété.
« Oui, père, je sais. Je veux que tout se passe bien. »
Jacques poursuivit, son regard se faisant plus perçant.
« Et si jamais tu échoues à cela... si tu n'arrives pas à donner satisfaction... je te rappelle que ton très cher ami Jeff n'est pas loin. Je te préviens, si ce mariage tourne mal, tu risques de découvrir que notre famille n'est pas très accommodante envers ceux qui ne respectent pas nos standards.Il y a des gens comme Jeff qui ne devraient pas avoir leur place dans notre monde. Et La police, tu sais, ne mettra jamais la faute sur un blanc pour la disparition d'un noir. Alors fais en sorte que tout soit parfait. »
Le poids des paroles de son père pesa lourdement sur Nicolas. Il hocha la tête, évitant de croiser le regard de Jacques, et s'éloigna en silence, se préparant pour la cérémonie.
La cérémonie débuta, et bien que l'église fût ornée de blanc immaculé, avec des rangées de chaises élégamment décorées et un tapis de fleurs menant à l'autel, tout cela semblait flou et distant pour Nicolas.
Les sourires des invités, les rires polis et les murmures d'admiration se mélangeaient dans un brouillard de déconnexion émotionnelle. Pour lui, chaque élément du décor et chaque rituel semblaient dénués de sens, comme si tout n'était qu'une mise en scène dont il était le spectateur désenchanté.
Lorsque le moment tant attendu arriva, et que Nicolas échangea ses vœux avec Émelie, il ne put s'empêcher de comparer chaque geste, chaque baiser avec les souvenirs de ses moments avec Jeff. Les baisers échangés avec Émelie lui semblaient artificiels, comme une triste imitation de ce qu'il avait vécu avec Jeff.
Chaque baiser était une épreuve, chaque regard échangé avec Émelie un rappel cruel des vérités qu'il avait dû abandonner.
La soirée de réception continua dans un tourbillon de festivités. Les rires et la musique emplissaient l'air, mais Nicolas se sentait de plus en plus isolé.
Les danses, les discours, et les célébrations semblaient irréelles, presque grotesques en contraste avec ses propres sentiments de désespoir et d'aliénation.À chaque fois qu'il surprenait un regard en direction de Jeff, qui se tenait là, dans l'ombre de la réception, une douleur sourde lui rappelait ce qu'il avait perdu. Le contraste entre la fausse joie de la journée et le vide qu'il ressentait en lui-même ne pouvait être plus flagrant.
La nuit se poursuivit, marquée par des rires forcés et des sourires contraints. Les moments intimes avec Émelie, dont les baisers et les étreintes semblaient toujours lui faire écho aux souvenirs des moments partagés avec Jeff, ne faisaient que renforcer le sentiment d'insatisfaction de Nicolas.
La soirée se termina, laissant Nicolas épuisé et désabusé. La grandeur et la splendeur de la journée, conçues pour être un rêve devenu réalité, n'avaient fait que souligner la distance entre la vie qu'il vivait et celle qu'il aurait désirée.
Le mariage, tout en étant un triomphe pour ses parents, était un profond désenchantement pour Nicolas, qui se sentait trahi par ses propres choix et par les attentes imposées.
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Quelques jours après le mariage, Candy se rendit chez son fils et sa nouvelle belle-fille pour une visite. La maison, décorée avec soin par Émelie, était accueillante et chaleureuse, mais pour Candy, il s'agissait simplement d'un cadre pour une conversation qui devait se dérouler comme prévu.
Candy entra avec une expression joviale, et les deux femmes échangèrent des politesses courtoises tout en préparant un petit en-cas. Émelie, désireuse de bien faire, s'affairait à la cuisine pour offrir des rafraîchissements. La conversation entre Candy et Émelie se déroulait dans une atmosphère de superficialité cordiale.
Elles parlaient de la décoration, des projets à venir et de l'avenir , leur ton amical trahissant une subtile insincérité.
« Oh, Émelie, tu as vraiment fait un travail remarquable avec la maison, » complimenta Candy avec un sourire qui semblait presque forcé.
« Tout est si parfait. »
« Merci, Candy. Je voulais que tout soit à votre goût, » répondit Émelie, rayonnante de fierté.
Émelie s'éclipsa un moment pour aller chercher quelques en-cas, laissant Candy seule avec Nicolas, qui était assis dans le salon, les yeux baissés.
« Maman, je... » commença-t-il, mais elle le coupa rapidement.
« Enfin, Nicola, tu es normal ! » dit-elle, un sourire froid sur les lèvres..
« Tu as fait ce qu'il fallait en te mariant avec une femme. »Nicola sentit une vague de nausée monter en lui. Il avait passé des années à se conformer aux attentes de sa famille et de la société, mais chaque mot de sa mère le rendait malade. La culpabilité et le regret le dévoraient de l'intérieur.
« Maman, je... » balbutia-t-il, cherchant les mots pour exprimer son malaise, mais rien ne sortit.
« C'est pour ton bien, Nicola, et pour le nôtre. Tu ne pouvais pas continuer cette... cette folie avec cet homme. »
Le monde de Nicola semblait tourner autour de lui. Il avait sacrifié son amour pour Jeff, et pour quoi ? Pour cette illusion de normalité qui le laissait vide et désespéré.
Pendant que Nicolas se perdait dans ses pensées,Émelie revint avec les en-cas, elle se joignit à eux, et la discussion reprit sur un ton plus léger, comme si l'échange précédent n'avait jamais eu lieu. Mais pour Nicolas, les mots de sa mère résonnaient encore, leur poids lui rappelant la distance croissante entre ses désirs et les attentes familiales.
Candy engagèrent une conversation plus personnelle à propos de l'avenir.« Tu sais, Émelie, maintenant que vous êtes mariés, je suis sûre que Nicolas et toi commencerez à penser à fonder une famille bientôt, » dit Candy avec une froideur sous-jacente dans la voix.
Émelie sourit, visiblement excitée à l'idée.
« Oui, nous en parlons déjà. Nous aimerions avoir des enfants dans un avenir proche. Nicolas est d'accord, bien sûr. »
Candy hocha la tête, son sourire prenant une teinte plus calculée.
« C'est merveilleux. C'est tellement important pour une famille de se perpétuer. Et je suis certaine que tu feras une excellente mère. »
Il y avait une insistance presque calculée dans les mots de Candy, comme si elle tentait de souligner l'importance de cette étape pour valider le choix de son fils. Elle continua, d'une manière qui se voulait encouragée mais qui sonnait plus comme une pression voilée.
« J'espère vraiment que vous commencerez bientôt. Les enfants apportent tellement de joie et de stabilité. Et ça donnera à Nicolas encore plus de raisons de se sentir bien dans cette vie normale qu'il a choisie. Après tout, maintenant qu'il est marié et sur le point de devenir père, il est enfin sur le bon chemin. »
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boxer and his soldier [B×B]
Romance"𝖏𝖊𝖋𝖋,𝖙𝖚 𝖘𝖆𝖎𝖘 𝖖𝖚𝖊 𝖏𝖊 𝖓𝖊 𝖕𝖊𝖚𝖝 𝖕𝖆𝖘 𝖙𝖊 𝖕𝖊𝖗𝖉𝖗𝖊...𝖒𝖆𝖎𝖘 𝖒𝖆 𝖋𝖆𝖒𝖎𝖑𝖑𝖊. 𝕸𝖆 𝖋𝖆𝖒𝖎𝖑𝖑𝖊 ,𝖎𝖑𝖘 𝖓𝖊 𝖈𝖔𝖒𝖕𝖗𝖊𝖓𝖉𝖊𝖗𝖔𝖓𝖙 𝖏𝖆𝖒𝖆𝖎𝖘. 𝖏𝖊 𝖓𝖊 𝖕𝖊𝖚𝖙 𝖕𝖆𝖘 𝖑𝖊𝖘 𝖉𝖊𝖈𝖊𝖛𝖔𝖎𝖗" "𝖖𝖚𝖊 𝖘𝖚𝖎𝖙...