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Nous sommes descendus.
Chaque marche me paraît plus instable que la précédente. Mes jambes tremblent, pas juste un peu non, c'est ce genre de tremblement que je ne contrôle pas, qui part des cuisses et descend jusqu'aux mollets, comme si mon corps essayait de me dire de faire demi-tour.
Mais je continue.
Ma main glisse légèrement sur la rampe froide, mes doigts deviennent moites, presque collants. J'essuie discrètement ma paume contre mon jean, mais ça ne change rien. Ma respiration, elle aussi, commence à se dérégler — plus courte, plus rapide, comme si l'air devenait trop lourd pour mes poumons.
Mais dans quelle merde je me suis mise ?
La pensée me frappe si fort que j'ai presque l'impression qu'elle résonne autour de moi.
Mon cœur cogne violemment contre ma poitrine. Trop vite. Trop fort. À tel point que ça en devient presque douloureux, comme si chaque battement voulait me fissurer de l'intérieur.
Je déglutis difficilement. Ma gorge est sèche. Complètement sèche. Et pourtant...J'avance.
Ma vie était simple.
Putain, elle était simple.
Travailler, faire la fête, coucher avec des mecs sans lendemain, écrire quand j'en avais envie... rien de compliqué. Rien qui me donnait ce genre de sensations. Rien qui me donnait l'impression d'être au bord d'un précipice.J'avais trouvé mon équilibre.Un équilibre froid, peut-être vide parfois... mais sécurisé.
Alors pourquoi mon corps réagit comme ça maintenant ?
Pourquoi cette boule dans mon ventre se resserre à chaque pas, comme un nœud qui se contracte de plus en plus ?
Pourquoi j'ai cette impression bizarre que ma peau est trop sensible, que chaque courant d'air, chaque mouvement me fait frissonner comme si mes nerfs étaient à vif ?
Parce que ce n'est pas juste le danger.
C'est lui. Toujours lui.
Une femme normale aurait fui. Elle aurait senti le piège. Elle aurait écouté cette petite voix dans sa tête qui hurle de partir.
Moi, cette voix... je l'entends.
Mais je l'ignore. Parce qu'il y a quelque chose de plus fort.
Quelque chose qui me tire vers lui, malgré tout.Comme si mon corps ne m'appartenait plus totalement.
Comme si, même en sachant que je devrais fuir, mes pas refusaient d'obéir.
Je suis du métal.Et lui est mon aimant.
Et plus je m'approche... plus je le sens.
C'est physique.Violent.Inévitable.
Une chaleur étrange se diffuse dans ma poitrine, en contradiction totale avec le froid qui me parcourt le dos. Mes doigts picotent légèrement, comme engourdis, et mon souffle se bloque parfois sans prévenir.
Je peux pas me défaire de lui.
Ni de l'effet qu'il a sur moi.
Et le pire... C'est que j'en suis sûre maintenant.Il le sait.Il sait exactement ce qu'il provoque.
Sinon, pourquoi m'avoir laissée venir ici ? Pourquoi ne pas m'avoir arrêtée ? Pourquoi me faire entrer dans un endroit comme celui-là, alors qu'il sait très bien que je ne suis pas faite pour ça?
Ou alors...
Mon estomac se tord violemment. Une vague de nausées remonte jusque dans ma gorge.
Et si je me trompais complètement ?Et si je n'étais rien d'autre qu'un pion ?
Une monnaie d'échange.Une erreur qu'il compte corriger.Mes pensées s'emballent. Trop vite. Trop loin. Des images apparaissent dans ma tête sans que je puisse les contrôler : moi enfermée, moi attachée, moi réduite à rien.
Mon cœur s'emballe encore plus.J'ai presque du mal à respirer maintenant.L'air me manque. Je pose une main contre ma poitrine, comme si ça pouvait calmer ce chaos intérieur. Mais ça ne sert à rien.
Parce que malgré tout ça...Malgré la peur qui me ronge. Malgré mon corps qui me supplie d'arrêter. Je continue d'avancer.
Et ça, c'est sûrement ce qu'il y a de plus terrifiant. Parce qu'au fond... Je crois que même si j'en avais la force... Je ne partirais pas.

Quand j'arrive en bas des marches, je regarde autour de moi, un frisson me parcourt à cause du courant d'air venu du hangar au-dessus tandis que la musique assourdissante me frappe au tympan, je penche pour du rock très kitch pour une mafia. J'observe autour de moi, une salle m'interpelle plus que d'autre mais de où je suis elle est très loin, mais on peut deviner ce qui se trame avec les vitres épaisse et un peu ombrageuses, le genre de costume de cosmonaute des gars qui s'agitent autour de plusieurs tables et tout le matériel du parfait trafic de drogue. Plusieurs voix se font entendre, une partie de poker se fait juste en face de l'escalier il a 2 nanas assis sur les genoux d'un seul mec alors que autour de la table ils sont 4 hommes, chacun porte un genre de tissus autour de l'avant bras de couleurs bleu marine avec des initiales, je l'avais vu seulement sur K dans la voiture mais quand je regarde partout, ici tout le monde l'a sauf les femmes qui sont ici juste pour faire tapisserie ce qui m'horripile ou peut-être pire des objets sexuelle alors ça me fait reculer d'un pas, mais quelqu'un ne me laisse pas continuer et me tiens fermement par la taille.

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⏰ Dernière mise à jour : Mar 31 ⏰

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