Chapitre 7 : Où es-tu ?

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Harry

Le soleil se lève péniblement ce matin. Je ne suis pas de bonne humeur.
Je me tourne dans mon lit, essayant de retrouver le sommeil perdu il y a quelques minutes. Mais je sais déjà que cela ne sert à rien de me forcer.
Je me lève et m'appuie sur les coudes, je cligne plusieurs fois des paupières pour prendre le temps d'immerger de cette nuit agité, encore une.
Car depuis le départ de Niall je ne trouve pas le sommeil, je m'inquiète et me demande où il peut être. Louis, Zayn et Liam ne s'inquiètent pas plus que ça pour le moment, ils disent qu'il reviendra quand il aura compris que nous ne lui voulons que du bien en l'internant.
Mais cela fait aujourd'hui 40 heures précisément qu'il n'est pas rentré et moi je m'inquiète. Niall est fragile et dans Londres, il peut lui arriver n'importe quoi. Je sais bien qu'il n'a plus 9 ans, mais être seul dans une aussi grande ville me fais peur. Même moi je n'ose pas m'aventurer trop longtemps seul dans le centre-ville, par crainte qu'il m'arrive quelque chose : un accident, une bagarre, un enlèvement. Tout peut arriver et les femmes ne sont pas les seules à être des victimes.

Surtout que nous, nous avons été connus et le somme toujours mais pour des raisons obscures, alors on peut facilement avoir une raison de s'en prendre à nous.

Je tourne la tête en direction de ma table de nuit, je fixe mon réveil pour avoir une idée de l'heure : 8h00.

Je me lève avec lassitude et traîne des pieds jusqu'au rez-de-chaussée où Liam et Zayn se trouvent. Ils sont attablés dans la cuisine et une odeur de café moulu me chatouille les narines quand je passe la porte.
Ils regardent la petite télévision accrochée au mur en face de la table ronde rempli de pots de confitures, de pains et paquets de céréales. Je passe ma main dans mes cheveux longs, bien trop longs d'ailleurs, je devrais penser à me les faire couper un de ces jours.

Je m'attable près d'eux et prends un bol vide, je verse du café à l'intérieur et en bois une gorgée brûlante qui coule le long de mon œsophage au fur et à mesure que j'avale. Mes yeux se posent sur le petit écran illuminé dans la pièce, la seule source de bruit mise à part les entrechoquements de la vaisselle.
La télé passait les images d'une chaîne d'information défilant en boucle toute la journée et la nuit. Les journalistes parlaient comme tous les jours de la crise économique, de la politique des états de l'Europe et d'autres informations qui me paraissaient tellement inconnues.

Je pris un donut que Liam avait dû aller chercher à la boulangerie du quartier où je travaillais désormais. Il faisait ce geste tous les matins car c'est toujours lui qui se lève le premier. Dès que Niall sent l'odeur du café monté à l'étage, il se jette dans la cuisine et prend ses 2 donuts avec envies et les dévore sous nos yeux amusés.

Je me remémore cette scène à travers l'écran de télévision, comme hypnotisé, puis je vois défilé devant mes yeux cet instant où Niall franchit la porte sans regret, nous laissant tous subjugués.

Niall me manque, nous n'avons jamais été séparés aussi longtemps depuis la fin du groupe, surtout sans nouvelles. Je m'inquiète et j'aimerais vraiment partir à sa recherche. Il le fallait, même après ce qu'il a fait, même après ce qu'il a dit. Je m'en fou de tous ce qui s'est passé, je veux le prendre dans mes bras, lui dire qu'il n'est pas seul et qu'il ne l'a jamais été. Cette discussion sur le fait de l'interner était vraiment débile, je ne pourrais jamais l'envoyer là-bas, même pour son bien.

Je pense qu'il regrette les choix fait pas le passé, il n'arrive pas à les assumer, il s'en veut énormément. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que moi je m'en veux chaque jour qui passe de ne pas avoir fait quelque chose également ce soir-là. Pourquoi ne pas les avoirs arrêtés, pourquoi ne pas avoir pris le volant. On aurait alors évité le pire. On aurait peut-être continué sur notre lancé, être encore plus vivant que jamais.

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