Chapitre 14 : Panique :

132 11 2
                                        


Louis

Je descends l'escalier en bois qui mène au rez-de-chaussée. Le calme était revenu dans la maison et nous pouvions de nouveau nous détendre.

La nuit était tombée rapidement et la fraîcheur de la soirée commençait à se faire sentir sur nos épaules.

Liam était dans la cuisine, il était aux fourneaux et semblait concentré dans sa tâche. En m'entendant descendre, Harry avait quitté sa place près de Liam pour venir me voir. De délicieuses effluves sortaient de la pièce et j'avais particulièrement hâte de passer à table.

Entouré de son tablier, Harry me barra la route en direction du salon, les mains sur les hanches, il me regarda de toute sa hauteur avec une moue atrocement marrante.

Harry : je peux te demander un service monsieur « j'en fou pas une depuis qu'on est arrivé » ?

Je ne peux m'empêcher de rire un instant face à sa remarque, puis je lève les yeux vers les siens et hoche de la tête en essayant d'être sérieux une seconde.

Harry : il commence à faire froid ici, alors c'est possible que tu ramènes quelques bûches. J'en ai vu traîner derrière la maison toute à l'heure, le père de Niall avait dû les ranger là, la dernière fois qu'il est venu. Ramène en une dizaine pour qu'on puisse chauffer la maison.

La tâche que me demandait d'effectuer Harry ne semblait pas compliquer, de toute façon, je n'ai rien à faire, alors autant ce rendre utile.

Je prend mon manteau dans l'entrée, met mes chaussures et m'engouffre dans la pénombre de la nuit avec une pile électrique trouvé par Harry en farfouillant dans les tiroirs de la cuisine.

Une fois le perron descendu, j'ai prends sur ma droite pour contourner la maison. Ma lampe de poche n'éclaire pas grand-chose, je sens qu'elle va bientôt me lâcher au milieu de nulle part.

En plus de ça, le froid m'engourdissait les mains

Je vais finir en glaçon si je ne me dépêche pas.

Une fois derrière la maison, je vois les gros morceaux de bois coupés inégalement et entassés les uns sur les autres contre le mur du logement.

Un panier en osier à roulette était posé à côté, il devait être utilisé pour transporter les bûches.

Je me met rapidement au travail et attrape un morceau de bois pour le mettre dans le fond du panier. J'en met un, puis deux, un troisième et c'est quand je dépose le quatrième au dessus des autres que mon téléphone se met à sonner.

Seul, derrière la maison et en pleine nuit, la sonnerie me fait sursauter. Je reste silencieux un instant pour me remémorer son emplacement.

Je plonge ma main dans le fond de la poche de mon manteau et en extirpe le petit objet sonore. Sur l'écran, je vois que c'est Eleanor qui m'appelle.

Je roule des yeux : que me veut-elle encore ?

Je finis par décrocher non sans agacement.

Moi : allo ?

Eleanor : bon sang Louis tu es où ?

Moi : pourquoi ?

Je lève les yeux au ciel excédé.

Eleanor : je veux te voir et Loa aussi.

Je me concentre un moment et réfléchit à la date que nous étions, je reconstitue dans mon esprit le calendrier et arrive à la conclusion que ce n'est pas mon tour de garde pour Loa. De plus Eleanor fait tout pour me voir le moins souvent, alors pourquoi soudainement elle à besoin de me voir ? Surtout après ce qu'il s'est passé quand elle à voulut me la confier pour le weekend et que Niall à fait sa violente crise. Elle ne voulait plus me la confier, ce que je comprenais parfaitement.

My world DestroyerOù les histoires vivent. Découvrez maintenant