Jour 7
Ludo arborait un peignoir à l'effigie des Frelons de Wimbourne, son ancienne équipe de Quidditch. Ses chaussettes dépareillées traînaient sur la table basse de Mona. Pour couronner le tout, il sirotait une bouteille de bièraubeurre tout en parcourant le journal.
— Alors ? Quels sont tes projets ? lança Mona en s'efforçant de rester neutre face à ce spectacle désolant.
— Tu m'as invité à la réunion de crise de tout à l'heure, répondit Ludo. J'ai bien l'intention d'y participer.
— Et après ? Tes projets à long terme ?
— Échapper aux gobelins.
Il n'en dit pas davantage, au grand désespoir de Mona.
— Tu vas où ? demanda-t-il quand Mona rassembla ses affaires.
— Aider un ami à retrouver une vieille propriété.
La réponse sembla l'indifférer complètement. Il replongea dans sa lecture et Mona sortit sans comprendre comment elle parviendrait à se débarrasser de lui.
Square Grimmaurd. Mona rejoignit un grand chien noir et se laissa guider vers le numéro 12, dissimulé par magie. Les sortilèges avaient perdu de leur puissance ; seuls les Moldus ne pouvaient plus distinguer la maison. Ils gravirent les marches du perron et s'immobilisèrent devant la porte noire. La poignée d'argent en forme de serpent saillait. Ni boîte aux lettres ni trou de serrure n'étaient visibles. Mona dégaina sa baguette et tapota le battant. Après une succession de cliquetis métalliques, la porte s'ouvrit en grinçant. Ils pénétrèrent tous deux dans l'obscurité la plus totale et Mona brandit sa baguette, sondant la bâtisse à la recherche de présences vivantes.
— Un elfe de maison... constata Mona. À peine perceptible.
— Kreattur, précisa Sirius qui reprenait forme humaine. Il y a des lampes à gaz...
Mona leva de nouveau sa baguette et alluma les lampes qui projetèrent une lueur tremblante et fantomatique sur le papier peint à moitié décollé et les tapis élimés d'un long hall lugubre. Du lustre aux portraits accrochés aux murs, tout disparaissait sous la poussière.
— Ton elfe de maison doit être souffrant, observa Mona. Nous ferions mieux de le trouver.
— Ça m'étonnerait. C'est ma demeure et il me déteste. Il n'a aucune raison d'entretenir cette maison.
Ils progressèrent lentement, scrutant chaque recoin sombre.
— Qu'est-ce que tu fais là, traître ! Abomination ! Honte de ma chair et de mon sang ! hurla une voix.
Mona pivota, baguette brandie.
— Ce n'est rien, dit Sirius. C'est ma mère.
Mona observa le tableau dans lequel se dressait la vieille femme coiffée d'un chapeau noir. Elle reconnut effectivement Walburga Black qui continuait de vociférer contre son fils, ignorant royalement Mona. Sirius tenta de décrocher le tableau, sans succès. Lasse, Mona finit par détacher un rideau qui masquait une porte pour le fixer au-dessus du portrait. Avec peine, Sirius et Mona parvinrent à refermer le tissu rongé par les mites.
— Une Moon qui a donné naissance à une bâtarde ! Tu me ramènes la honte de sa famille ! vociféra le portrait.
— Tu vois, elle te remarque finalement.
— Sa bâtarde est aussi la mienne, grommela Sirius alors qu'il venait de refermer le rideau.
— J'espère qu'elle n'a rien entendu.
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Un jour, Mona Moon sera une rebelle
FanfictionElle n'est pas super canon, pas ultra drôle, pas très spirituelle et sans aucune ambition. Sa famille est un peu toxique, ses amours à proscrire, ses amitiés interdites et sa chouette inadaptée. Pourtant, vous allez l' adorer. Notes de l'autrice : B...
