( atsumu × sakusa)

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La lumière tamisée d’un appartement modeste contrastait avec l’énergie débordante d’Atsumu qui gesticulait dans tous les sens, une console de jeu dans les mains. Sakusa était assis tranquillement sur le canapé, les jambes croisées, un coussin sur les genoux. Son regard oscillait entre l’écran de télévision et le blond surexcité qui s’agitait devant lui.

"Tu vois ça, Kiyoomi ? Je vais battre ton record, t’as aucune chance !" s’exclama Atsumu en martelant les boutons de sa manette. 
Sakusa haussa un sourcil, un léger soupir s’échappant de ses lèvres. "Tu dis ça depuis vingt minutes et pourtant, t’es toujours derrière moi au classement." 
"Ça, c’est parce que le jeu est truqué !" rétorqua Atsumu en se retournant brièvement pour lui lancer un regard accusateur.

Sakusa ne répondit pas, se contentant de le fixer avec une expression neutre, bien que le coin de ses lèvres semblait trahir un sourire amusé. Il prit une gorgée de thé posé sur la table basse, savourant le calme relatif avant qu’Atsumu ne crie à nouveau, cette fois pour exprimer sa frustration face à un obstacle dans le jeu.

"Kiyoomi, arrête de boire ton thé comme si t’étais au-dessus de tout ça !" lança Atsumu, ses yeux fixés sur l’écran. 
"Mais je suis au-dessus de tout ça," répondit Sakusa d’un ton sec, posant délicatement sa tasse. 

Atsumu se redressa, abandonnant sa partie pour pointer un doigt accusateur vers lui. "Tu te crois trop cool juste parce que tu gagnes à un jeu vidéo, hein ?" 
"Non, Atsumu. Je suis juste cool, tout court," déclara Sakusa avec un sérieux désarmant.

Le blond éclata de rire, frappant légèrement Sakusa sur l’épaule avant de se laisser tomber sur le canapé à côté de lui. "T’es insupportable, tu le sais ça ?" 
Sakusa le fixa calmement, ses yeux brillants d’une lueur malicieuse. "Et pourtant, tu continues de m’inviter." 
"Parce que je suis sympa !" répliqua Atsumu en croisant les bras, faussement vexé.

Un silence confortable s’installa entre eux, seulement interrompu par le bruit léger du jeu qui continuait en arrière-plan. Atsumu attrapa un des coussins et le posa sur ses genoux, ses doigts jouant distraitement avec la couture. 
"T’sais, ça fait du bien, ces soirées," murmura-t-il soudainement, son ton plus calme. "Pas de pression, juste toi et moi."

Sakusa tourna la tête vers lui, surpris par le sérieux de sa voix. "C’est toi qui dis ça ? L’homme qui ne sait pas rester tranquille plus de cinq minutes ?" 
"Hey, j’peux être tranquille quand j’veux !" protesta Atsumu, mais il évita le regard de Sakusa, un léger sourire gêné aux lèvres. 

Sakusa soupira doucement avant de répondre. "Je sais. Moi aussi, j’apprécie ces moments. C’est… reposant." 
"Reposant ?" Atsumu haussa un sourcil, amusé. "C’est pas un peu ennuyeux, ça ?" 
"Non," répondit Sakusa sans hésitation. "Ça me change de tout le chaos habituel. Et, étrangement, avec toi, ça ne l’est jamais vraiment."

Atsumu resta silencieux un instant, son sourire s’élargissant doucement. Il se redressa légèrement, posant un coude sur le dossier du canapé pour fixer Sakusa. "Tu sais, Kiyoomi, t’es vachement plus doux que t’en as l’air." 
Sakusa détourna les yeux, un léger rouge colorant ses joues. "Arrête de dire des bêtises." 
"Mais c’est vrai !" insista Atsumu, un rire léger s’échappant de sa gorge.

Sakusa roula des yeux mais ne put empêcher un petit sourire de percer. Il se pencha pour récupérer sa tasse de thé, la portant à ses lèvres. "C’est toi qui me rends doux. Peut-être." 
Atsumu ouvrit grand les yeux, feignant d’être choqué. "Attends, c’est un compliment, ça ?" 
"Ne t’y habitue pas," répondit Sakusa avec son calme habituel.

Atsumu éclata de rire, un rire clair et sincère qui résonna dans l’appartement. Il attrapa un des coussins et le lança doucement sur Sakusa. 
"Trop tard, je vais m’en souvenir toute ma vie !" 

Sakusa le regarda avec une expression exaspérée, mais le sourire discret sur son visage trahissait ses véritables pensées. 
"Tu es insupportable." 
"Et toi, t’es coincé avec moi," répliqua Atsumu en lui faisant un clin d’œil.

La soirée continua dans cette même énergie légère, entre provocations, rires et une complicité silencieuse qui n’avait besoin d’aucune explication.

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