19 - Cœruleum

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Le cœruleum est un bleu céleste lumineux, légèrement turquoise, qui tire son nom du latin caeruleus, signifiant "bleu du ciel" ou "bleu de la mer"

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Le cœruleum est un bleu céleste lumineux, légèrement turquoise, qui tire son nom du latin caeruleus, signifiant "bleu du ciel" ou "bleu de la mer".

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PDV Jungkook

Le blanc est symbole de pureté.
Chez les loups, il est signe de royauté, de dominance.

De férocité.

Je m'éveille en sursaut, pris d'une étrange chaleur qui me consume de l'intérieur.

La fleur.

Je la sens s'épanouir sur ma peau, marquant ma chair de son empreinte brûlante. Le vent glacial s'infiltre sous mes couvertures, s'insinue contre mon corps et m'arrache un frisson. Seokjin, plongé dans un profond sommeil, n'en perçoit rien.

— Prépare-toi.

Je le sais. Je le sens. L'heure est venue.
La lune trône au zénith, offrant son éclat argenté au monde endormi.
Les conditions sont réunies.

Une voix m'appelle. Une voix qui ne m'appartient pas, mais qui vibre en moi comme un écho ancien, un murmure venu d'un autre temps.

Je me lève. Ma robe de chambre glisse de mes épaules et s'abandonne au sol. Pieds nus, je traverse les couloirs silencieux, jusqu'aux bassins d'eau claire où je me plonge sans hésitation.

L'odeur d'amande douce s'imprègne à ma peau. Un rituel immuable. Je dois être pur avant d'en ressortir.

Sans frissonner.

Près du feu grésillant, une tenue m'attend. Je ne l'avais point laissée là. Était-elle apparue d'elle-même ?

Je revêts la robe blanche, fluide et légère, qui effleure le sol à chacun de mes mouvements. D'un geste assuré, j'attache mes cheveux haut sur ma tête afin qu'ils ne me gênent point.

Un dernier regard en arrière.
Seokjin dort encore, inconscient de ce qui se joue en cette nuit fatidique.

Puis, je m'en vais.

La cérémonie a déjà commencé.

Je sais que l'on m'observe.
Des regards percent l'ombre et me glacent le sang.

Je ressens la peur s'infiltrer en moi, se mêler à l'adrénaline qui court dans mes veines.

À Andrésys, en de telles périodes où mon corps devient un appel muet à la procréation, je demeure cloîtré.

Si mon odeur est masquée, la fleur, elle, est bien visible. Et quiconque pourrait chercher à me réclamer.

Je m'arrête aux pieds de l'arbre sacré.
La barrière protectrice s'achève ici.

— Le feu n'a point sa place en ces bois. La lune seule te guidera.

La voix. Encore.

Je baisse les yeux vers la torche que je tiens encore. Dois-je la laisser ?

ABYSS [TAEKOOK]Des histoires addictives. Découvrez maintenant