53 - Émerveillement

950 129 88
                                        

Émerveillement – Pour une surprise teintée de beauté ou de grâce

Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.

Émerveillement – Pour une surprise teintée de beauté ou de grâce.

**

PDV Extérieur

— Mes salutations les plus sincères, gente dame.

Keeho s'inclina avec la gravité d'un prince déjà fort instruit, saluant une princesse de passage, venue, elle aussi, faire ses adieux à la cour d'Andrésys.

— Oh ! mais quel noble enfant !, répondit-elle en feignant la douceur. C'est à moi de m'incliner, car vous êtes déjà bien plus grand que nous tous.

Il releva les yeux, et dans ce regard d'adulte poli, trop poli, il reconnut quelque chose d'ancien. Quelque chose qu'on ne lui avait pas encore appris à nommer, mais que son cœur d'enfant sut reconnaître.

Le mépris.

Elle souriait, mais la froideur de ses yeux parlait plus fort que ses mots. Et Keeho, frêle héritier d'un royaume puissant, sentit l'instinct lui souffler de fuir. Il fit un pas, puis un autre, pour s'éloigner de cette noblesse teintée d'hypocrisie.

Mais sa fuite fut freinée.

Elle le saisit au poignet. Un geste sec, trop ferme, indigne d'un enfant. Ses doigts s'enfoncèrent dans la peau délicate de Keeho.
Il voulut appeler, hurler, mais les mots se brisèrent dans sa gorge.

— Lâchez-moi s'il vous plaît..., dit-il d'une voix tremblante, étouffée par la peur.

— Tu as tant de chance..., murmura-t-elle, le ton doucereux, cruel, être né si près de deux souverains invincibles. Mais désormais, petit prince, tu vas—

— Vous pouvez lâcher mon fils, tout de suite !

Une voix s'éleva, claire, impérieuse, et la dame pâlit.

Taehyung. Le roi des loups.

Elle relâcha l'enfant, reculant d'un pas comme si sa main s'était brûlée. Elle tenta vainement d'arranger la chemise qu'elle avait froissée, feignant le repentir.

— Papa !

Keeho courut dans les bras de son père, et ce dernier l'enveloppa avec force et tendresse. Le portant contre lui.

— Expliquez-moi donc, madame, pourquoi mon fils pleure, dit le roi d'un ton glacial, car s'il est une chose qui m'irrite au plus haut point, c'est de le voir ainsi.

Les gardes de la dame baissèrent les yeux. Aucun ne souhaitait affronter le roi d'Onérys. Son nom seul faisait frémir les cieux.

Et déjà, les pas des autres souverains se faisaient entendre dans le corridor, attirés par les larmes de l'enfant et le tumulte.

ABYSS [TAEKOOK]Des histoires addictives. Découvrez maintenant