L'évolution a bouleversé l'humanité. Les hommes ne sont plus les mêmes : certains possèdent des capacités étranges, limitées par leur groupe d'appartenance, tandis que d'autres ont développé des pouvoirs qu'ils apprennent à maîtriser.
« On naît tous...
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Dessein – Peut être employé pour parler d'un plan ou d'une intention stratégique.
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⚠️ double-update : y'a un chap avant
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PDV Jungkook
– Grimpe.
Il a cessé de me donner du « vous » sans crier gare.
Nous avons dîné, bu l'infusion. À présent, mes paupières s'alourdissent et la torpeur m'étreint. Ma fièvre, elle, revient insidieusement. Les venins de ses crocs ne me laissent guère de répit.
La marque s'embrase.
Il s'abaisse quelque peu, et j'appréhende soudain ce que cela signifie. Veut-il me porter ?
Las d'attendre, il s'accroupit et me saisit sans autre forme de procès. Mes bras s'accrochent d'instinct à son cou, et mes jambes s'enroulent autour de sa taille.
A-t-il compris ? Ou bien est-ce le rituel qui nous dicte ses lois ? Ce besoin irrépressible de me tapir dans son cou ne me quitte point.
Mon visage s'y niche. Il marche, et je ne puis que goûter l'instant. Tapie contre lui, je guette le moment où il achèvera l'ascension des marches.
Lorsqu'enfin nous atteignons ses appartements, il me dépose sur la couche, puis rabat sur moi les draps de lin. Mon regard demeure rivé au sien.
Et la crainte me saisit... La crainte de le voir autrement. Comme plus qu'un roi intransigeant.
Il pivote, tend la main. Certaines chandelles s'éteignent, d'autres s'embrasent, baignant la pièce d'une lueur vacillante et feutrée.
D'un geste mesuré, il défait sa chemise de nuit, ne conservant que son pantalon, avant de glisser sous la couverture, sur la droite du lit.
La distance.
Il ferme les yeux. Le silence s'étire. J'ondule doucement, tâchant de ne point troubler son repos.
– Viens.
Sa voix fend l'obscurité, me fait tressaillir. Mais il a compris.
Alors, je m'approche. Ses paupières restent closes, mais sa main tendue vers moi scelle l'invitation.
Je m'avance, prudemment. Sitôt m'a-t-il saisi qu'il m'attire à lui, sa paume enserrant ma hanche.
Ma tempe repose contre son cou, et sa chaleur m'enveloppe d'un bien-être inédit, d'une sûreté oubliée.
Bientôt, le sommeil m'engloutit tout entier.
Le premier repos véritable que je connaisse en ce château.