L'évolution a bouleversé l'humanité. Les hommes ne sont plus les mêmes : certains possèdent des capacités étranges, limitées par leur groupe d'appartenance, tandis que d'autres ont développé des pouvoirs qu'ils apprennent à maîtriser.
« On naît tous...
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Affanage – (XVIe siècle) Action de rendre une affection manifeste, de la proclamer ouvertement.
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PDV Jungkook
Nous avions eu besoin de plus. Ainsi, mon seigneur, Taehyung, m'avait porté jusqu'à notre couche, son souffle chaud effleurant ma nuque.
— Une fête avec mon peuple...
À peine eût-il le temps de prononcer ces mots que je l'interrompis, mes doigts s'égarant sur sa peau. Ce roi, mon roi, avait délaissé ses devoirs pour s'adonner à des plaisirs plus charnels. Quel homme.
— Tu devais répondre aux doléances du peuple, et te voilà nu dans ton lit, en ma compagnie.
— Comme si cela te déplaisait...
Il scella ses paroles d'un baiser, ses lèvres ardentes capturant les miennes. Mes bras s'enroulèrent autour de son cou, son être s'imbriquant contre le mien, tentation irrésistible. Pourtant, je tentai de ne point céder, point encore. Pas une seconde fois.
— Tu sais que tu devrais prendre garde ?
— À quoi donc ?
Il se détacha de mes lèvres pour plonger son regard dans le mien, comme si mes mots contenaient un secret qu'il ne saurait déchiffrer.
— Ma nappe s'échappe, mon corps appelle le tien en cette période... Et si ton fluide s'égarait en ce sanctuaire, j'aurais un héritier avant même que nous ayons goûté aux plaisirs d'un accouplement désiré.
Presque aussitôt, il s'écarta légèrement, tenant son sexe comme s'il pouvait ainsi conjurer ce destin. Un rire cristallin s'échappa de ma gorge.
Ce roi, craint de tous, n'avait rien d'un tyran. Il n'était qu'un enfant façonné à la dureté du trône, se contraignant à l'impitoyable posture de souverain. Mais je sais, moi, ce qu'il en est.
— Les fruits de ton plaisir s'étalent sur mon ventre, veux-tu bien nous laver ?
Sans un mot, il se leva. Mes prunelles ne purent se détourner de la perfection de son corps qui se mouvait dans la pièce. Lorsqu'il revint, deux tissus en main, l'un humide et l'autre sec, il paraissait légèrement troublé.
— La nuit précédant l'accouplement... nous ne devrons point dormir ensemble.
Sa main se crispa sur mon ventre à mes mots.
— En temps réel, tu m'aurais demandé ma main. Nous nous serions unis plusieurs lunes après la bénédiction de mon père, et cette nuit-là seulement, nous aurions été isolés dans les tours sacrées, réservées au rite de l'accouplement. Mais la vérité est tout autre. Ma mère m'a confié que les amants promis ne doivent point partager leur couche avant l'union. Il faut croire que nous avons rompu l'ordre des traditions... Je n'aurais jamais dû me donner à toi, même partiellement, avant d'être tien aux yeux du monde.