L'évolution a bouleversé l'humanité. Les hommes ne sont plus les mêmes : certains possèdent des capacités étranges, limitées par leur groupe d'appartenance, tandis que d'autres ont développé des pouvoirs qu'ils apprennent à maîtriser.
« On naît tous...
Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.
Prééminence – mot noble pour désigner ce qui doit primer, entre amour, famille, et devoir.
**
PDV Jungkook
— As-tu le ventre vide, mon cœur ?
— Nenni, mais je désire ardemment demeurer blotti en tes bras, appa.
Je lui adressai un sourire attendri. Le sommeil, ce soir encore, ne parvenait à l'emporter. Nous étions éveillés alors même que la nuit venait à peine de tendre son voile sur le ciel d'encre.
— Et comment se déroulent les journées à l'école du village ?
Il m'offrit un doux sourire, ravi que je m'enquière de ses aventures.
— Kimiko se montre fort aimable envers moi.
Je haussai un sourcil, curieux qu'il ne cite qu'un seul nom alors qu'à l'ordinaire, je le savais fort entouré. Il semblait que cet enfant tenait une place toute particulière à ses yeux.
— Serait-ce donc la fillette du boulanger du village ?
— Oui, elle m'offre souvent des gâteaux ... surtout à moi.
Était-ce son cœur ou bien son appétit qui parlait ?
— Et elle me dessine de jolis tableaux.
À ces mots, il bondit prestement et se mit à fouiller dans une armoire de bois. Il en tira quelques feuillets tissés, ornés de scènes naïves représentant deux enfants à l'allure joyeuse.
— Voici Kimiko... et là, c'est moi, regarde, appa, elle a même dessiné un petit chien.
Ainsi donc, ce n'était point seulement son estomac qui l'attachait à elle. Cette enfant était une véritable amie, peut-être plus encore.
— Vous êtes ravissants... Viens ici, mon trésor.
Je l'attirai contre moi. Il était temps de lui faire part d'un sujet.
— Bientôt, je devrai regagner Andrésys pour me présenter devant mon peuple. L'école, la distance... je ne pourrai...
Je n'eus point le loisir d'achever ma phrase. Déjà, il s'élançait sur mes genoux, enfouissant son visage dans le creux de mon cou.
— Non ! Keeho viendra avec toi, je t'en supplie...
— Mais je reviendrai, mon ange. Si ton père consent à m'unir à lui, je reviendrai, je te le jure.
— Je t'épouserai. Toi, et nul autre. Il n'a jamais été question d'une autre. Je n'ai point daigné lire ces décrets, je me suis fié aux paroles des gardes qui les transmettaient. Je n'ai point souhaité salir notre lien en en faisant étalage devant nos hôtes. Je n'ai fait que rapporter les faits, sans y prêter réelle importance. Toi, Keeho, et l'enfant que tu portes en ton sein... vous êtes tout ce que j'ai de plus cher. Comment peux-tu seulement imaginer que je puisse m'unir à une autre âme que la tienne ?