14. Sadisme

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Pdv Harry :
C'est quoi ce truc ? Ça fait un mètre de haut et autant de long. Ça a des écailles noires, deux cornes et des ailes. Ça ressemble à un dragon, certes, mais vous avez déjà vu un dragon qui ne crache pas de feu, qui ne sait pas voler et qui fait un putain de mètre ?

Je commence à battre des ailes pour les essayer et je me mets à décoller. Rectification, vous avez déjà vu un dragon qui ne crache pas de feu et qui fait UN mètre ? Je sens alors dans ma poitrine un chatouillement et, dans le miroir, une lumière verte germe dans ma gorge. Lorsque j'ouvre la gueule, un long jet de flammes noires en sort. Bon, certes, je fais plus crédible comme dragon, mais je fais UN MèTrE. Ma colère passée, je relève ma truffe vers la Lune déjà haute dans le ciel.

J'essaye tant bien que mal de rassembler mes affaires dans un sac, mais, à mon plus grand malheur, les pattes de dragon ne sont pas très habiles. Je tiens enfin la poche entre mes griffes et décolle vers mon hôtel. J'arrive dans le secteur du bâtiment et me retransforme dans une ruelle sous les yeux ébahis d'un ivrogne affalé là.

Je rentre dans l'hôtel et monte à ma chambre. Elle est grande et dans un style arabe blanc et doré, je ne prends même pas le temps de plus regarder la pièce et me contente d'ouvrir une fenêtre pour laisser entrer Charon et m'affaler sur le lit. J'ai juste le temps de sentir Apophis s'enrouler autour de moi avant de plonger dans un profond sommeil.

Éllipse - Fin de l'été

Je me réveille dans les draps sombres de mon lit et sors de la chambre en me dirigeant vers la petite salle à manger. Il ne reste plus que cinq jours avant la rentrée et mes courses ne sont toujours pas faites. Je suis rentré il y a deux semaines et mes employés ont fait du bon travail. Là, dans la grande pièce haute de plafond, m'attendent tous mes cadres. Ils viennent me faire le récapitulatif de la veille et me soumettent aussi leurs demandes ou celles de leurs sous-traitants.
Ce matin, il n'y a rien à déclarer. Mon majordome, Raziel, me lit mes quelques lettres importantes. Une, en provenance de Gringotts, m'informant de la forte augmentation de mes bénéfices après un placement de dix mille galions dans une forge naine, une autre venant de Poudlard : ma lettre de fournitures. Toujours en retard, ces idiots. Je me lève du haut siège, ma robe de chambre en satin noir épouse les mouvements de mon corps quasiment dénudé. Je grimpe dans ma chambre et m'habille d'un costume noir simple, appelle Raziel et le prévient qu'il doit m'accompagner au Chemin de Traverse.
Nous partons sur les coups de dix heures. Nous nous dirigeons en premier vers la librairie où est rassemblée une gigantesque foule. Au centre, mon ''frère''. Il pose avec un grand homme blond au sourire trop blanc et à l'air idiot. Je passe sur le côté de l'estrade pour rejoindre le vendeur à l'étage. Hélas, mon jumeaux me vit. Il se tourna vers son voisin en me désignant. Celui-ci s'approcha de moi et commença à m'interpeller :
- Je ne pensais pas que tu aurais le TOUPET de te montrer ici alors que vous avez dépossédé monsieur Potter de tous ses biens.
Je me tourne vers mon ''frère'', le visage neutre, tandis que Raziel partait acheter mes quelques livres demandés.
- Vous avez entendu cela, cher frère ? Vous avez beaucoup de toupet de vous montrer ici.
Je me tourne vers l'homme.
- Je suis heureux que quelqu'un soit de mon avis, Monsieur ?
- Lockhart, mais n'essaye pas de détourner mes propos. C'est vous que je critique.
- Dans ce cas, pourquoi avoir utilisé le mauvais nom de famille ? Car si je ne m'abuse, mon frère ne s'appelle pas Potter mais Evans-Potter.

Je vis la tête de l'homme se décomposer. Je tourne les talons et rejoins mon majordome qui m'attendait patiemment à l'entrée du magasin.
Il me fallait ensuite rejoindre le magasin de matériel de potion, ayant cassé une de mes fioles en cristal à cause de mon frère.
Pour acheter ma papeterie, je me dirige, comme l'année passée, vers le magasin : Aux Plumes d'Amamuenis. Je rachète notamment un set de plumes d'excellente qualité.
Soudain, des cris de terreur retentissent dans toute la rue. Des ombres noires se déplaçaient dans le ciel et s'écrasaient sur le sol, laissant derrière elles une forme humaine, toute de noir vêtue, dont le masque aux reflets d'argent ou d'or reflétait les rayons dispersés du soleil matinal. Le tenancier de l'échoppe commença à s'égosiller, attirant automatiquement l'attention des Death Eaters, car s'en étaient.
Ils défoncèrent la porte qui vola en éclats tranchants. Raziel se mit devant moi pour me protéger, et le malchanceux marchand se prit un éclat dans l'œil, ce dernier explosant, répandant son sang carmin sur le sol. Les yeux du vampire virèrent au rouge quand il sentit l'odeur ferrugineuse du liquide vital. Je le regarde dans les yeux et lui demande de protéger le commerçant. Il détourna les yeux des hommes en noir et emporta le malheureux dans un lieu plus sécurisé.

Mon regard revint vers les agresseurs. Le premier homme était grand et large d'épaules, il se tenait mal et avait l'air benêt. Le second, lui, je le reconnus rien qu'à sa démarche si caractéristique. Le premier m'interpella :
- Tu devrais te dépêcher de retourner dans les jupes de ta mère, gamin. Il serait dommage d'abîmer un si beau visage.
Sa voix était rauque et remplie d'une envie bien trop présente. Je me tourne vers le second homme.
- Rassurez-moi, Lord Malefoy, cet idiot ne fait pas partie du premier cercle ?
L'interpellé n'eut pas l'air surpris que je connaisse son identité et me répondit d'un ton neutre :
- J'ose espérer vous rassurer en vous disant qu'il n'est qu'un pion parmi d'autres.
Le premier regarda son compagnon et grogna avec hargne.
- Es-tu fou de dévoiler ta véritable identité ? Que se passera-t-il s'il te livre ?
Malfoy se tourna vers son vis-à-vis, le regarda longuement, se détourna et sortit du commerce sans un regard pour son compatriote. Ce dernier se tourna vers moi, pensant probablement que son partenaire s'était absenté pour le laisser faire parler ses sombres pulsions. C'était tout le contraire, car il avait été abandonné entre mes mains. Je le regardai et sortis un couteau parfaitement aiguisé que j'envoyai se ficher dans le mur à quelques centimètres de son oreille. Son corps se figea et il se tourna vers moi. Je lui souris du sourire le plus dérangeant et sadique que je possédais. Je m'approche de lui avec une démarche féline et, d'une magnifique figure aérienne, lui plantai un couteau dans l'épaule. Il cria, un mélange de douleur et de surprise. Les coups s'enchaînent et je finis par avoir pitié de lui et sortis ma baguette, la levai et prononçai le sort : Endoloris.

Le corps de l'homme se tordit dans un angle impossible, ses cris furent longs et rauques, remplis de douleur, de désespoir et de terreur. À la fin, son cri se brisa et il s'effondra, ce qui restait de son âme quittant son corps. Je sortis de l'échoppe un doux sourire aux lèvres. Dehors, Lord Malefoy attendait, au travers de son masque je voyais ses yeux. Ils étaient pleins de surprise mais surtout de peur. Il s'approcha de moi.

''- Lord Potter, il vous faut quitter cet endroit au plus vite.

- Pourquoi ? J'ai pour but de rencontrer votre maître, alors pensez-vous que je vais m'enfuir ?''

Il me regarda surpris, puis je vis son regard glisser derrière moi et ce que je vis dans son regard ne me laissa aucun doute sur la personne derrière moi.

Je dis d'un ton doux mais ferme :

''- Professeur.''

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Coucou tout le monde. Pour le dragon, j'ai fait une petite blague en espérant que cela vous ait plu.
1331 mots.

Dark SoulOù les histoires vivent. Découvrez maintenant