Je pris les documents avec une certaine méfiance, feuilletant rapidement les premières pages. Tout semblait en ordre... du moins en apparence.
— De quoi s'agit-il exactement ? demandai-je en levant un sourcil.
Carl esquissa un sourire, croisant les bras.
— Un simple contrat d'embauche. Il officialise ton poste et t'assure un salaire plus que confortable.
— Et si je refuse de signer ?
Son sourire s'élargit, mais ses yeux, eux, s'assombrirent légèrement.
— Pourquoi refuserais-tu ? C'est une opportunité en or, Tania.
Son ton était calme, presque trop. Mon instinct me hurlait de lire entre les lignes, mais l'aura envoûtante de cet homme compliquait ma réflexion. Je jetai un coup d'œil à Diana, qui se tenait toujours debout à quelques mètres de nous, bras croisés, le regard perçant.
— Puis-je... lire tout en détail avant de signer ? demandai-je prudemment.
Carl haussa les épaules, comme si ma question était superflue.
— Bien sûr. Mais je doute que tu trouves quoi que ce soit d'alarmant.
Je pris une profonde inspiration et plongeai dans les termes du contrat. Tout semblait normal : horaires, rémunération, clause de confidentialité... Rien d'inhabituel, sauf...
— Carl, c'est quoi cette section sur la "discrétion absolue" ?
Il tapota l'accoudoir de son fauteuil d'un air pensif.
— Rien d'exceptionnel. Juste une garantie que tout ce qui se passe dans cet établissement ne sorte pas d'ici.
Je fronçai les sourcils.
— Si c'est un simple bar, pourquoi aurais-je besoin d'une telle clause ?
Diana et Gigi échangèrent un regard furtif, mais Carl ne se démonta pas.
— Parce que nous avons une clientèle exclusive. Des personnes influentes qui tiennent à leur anonymat. C'est une simple mesure de protection.
Mon regard se posa à nouveau sur le contrat. Quelque chose clochait. Mais avant que je ne puisse poser d'autres questions, un bruit sourd résonna dans le couloir.
Francisco se redressa aussitôt, se dirigeant vers la porte d'un pas vif. Carl, lui, garda son calme, mais son regard devint glacial.
— Il est de retour, murmura Gigi.
Avant que je ne puisse demander de qui il parlait, la porte s'ouvrit violemment.
Un homme entra, traînant derrière lui une grande malle noire. Son costume était froissé, sa chemise tachée de rouge.
Du sang. Mon cœur se figea.
— La chose est là, annonça-t-il d'une voix rauque.
Carl se leva lentement, balayant la pièce du regard avant de se tourner vers moi.
— Tania, je crois qu'il est temps que tu comprennes réellement où tu as mis les pieds.
Un silence pesant s'abattit sur la pièce tandis que l'homme en costume déposait la mallette sur le bureau de Carl. Ses doigts étaient encore tachés de sang séché, mais personne ne semblait y prêter attention.
Carl resta immobile un instant, puis, d'un geste mesuré, il fit sauter les verrous de la mallette. Le claquement du métal résonna dans la pièce comme un coup de feu.
Je m'attendais à tout... sauf à ça.
À l'intérieur, pas d'argent, pas d'armes, pas d'objet étrange ou surnaturel. Juste des documents. Des dossiers épais, reliés avec une précision maniaque.
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Tout pour l'argent
RomanceTania, une jeune fille née dans l'un des quartiers les plus réputés d'Espagne, ne vit que pour l'argent. Son avenir ? Elle s'en moque, tant que sa vie est rythmée par le luxe et l'excitation. Mais pour obtenir la richesse dont elle rêve, un prix doi...
