[Arc 5] Le sang des Eaj'Aswaad

15 0 0
                                        

Un cœur rouge tenu par un gant blanc. Il bat normalement, de manière naturelle…

 Il bat normalement, de manière naturelle…

Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.

Enrile: Je reviens.

Ce furent les premiers mots que Enrile prononça à sa femme, Sirine Eaj'Aswaad. Mais dans un certain malheur, ce furent aussi les derniers. Entendre la voix de son mari dans un accoutrement aussi étrange, avec un regard plein de haine, tout cela lui a fait un choc. Et cette phrase "je reviens" signifiait aussi qu'il partait sans explication. Pour la première fois, elle ne reconnaissait plus son mari. Dès que les premiers journaux sur les massacres de la mort sans sourire sont arrivés dans son village, elle a immédiatement reconnu Enrile sur les photos. Elle était folle de rage envers celui qu'elle avait épousé.

Sirine: C'EST LUI !! L'HOMME DERRIÈRE CETTE TENUE NOIRE C'EST ENRILE !!

Sirine hurlait cette vérité à ses enfants et à la famille Atongo qui avaient du mal à croire ce que l'égyptienne racontait. Mais Sirine ne voulait pas qu'on la croit, elle connait la vérité et cela lui suffit pour vouloir s'en aller loin de l'Égypte et de ne plus jamais revoir Enrile.

Sirine: RACHID, ROSE !!! On s'en va, dépêchez-vous !!

Rachid: Mais maman, je suis sûr que ce n'est pas pap-

Sirine: TU PRENDS SA DÉFENSE ??? TU TRAHIS TA PROPRE MÈRE C'EST ÇA ?

Rachid: Mais non maman, arrête de crier s'il te plaît. Je te dis juste que papa n'aurait pas p-

Sirine s'avance vers Rachid avec le regard noir de rage, et une fois assez près, elle lève la main sur lui pour le frapper !!! Heureusement pour le jeune garçon, la femme de Nikola est intervenue à temps pour empêcher Sirine de le faire en la réprimandant.

Sirine: Bien, tout le monde se ligue contre moi, c'est ça ??? Tu vas trahir ta mère toi aussi Rose !?

La fille d'Enrile était tétanisée, elle n'osait pas dire le moindre mot. C'est ce silence qui va lui coûter de ne pas rester avec son frère. Sa mère l'amènera de force avec elle en la tirant par le bras, la séparant à jamais de Rachid et de son village. Les deux égyptiennes ont pris le premier vol pour la Tunisie et s'y sont installée. Chaque mois qui passait, chaque massacre commis par Enrile renforçant encore plus la haine de Sirine qui en devenait complément folle. Elle se grattait la tête de stress, grinçait des dents et avait toujours le regard mauvais et les yeux grands ouvert. Elle répétait sans cesse à sa fille que Enrile a ruiné leur vie et que lui ainsi sa descendance ne méritaient que le mort. Cette idée a été répété si souvent et de manière si violente, que Rose Eaj'Aswaad a finis par céder à la folie de sa mère et elle prononçait le même discours de haine à sa propre fille qu'elle aura des années plus tard. Elle se nomme Esha Eaj'Aswaad. Sirine a insisté pour garder ce nom, car lorsque les Eaj'Aswaad du côté de Enrile seront tous morts, c'est son côté qui sera le véridique et celui avec "de vraies valeurs". La pauvre Esha a reçu la même éducation que sa mère, à base de coups et de crise de folie haineuse envers Enrile et sa descendance. Sirine étant toujours en vie à ce moment-là, elle participait d'elle-même à ce processus horrible qui a eu raison de Esha. Ce cercle de haine ne s'arrêtera pas à la petite fille de Sirine, bien au contraire, l'arrivée de la fille de Esha signera l'espoir d'une femme qui va enfin les venger. Cette enfant portera un nom similaire à celle qui a commencé cette quête de vengeance. Son nom est : Sérine Eaj'Aswaad. Une arabe du sourire aux cheveux noir et blond et dont les pupilles sans iris sont violettes. Sirine étant décédée quelque temps avant sa naissance, Rose et Esha, sa mère, ont vu en elle une réincarnation. La pauvre Sérine a subi un traitement horrible, des coups sur tout le corps, des injures et un train de vie porche de la torture, tout cela pour un homme qu'elle ne connaissait même pas, "Enrile Eaj'Aswaad". Elle se fera malheureusement à l'idée que les Eaj'Aswaad sont ceux qui ont ruiné leur vie et que c'est à cause d'eux qu'elle soit subir tout ça. Sa haine envers eux finira par prendre place dans son cœur comme ce fut le cas pour sa grand-mère et sa mère. Le stress constant à rendu ses cheveux blancs et fragile. Elle dormait peu et ne mangeait pas énormément, expliquant ses cernes et sa silhouette fine. Ce qui était étonnant chez elle, c'est que même si elle n'avait que douze ans et que son corps était dans un état lamentable, elle résistait assez bien au coup. Esha sentait même de la force dans les maigres bras de sa fille lorsquelle se défendait de ses coups. Ce quotidien de douleur et de stress était insoutenable pour Sérine qui a décidé de fuir de la maison en pleine nuit. Elle se mit à courir avec son sourire naturel à travers toute la ville pour ne plus jamais revoir sa famille d'origine. Son corps étrangement robuste lui a permis de parcourir une grande distance qu'un adulte en bonne santé aurait été incapable de traverser. Mais malheureusement, son calvaire le suivra même dans la fuite. Un groupe terroriste l'a kidnappé lorsqu'elle dormait dehors dans une ville de Tunisie. N'ayant personne pour la rechercher, il n'était pas possible de réclamer une rançon. Les hommes qui l'ont capturé ont donc décidé de l'entraîner à l'armée, d'après eux, elle pourra toujours servir de chair à canon, "et si elle peut tuer deux trois personnes en même temps ça serait pratique". Elle a subi un entraînement militaire rude et insoutenable pour un enfant. Elle était très peu nourrie et maltraitée physiquement ainsi que moralement. Les violences subies, la peur de mourir à chaque seconde, son corps qui hurle la douleur et qui refuse de lâcher, tout cela amènera Sérine à ne plus parler du tout. Elle se renferma dans le mutisme, car si elle n'entend pas sa voix, elle oubliera qu'elle est toujours en vie et la douleur sera plus supportable. Le groupe terroriste lui a remis le strict minimum pour s'habiller, à savoir un pantalon militaire et un gilet pare-balle défectueux. Elle devait placer des bandages sur son ventre pour le couvrir. Cela dit, même si son traitement était horrible, Sérine n'avait aucun mal à manier les armes à feu et les armes blanches. Alors qu'elle n'en avait jamais touché, c'est comme si son corps était fait pour utiliser ces armes mortelles. Elle a participé à de nombreuses opérations, et à survécu à chacune d'entre elle. L'enfant qui devait servir de bouclier humain était l'élément le plus doué de toute l'organisation. Et un an après, lorsque Sérine venait de passer l'âge de 13 ans, la tunisienne du sourire passait le balai dans un local de l'organisation avec cinq hommes. Ils riaient fort et fumaient tout en humiliant Sérine. L'un d'entre eux à même jeté son mégot sur les cheveux blanc de la pauvre enfant. À ce moment-là, Sérine regardait les hommes rire et se moquer d'elle. Pour la première fois depuis qu'elle subit des persécutions de la part d'autre humain, le sentiment qu'elle ressentait au fond d'elle n'était pas la tristesse, mais la colère. Et soudainement, elle a senti tout son corps se chauffer, comme s'il n'attendait qu'une seule pensée pour passer à l'action. Tenant son manche à balai dans la main et regardant les hommes qui la maltraitent, Sérine n'a eu qu'une envie en tête : les tuer. À la seconde même ou cette envie a traversé son esprit, ses pupilles se sont rapetissé tel un prédateur et tous les muscles de son corps se sont contacté.

EstaqueOù les histoires vivent. Découvrez maintenant