(Média: Give me love par Ed Sheeran)
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Nos lèvent s'entrechoquent a bon plus grand bonheur ! Bien que je n'osais l'avouer à qui que ce soit et même à moi-même, j'attendais ce moment depuis longtemps. Mon cœur rate un battement puis s'accélère. Je souris contre ses lèvres douces et charnues. Je passe mes bras autour du cou de Mathieu, pendant que celui-ci me pince la hanche. Une de mes mains prend naturellement place dans sa chevelure douce et soyeuse. Le baiser, qui était timide, devient un peu brutal. Des frissons parcours mon corps et mon ventre se tord, et, les papillons dans mon ventre s'envolèrent. Nos lèvres bougent en un rythme harmonieux, me faisant traverser mille et une sensations. Je ressens tous les sentiments, jusque-là encore inconnu à travers notre baiser. Mais c'est avec regret que je décolle mes lèvres à cause de mon manque de souffle. Je pose mon front contre le siens et ferme les yeux, essayant de retrouver une respiration normal.
Je ne suis pas amoureuse de lui, je n'irais pas jusque-là. J'ai seulement quelques sentiments clairs à son égard, bien que la pluspart des choses que je ressente pour lui reste confuse. Je me mets à sourire et un petit rire nerveux m'échappe. Que va-t-il se passer maintenant ? Le stress commence petit à petit à prendre possession de mon corps. Mon sourire se fana petit à petit. Je relève la tête puis ouvre les yeux, croisant directement le regard de Mathieu. Celui- ci me regard fixement avec un sourire éblouissant. Il pose sa main sur ma joue et m'attire de nouveau dans une étreinte. Ma respiration se coupe, mes muscles se crispent, attirant l'attention de Mathieu. Il me demande avec un regard remplit d'inquiétude si je vais bien. J'hoche rapidement la tête en bafouillant des excuses. Je me dégage violement de ces bras, alors qu'il me dévisage sans faire un geste pour me retenir. Je me lève rapidement, je détourne le regard de ces yeux bleus en rougissant. Je bafouille de nouveau quelque chose d'incompréhensible et tourne les talons. Je commence à marcher rapidement vers la sortie du lycée, normalement, nous pouvons sortir. Je me mets à courir lorsque j'entends des pas derrière moi. Mathieu m'appelle mais je ne dis rien, je me contente de courir encore plus vite, ne lui adressant pas le moindre regard. Je le fuis.
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Je ne sais toujours pas ce qu'il m'a pris. C'est totalement débile et puérile d'avoir fui pour un simple baiser. Mais le stress a pris le dessus sur tout le reste. Je ne savais pas quoi faire, suite à notre petit baiser, je ne savais pas ce qui allait se passer. Alors j'ai fuis. Ce n'est pas vraiment une excuse. Mais je n'ai jamais eu de petit-ami, les seules fois où j'ai embrassé quelqu'un c'était au collège, pour rire avec mon meilleur ami de l'époque. Tout le monde a toujours trouvé ça étrange que je ne sois jamais sortie avec quelqu'un. Je n'en ai jamais vraiment ressenti le besoin, je n'en ai jamais eu envie. Puis, j'avais cette barrière invisible. J'avais l'impression que j'allais trahir quelqu'un en sortant avec un garçon. Ce qui est totalement stupide.
Mathieu, Mathieu, Mathieu. Je ne pense qu'à lui, jour et nuit, sans m'arrêter. Il faut que cela change. Je veux arrêter de penser à lui. Il ne faut surtout pas que je m'attache trop à lui. Le baiser que nous avons échangé était une erreur, sûrement la plus grosse de toute ma vie. Il faut que je me le sorte de la tête. Je crois que je vais devenir complètement folle sinon. Je me lève paresseusement de mon lit, je sors de ma chambre et descend au rez-de-chaussée. Je
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croise en même temps mes frères dans le salon, puis c'est avec surprise que je vois ma mère dans la cuisine. Je suis vraiment surprise de la voir ici, à cette heure, d'habitude, elle n'est jamais là, tout comme mon père. Je le leur reprochais d'ailleurs souvent, avant. Ils me répondaient toujours qu'ils font ça pour nous, pour subvenir aux besoins financiers de notre famille. Mais ce n'est pas vrai. Avant elle, ils ne travaillaient pas comme ça et nous avions déjà assez d'argent pour vivre. Nous en avons assez maintenant. Je sais qu'ils travaillent énormément pour l'oublier. Mais, en voulant l'oublier elle, ils nous oublient nous !
Il ne faut plus que j'y pense, ou je vais encore pleurer, et faire des choses que je vais encore regretter. Je me dépêche de m'habille chaudement avant de partir discrètement dehors. Mais je ne fus pas assez discrète parce que ma mère arrive en courant vers moi les yeux écarquiller.
_ Où comptais-tu aller ? Me demande-t-elle sèchement en tapant du pied.
_ Pas de panique je vais juste me balader deux minutes, j'ai besoins de prendre l'air. Soupirais-je.
_ Tu sais très bien ce que j'en pense.
_ Maman... Je ne vais pas partir, je reviens dans quelques minutes. _ Bien, exceptionnellement, mais reviens avant qu'il fasse nuit.
Un petit sourire apparaît sur mes lèvres. Je claque un bisou sur sa joue et m'empresse de quitter la maison avant qu'elle ne change d'avis. Je claque la porte et frissonne à cause du froid. C'est sûr que je ne vais pas rester bien longtemps dehors. Je frotte mes mains ensembles pour les réchauffer avant de les enfoncer dans mes poches. Je cache mon nez dans mon écharpe et me dirige doucement vers la forêt. Je ne sais pas si c'est une très bonne idée mais j'ai vraiment envie d'y aller. Je m'engouffre dans la forêt terrifiante mais attirante pour les aventuriers. Je commence à marcher, faisant craquer la neige et les branches, faisant fuir les animaux. Sans que je m'en rende compte, je pars dans mes pensées, je pars dans un autre monde. Je pense à tellement de choses en même temps que je m'embrouille le cerveau. Entre Mathieu, le baiser échangé, tous les commentaires faits à notre sujet, à mes récentes pensées, à Maeva... Mon moral est retombé à zéro. Je me frotte la tête, pensant puis commence à tous. Ce qui me réveille de ma transe et me sors de toutes ces pensées obscures. A force d'avancer tête baissée, je n'avais même pas remarqué que la nuit était tombée. Je soupir d'agacement et murmure des mots incompréhensibles. Je prends mon téléphone, allume la lampe torche et éclaire autour de moi. Tout ce ressemble. En même temps à quoi je m'attendais ? Nous sommes dans une forêt en pleine montagne c'est normal que tout ce ressemble. Je pousse un soupir de découragement envoyant qu'il n'y a pas de réseau ici. Je regarde de nouveau autour de moi et repère une ombre plus claire que les autres. Je plisse les yeux pour mieux voir puis dirige d'une main tremblante l'appareil vers cette ombre. Je ne vois pratiquement rien, sauf une grosse masse de poils couleurs chocolat avec des taches blanches. Je ne sais pas du tout ce que c'est, et ça me fait bien peur. J'ai un très mauvais pressentiment.
La masse, qui est d'ailleurs assez volumineuse, s'avance de plus en plus vers moi. Jusqu'à ce que je découvre avec terreur que cette chose, n'est autre qu'un loup. Mais je remarque assez vite que ce loup est un peu trop grand pour être normal. Il fait presque ma taille, ce qui est assez terrifiant. Il est en position d'attaque, babines retroussé, montrant ces crocs, les oreilles plaquées sur la tête, il est prêt à me bondir dessus. Je tremble, de froid et de peur, je ne sais pas quoi faire, je suis terrorisée. Courir ? Non, il me rattraperait. J'ai peur. Le loup me tourne autour, comme si j'étais sa proie. Puis, il s'arrête et me saute dessus. Je ferme les yeux, en serrant les points et en criant. Tout devient soudainement noir autour de moi, je tombe dans le néant.
Chapitre Réécrit, 560 mots à 1300
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L'Alpha et moi T1
مستذئبTome 1 et 2 terminé Pour Camille, une simple humaine, les créatures fantastiques n'étaient que des mythes imaginaires sans importance. Pourtant, après avoir rencontré Mathieu, sa vie se retrouve totalement à bouleverser par des phénomènes étranges...
