Twenty-one

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(Maintenant, les points de vues seront entièrement sur ceux d'Avery, j'arrêterai donc de mentionner son nom à chaque début de chapitre. Bonne lecture xx)

(Already gone - Sleeping at last)
Les larmes coulaient à flot sur mes joues. Les souvenirs ne cessaient pas de me remonter à la tête. Jouant en boucle dans ma tête, me hantant les pensées. C'était affreux. C'est affreux de voir quelqu'un que nous apprécions mourir sous nos yeux. Quand je l'ai vu baigner dans l'eau rougeâtre de la douche, je me suis mise à pleurer, à hurler. J'avais beaucoup de difficulté à gérer ma panique. J'avais le gout de vomir, de me réveiller de ce cauchemar pitoyable. C'était impossible, c'était la triste réalité. Il mourrait sous mes yeux. J'ai l'impression que depuis cette mésaventure , j'ai perdu la notion du temps à quel point cela m'a boulversé. Je ne sais pas quel jour nous sommes, je ne sais pas si j'avais cours aujourd'hui ou si j'avais congé. J'ai pensé qu'à lui, qu'à aller le rejoindre pour savoir comment il va. Je crois que je me rappèlerai toujours de la phrase que Maura m'a dit. Ça m'a tellement blessé.

"              Je descendis les escaliers rapidement quand j'entendis une porte claquer à l'étage inférieur. Je vis le regard affolé de Maura qui me regardait d'un regard incertain, troublé.

- Je... Niall, dis-je en pleurant, ayant la gorge trop nouée pour articuler une phrase concrète.

Elle accouru jusqu'à la salle de bain et je pus l'entendre paniquer.          "

Je ressentais mon coeur se briser à cela. J'ai toujours l'impression de revenir à ce moment précis.

"           - Pourquoi est-ce que vous ne l'avez pas envoyé à l'hôpital? demandais-je en le regardant inconscient, enfin je l'espère, sur son lit, ses blessures soignées.

- Je ne peux pas te le dire, il te le dira, soupira-t-elle regardant aussi son fils, les larmes aux yeux.

Je me surpris moi même en prenant la main de Niall dans la mienne. Espérais-je qu'ainsi il allait revenir de ce monde. Les larmes coulèrent sur mes joues en atterrissant sur mes jambes vêtues d'un jeans noir.

- Avez-vous peur qu'il ne reprenne pas conscience?

- Ce n'est pas la première fois qu'il fait ça, répond-t-elle, tristement et faiblement.       "

J'étouffai mes sanglots avec ma couverture. Depuis qu'elle a prononcé cette phrase, je ne peux pas empêcher l'idée, comme quoi qu'il a déjà essayé de se suicider par ma faute, me errer l'esprit. Je suis simplement affreuse comme être. Je camouflai mon visage dans mon oreiller et soupirai. J'ai peur que pendant la nuit, sa mère m'appelle pour me dire qu'il est mort, qu'il a quitté ce monde, qu'il nous a tous quitté. Qu'il m'a quitté. Les larmes coulèrent à flot à cette pensés et je remerciai le fait que ma grand-mère ne soit pas la cette nuit. Il m'a déjà parlé de ses pensés. Celle comme quoi que si il quittait ce monde, tout le monde allait s'en ficher. Cela me faisait mal qu'il pense comme ça. Je tiens à lui, énormément.

" - Tu sais, le jour où que nous étions sur le terrain de soccer. Le jour où lequel tu m'avais dit que du n'avais pas peur de la mort, que cela ne t'effrayais pas. Est-ce que c'était vrai? demandai-je, en regardant Niall qui était allongé dans la même position que moi : sur son lit, sur mon dos.

Je me tournai, me couchant sur le ventre et releva ma tête et une partie de mon buste à l'aide de mes avant-bras. Je le fixai et il en faisait ainsi. Son regard bleu que j'aime tant. Que j'aime tant m'y perdre à quel point il est profond. Je pus voir une lueur sur ses yeux, il allait bientôt pleurer. Pour le soutenir, je pris sa main dans la mienne et la serrai. Il ferma les yeux et resserrant sa poigne sur ma main. C'est tellement triste de le voir comme ça. Il est un être exceptionnel et je ne l'avais jamais remarqué avant ce travail en histoire. Il ne mérite pas de souffrir. Je ne me le pardonnerai jamais de l'avoir fait souffrir pendant ces longues années. Je ne sais pas comment j'ai fais pour ne pas remarqué qu'il était déjà brisé de l'intérieur. Il était blessé à l'intérieur et moi je le blessais à l'extérieur. Il devait être blessé de partout, détruit. Les larmes me vinrent aussi aux yeux et pour ne pas qu'il me voit, je m'approchai de lui et déposa ma main sur son torse couvert d'un lainage bleu foncé. Je l'étreignis et mis ma tête dans son cou, tous en gardant sa main dans la mienne.

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