9. Gone Girls

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Ding!
J'arrive!

Je regardai impatiemment l'écran de mon téléphone. Une minute après avoir envoyé mon premier texto, l'écran s'alluma enfin. Un appel entrant! Je fis glissai mon doigt et répondis immédiatement.

-Je vais le buter, Rain. Peu importe ce qui s'est passé, je vais lui défoncer la gueule à ce connard!
-Écoute-moi deux secondes d'accord!
-Qu'est-ce qui s'est passé pour qu'il t'embrasse?! Comment ça ce fait qu'il était avec toi cette putain de tête de gland!
-Adam! Écoute-moi pour l'amour de Dieu! Je vais tout t'expliquer!
-Comment tu veux que je me calme quand l'ex de ma copine vient d'embrasser ma copine!? Si tu voulais que je t'écoutes t'avait qu'à m'appeler avant de m'envoyer ce texto! Il respira bruyamment à l'autre bout du fil, se calmant un peu. Je savais pertinemment qu'il devait tourner comme un lion en cage et qu'aussitôt que je raccrocherais, il chercherait un moyen de trouver Caleb, mais je le laissai faire. Explique maintenant, que je comprenne.
-Je cherchais un activité à faire parce Rain était chez une amie quand il est arrivé et m'a dit qu'il voulait me parler. J'ai résister puis finalement je voulais la paix alors j'ai accepté. Il était là à déblatérer tous ses torts et ses erreurs puis il m'a dit qu'il m'aimait encore..
-PUTAIN! l'entendis-je crier dans l'appareil, mais je continuai tout de même.
-Je lui ai dis que je ne voulais plus rien savoir de lui et que je ne l'aimais plus, parce que je t'aime toi, Adam, okay? Et puis il m'a embrassé! Je l'ai repoussé et lui ai crier de partir puis je t'ai appelé.

J'entendais sa respiration saccadé. Au bout d'un moment, il parla.
-bébé?
-Oui? J'suis tel..lement.. Tell-tellement dé-désolé! Dis-je entrecoupé de sanglot que je ne pouvais retenir.
-Tu pleures? Rain? Pleure-pas. S'il te plaît, dis-moi pourquoi tu pleures!

Comment pouvait-il passé de tellement furieux, criant au téléphone, à inquiet, me suppliant de ne pas pleurer en murmurant au téléphone? Étrangement, je l'aimais encore plus à ce moment.

-Je-je... t'aime tellement! Je-je.. suis dé-désolée! Dé-désolée...
-Princesse, pleures pas. S'il te plaît. désolé d'avoir crier après toi, c'est juste que tout ça me dépasse. Je suis ici, à une heure et demi de toi, me faisant les pires scénarios possibles dans ma tête, tandis qu'il en a un encore pire qui vient tout juste de se passer à une heure et demi de mon salon.... J'aimerais tellement pouvoir être avec toi au lieu de ce... J'aimerais tellement te voir en ce moment, pouvoir te consoler pour que tu arrêtes de pleurer à m'en fendre le coeur. Je t'aime...

J'arrêtai de pleurer un peu, du moins les sanglots avaient cessé et quelques larmes s'échappaient encore parfois mais ça allait mieux. Je m'étais remise en marche vers le motel pour pouvoir aller faire mes valises et partir d'ici.

-Je t'aime, répondis-je.
-Je dois te laisser mais rappelle-moi plus tard okay?
-Okay.

J'attendis qu'il eut raccroché avant de fermer l'appel à mon tour. J'arrivai à la chambre et ramassai toutes nos choses. J'ouvris les valises et les déposai toutes les deux sur le lit. Je ramassai nos vêtements trainant par terre et les mit dans la valises, tous comme nos brosses à cheveux, nos charges de téléphones et autres. Alors que je fermais la deuxième valise, la porte de la chambre s'ouvrit sur Medhi. Elle m'arrêta dans mon élan et me prit dans ses bras, m'installant sur le lit. Je lui racontai tout, même la conversation téléphonique.

***
PDV CALEB

J'avais dépassé les limites, je le sais. J'avais essayé de lui présenter mes excuses et j'avais fait encore pire que les fois précédente- mise à part l'affaire de mon père. Mais encore une fois, elle m'avait repoussé, cette fois-ci pour de bon, et cela faisait mal. Elle avait tellement changé! Ça devait être à cause de ce connard d'Adam. Ce putain de délinquant schizophrène ou presque. Il avait des problèmes ce gars, parlait tout seul, flippant à toujours écrire comme s'il était en train de faire un exorcisme! Tout ça était de sa faute! En rentrant, j'irais lui dire deux mots, à ce fou.

À l'attendant, je me rendis devant la porte de la chambre de Rain et sa copine. La 4. Je ne savais même pas ce que je faisais la mais cela devait faire deux heures que j'étais partie, la laissant seule sur le trottoir et je voulais m'assurer qu'elle allait bien. Stupide je suis, je sais. Je toquai deux coups et j'entendis des pas puis la porte s'ouvrit. Une femme de la quarantaine ouvrit.
-Bonjour, je peux vous aider? demanda-t-elle.

-heu... Il y avait des filles ici et.. j'ai du me tromper de porte, marmonnai-je, confus.
-Deux jeunes filles? Une brune et une rousse?
-oui?
-Je les ai vu partir il y a environs quarante-cinq minutes. Par chance! il n'y avait plus de chambre libre et elles ont libéré une chambre parfaite pour moi! Rigola la femme. Désolé mais je dois y aller, bonne soirée!

Et elle me ferma la porte au nez.

Sous un ciel enneigéOù les histoires vivent. Découvrez maintenant