Chapitre 7

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Ça y est on y est. Voici le long et ennuyant monologue intérieur du personnage principal. Ici en l'occurrence, moi. Toujours allongée dans mon lit, je laissais mes pensées vagabonder dans tout les recoins de ma tête.

A la base, je détestais Josh parce que je l'aimais. Ouais, complexe.

Parfois, j'essayais de trouver d'autres raisons pour le détester, surtout en ce moment où ma haine avait l'air d'être remise en question.

Je me disais que Josh, c'était quand même souvent le prénom du connard de base dans les fictions. Vous savez ce mec super populaire, beau, riche, aimé de tous, qui couche n'importe où, avec n'importe qui (ou quoi, ça dépend du point de vue).

Ça donnait un coup à mon ego de me dire que j'avais moi même était ce n'importe qui.

C'est censé être le mec qui prétend être méchant mais qui en tombant amoureux va dévoiler petit à petit son côté doux et délicat.

Et bien, ce n'est pas le cas ici. Chez moi, un connard est un connard, une connasse est une connasse, et ce n'est pas des papillons dans le ventre, et un cœur qui bat à la chamade qui va changer ça.

Pour en revenir à Josh, ses parents ont parfaitement choisis son prénom à sa naissance, comme s'ils avaient deviné juste à sa tête que ce mec allait être un connard. Ou bien, c'est parce qu'il s'appelait Josh qu'il était devenu ce qu'il était. Une autre question existentielle de ma vie.

Il savait ce qu'il valait. Grand, je dirais qu'il tapait dans le 1m80, baraqué, une gueule d'ange, mais pourtant, il n'était pas le capitaine de l'équipe de football américain, et il ne sortait pas avec la capitaine des cheerleader. Non, lui c'était la petite star américaine célibataire, qui en profitait à fond. Parfois un peu trop. Enfin, il faisait ce qu'il voulait.

Dis comme ça, j'avais en effet de très nombreuses raisons de détester ce mec, mais malheureusement pour moi, je ne m'étais jamais totalement remise de notre histoire. Parce que Josh était Josh, et que j'étais irrémédiablement attiré par lui.

N'allez pas vous imaginez n'importe quoi. Je le détestais encore. Mais je savais que cette haine n'était qu'une couverture, et que le jour où elle tomberai, mon confortable petit quotidien allait prendre un sacré coup, brisant mes habitudes et ma petite personne au passage.

La question était : Étais-je assez gentille pour détruire cette carapace que j'avais mis tant de temps à construire et à renforcer, pour que monsieur puisse poser ses fesses sur un nuage aux côtés du grand monsieur barbu ?

Non, pas le père Noël, l'autre.

La réponse était vraisemblablement non. Je n'en avais aucune envie.

C'est ici que le dilemme se posait. Je ne voulais pas briser ma carapace et le laisser partir. Mais cela signifiait que j'allais devoir le supporter, tout les jours. Tout le temps. Je devais choisir entre être brisée, peut-être momentanément, ou être soûlée jusqu'à la fin de mes jours. Sympathique.


J'entendis la porte claquer. Alice était de retour. Je me levais de mon lit, traînant des pieds et descendis l'accueillir. Je la pris dans mes bras, et elle me serra fort contre elle, réveillant la douleur dans mon épaule. Putain, je me suis pas loupée. Je grimaçais, et me dégageais en affichant un sourire éclatant.



- Hey ! Comment ça va ?

- Ça va. Merci de t'en inquiéter ma belle.

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