39. Nos adieux

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  Hôpital de Ste Mangouste
Vingt-deux heures moins le quart.
Chambre sept cent cinquante

Drago était assis sur une chaise aux côtés du lit d'Hermione. Il n'avait pas bougé de cette chaise depuis deux jours, sauf évidemment pour aller voir si ses enfants se portaient bien. Ils étaient chez les Potter. Les Potter avec qui il s'entendait magnifiquement bien. Dans cette réalité alternative, Harry et Hermione savaient depuis toujours qu'ils étaient frères et soeur même si à la mort de leurs parents respectif l'un avait été adopter pas les Granger et que l'autre avait été recueillie par les Dudley.

La mère d'Hermione avait créé une potion de folie. Pour une raison qu'il ignorait, toutes les personnes ayant croisé sa vie dans la réalité étaient présentes dans ses souvenirs, mais différemment. Il ne comprenait pas comment cela pouvait être possible, mais il trouvait ça hallucinant. Cependant, cela n'avait pas duré. Il était vite revenu à l'hôpital afin d'être aux côtés d'Hermione lorsqu'elle se réveillerait, mais elle était encore endormie. Ce n'était pas l'envie de pleurer qui lui manquait. Il était dévasté.

Drago avait encore les images de la maison dans laquelle habitaient les Potter, elle était délabrée et plutôt petite mais vivable. Des sortilèges de protection protégeaient et gardaient la maison cachée. Ce n'est que lorsque Drago se rendit chez Harry et Ginny qu'il comprit que sa demeure à lui aussi était aussi protéger et cacher par les mêmes sortilèges de protection. Il apprit par la suite qu'Hermione et lui sortait habituellement sous la forme d'autres grâce au polynectar. Puisque Drao n'était pas vraiment lui-même dans cette vie, idem pour Granger les deux amants ne savaient en aucun cas qu'ils ne pouvaient se rendre sur leur lieu de travail sous leur véritable apparence. C'est ainsi que Lucius les avait retrouvés.

C'était risqué de se retrouver ici à Ste Mangouste sous sa vraie apparence, c'est pourquoi il n'était plus blond au yeux bleu mais bruns au yeux noir. Hermione n'avait pu bénéficier de polynectar, elle était inconsciente. Lui faire boire du polynectar était trop dangereux mais il ne pouvait pas prendre le risque de rester ici.

À vingt heures tapante, Malefoy se leva de sa chaise et extirpa le gros sac à dos qu'il avait préparait, de sous le lit d'Hermione. Il débrancha les infusions de potions qui étaient branchées au bras de sa femme. Il enfila le sac à dos et il souleva Hermione afin de la prendre dans ses bras. Toute la journée d'y hier, il avait observé les horaires d'aller et retour des infirmiers. Il allait ce soir profiter de la fin des visites pour sortir Hermione d'ici.

Il entrouvrit la porte de la chambre afin de vérifier si la voie était libre, mais au moment même une infirmière passa juste devant eux. Drago eut le temps de refermer la porte avant que la dame ne voie quoi que ce soit. Son cœur se mit immédiatement à battre, si son plan échouait. Il allait devoir, improviser et improviser signifiait ne pas savoir comment le pétrin dans lequel il se serait fourré finirait.

Deuxième tentative, il entrouvrit la porte de la chambre et cette fois-ci, il n'y avait personne. Les couloirs étaient peu éclairés, mais il pouvait voir où il mettait ses pieds. Tout était silencieux, beaucoup trop silencieux. Il ne s'attendait pas à ce que les couloirs soit en réalité aussi vide. Cependant, il avançait toujours avec prudence. Il descendit les escaliers des deux étages jusqu'au rez-de-chaussée. Il ne lui restait plus qu'à tourner sur sa droite et la porte d'entrée de l'hôpital serait juste là devant lui. Il avait prévu de courir devant l'accueil et une fois dehors de transplanter, ça ne laisserait pas le temps aux infirmiers de faire quoi que ce soit, mais lorsqu'il tourna sur sa droite, il vu tout ce qu'il ne voulait pas voir.

Il y avait du sang sur les murs. La marque des ténèbres dessinée au rouge sang au sol. Une vieille dame suspendue par le coup au lustre du plafond, lui transperçant la trachée. Hermione prit une énorme respiration comme ci, elle venait de sortir d'une long moment d'apnée, les yeux grands ouverts.

Double identité [Dramione]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant